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Grave situation sanitaire, grippe porcine

Avant les élections que les Kirchner ont perdues, mais ça vous le savez, le chiffre donné par le gouvernement des malades atteints de grippe porcine était de 1587. Ils avaient généré 45 morts.
On vient de nous annoncer officiellement qu’en fait le nombre de personnes infectées dépasse les 100.000. Le nombre exact de morts reste encore caché.
Pas le moment de choisir l’Argentine pour prendre ses vacances.

Arrêtons les dalaï-lamentations s’il vous plaît

C’est vrai quoi, bien placé entre Nixon et Kissinger dans la liste des prix nobélisés pour la paix, voilà que le saigneur des anneaux (je l’ai toujours en travers de la gorge) lui remet la médaille de la ville de Paris.
Pour autant que le Tibet fut un jour indépendant, ce qui ne fut presque jamais le cas dans sa longue histoire, il avait une certaine autonomie pendant laquelle en 14 réincarnations notre saint homme a construit une société harmonieuse, tolérante, pleine d’amour et de compassion nous dit-on.
Je me gausse !
Les hautes castes avaient droit de vie et de mort sur les castes inférieures, les châtiments corporels (mutilations, énucléations, tortures) étaient inscrits dans le Code pénal, le servage et l’esclavage était pratique courante, 5 % de la population possédait 95% des richesses…
On arrête ?
Non, non, en 1950 la mortalité infantile était de 50 pour mile et le taux d’analphabétisme de 90%.
On ne va pas revenir sur l’histoire des religions qui n’a jamais servi qu’à autre chose qu’à maintenir l’insupportable injustice sociale de nos sociétés. Touche pas à son cul ! c’est ma femme, touche pas ! c’est ma terre, touche pas ! c’est mon blé.
Et si tu crèves la gueule ouverte c’est par la volonté de Dieu et dans ce cas bien précis c’est parce que dans ta précédente vie tu t’es conduit comme un salopard.
Il faut toujours ajouter de la culpabilité à la misère d’autrui, cela la rend plus supportable.
Et notre Louis XVI Tibétain de prendre la poudre d’escampette vers l’Inde qui sous la pression des États-Unis et contre la promesse d’une aide matérielle et intellectuelle pour fabriquer leur bombe atomique dut accepter à contrecœur l’Établissement d’un gouvernement en exil.
Et comme ils ont en plus le sens de l’humour il appelèrent leur première bombe : Smiling Buddha.
Maintenant, j’dis ça, j’dis rien. Notre théocrate se serait transformé en démocrate, en chantre de de la tolérance et de l’humanisme laïc.
C’est quand même incroyable de voir tous ces despotes en exil, il n’y a pas d’exception, vanter les premières choses qu’ils supprimeraient si on leur redonnait le pouvoir.

Voile : Obama désavoue des millions de Musulmanes

À lire en entier.
Voile : Obama désavoue des millions de Musulmanes
[…]Vous n’avez, il est vrai, donné aucune leçon. Vous n’avez pas non plus présenté une opinion, un souhait qui vous serait propre. Reprenant sur ce point la tradition de vos prédécesseurs vous avez simplement, tranquillement, avec l’assurance et l’arrogance d’un maître du monde, accordé une caution, exprimé un désaveu et donné des ordres.

En encourageant et en justifiant le port du voile islamique, vous avez désavoué les millions de musulmanes qui ne le portent pas, vous avez réduit au silence celles qui luttent pour la liberté de conduire leur vie au péril même de celle-ci, vous n’avez même fait aucune distinction entre celles qui le portent librement et celles auxquelles il est imposé.[…]

In memoriam

La rua madureira, putain de mémoire !
J’avais mis cette chanson sur le blog en juillet 2005.
Elle m’a toujours émue, je ne sais pas pourquoi.
Avec beaucoup de respect, de compassion et de solidarité, elle est de nouveau d’actualité.

Jets de pierre à Mendoza

Mendoza, comment vous dire, c’est une ambiance un peu fin de siècle, pas de celui-là, ni du précédent, l’ambiance est un peu proustienne, enfin comprenez-moi, sans Proust, sans madeleines et surtout sans recherche du temps perdu.
Ceux qui ont, comme moi, passé quelques heures dans des demeures bourgeoises ou même faisant semblant de l’être de cette jolie ville en échangeant d’affligeantes banalités me comprendront.
Bref, la semaine passée, un bus chilien est arrivé à Mendoza avec des Chiliens un peu enrhumés qui se rendaient à Cordoba pour voir un tournoi de tennis.
L’un d’entre eux avait certainement pris froid en passant la cordillère des Andes et les passagers bien portants se sont demandé s’il n’avait pas la fièvre porcine. Arrêt à Mendoza, direction Hôpital de Godoy Cruz pour faire les tests de dépistage de cette horrible grippe qui fait couler plus d’encre que de vaccins.
Qui a vendu la mèche, on ne le saura sans doute jamais, les autorités locales, ou le personnel médical de l’Hôpital, toujours est-il que les voisins de Godoy Cruz se sont regroupés en comité de défense contre ces salopards de Chiliens qui venaient à Mendoza leur refiler la grippe porcine dans une subtile innovation de la guerre bactériologique.
Armés de pierres, ils ont commencé à caillasser le bus à tel point que la gendarmerie a dû intervenir et a tiré des balles en caoutchouc contre la populace en délire. Résultats 7 blessés.
J’espère qu’on les aura mis avec les Chiliens dans le même hôpital.

Un gros cochon derrière la grippe porcine

Un de mes lecteurs, merci François, vient de m’envoyer un article en espagnol que je traduis ici très librement.

Une pandémie de luxe.
Qui se cache derrière la grippe porcine.

Deux millions de personnes meurent chaque année, victimes de la malaria. Une simple moustiquaire réduirait considérablement ce chiffre.
On en parle dans les journaux ?

Deux autres millions d’enfants meurent de diarrhées qui auraient pu être soignées avec un sérum oral à 25 centimes.
On en parle dans vos journaux ?

Rougeoles, pneumonies et plein d’autres maladies facilement guérissables avec des vaccins bon marché provoquent la mort de 10 millions de personnes chaque année.
On en parle dans vos journaux ?

Il a quelques années est apparue la fameuse grippe aviaire.
On en a parlé partout. Des torrents d’encre se sont déversés, l’alarme a été donnée dans le monde entier.
Une épidémie, la plus dangereuse de toutes ! Une pandémie.
Cela a duré des mois et des mois.
Pour combien de morts ? 250 en dix ans. 25 par an. La grippe commune fait encore 500.000 morts par an.
Mais ces 25 morts font beaucoup plus de bruit.

Il y a un grand, gros et méchant coq derrière tout cela ?
Mon petit doigt me dit, tout bas à l’oreille, que les laboratoires Roche ont vendu des millions de doses de Tamiflu aux pays asiatiques.
Pas qu’aux pays asiatiques d’ailleurs.
Un médicament d’une douteuse efficacité qui a par exemple été acheté à 14 millions d’exemplaires par le gouvernement britannique, pour ne citer que celui-là.

Avec la grippe aviaire Roche et Relenza, les deux grands laboratoires qui vendent des antiviraux ont engrangé des millions de bénéfices.

Mais bon les poulets, ça finit par lasser, passons au cochon. Il faut varier les plaisirs.
On ne parle plus que de la grippe porcine.

Il y a-t-il un gros cochon derrière tout cela ?

Voyons ce que dit Roche :
«Nous sommes très préoccupés par cette épidémie. Et que j’te mets une petite larme à l’oeil. Il y a tant de douleur… c’est la raison pour laquelle nous avons mis en vente le miraculeux Tamiflu.»
Et combien ça vaut du tamiflu ?
50 dollars la boîte !
Les miracles, ça ne se donne pas aujourd’hui !

On le sait bien, rien de neuf sous le soleil, la misère et la souffrance c’est ce qui rapporte le plus.

J’oubliais. La société Gilead Sciences aux états unis vient de breveter son tamiflu elle aussi.
Au fait, vous savez qui est l’actionnaire principal de Gilead Sciences ?
Donald Rumsfeld, le ministre de la Défence de George Bush, le grand artificier de la guerre en Irak.

Et tous ces braves gens, Roche, Relenza se frottent les mains. Les ventes de Tamiflu reprennent, les actions sont à la hausse.

Que cela ne nous empêche pas bien sûr de prendre les précautions sanitaires nécessaires pour combattre ce nouveau virus.
Mais moi je vous le dis on n’est pas prêt de trouver un vaccin contre l’avidité de certaines entreprises et de leurs actionnaires, voilà une vraie pandémie qui dure depuis de longues années et qui n’a pas fini de faire des ravages.

Comment ne pas payer son taxi à Buenos Aires

Vu les récents incidents qui se sont déroulés ces derniers jours, je vous donne le truc.
Prenez le taxi avec un ami.
Attendez d’être proche de votre destination et :

— Alors comment se sont passées ces vacances ?
— Super, Mexico City est une ville incroyable.
— Tu es arrivé hier ?
— Ouais un peu crevé, un peu fiévreux, mais prêt à reprendre le boulot.

À ce moment-là le taxi s’arrête brutalement :
— Sortez ! Immédiatement !

Grippe porcine, arrêtez la paranaoïa !

L’Argentine et Cuba interdisent d’atterrissage les vols en provenance du Mexique. L’ambassade d’Argentine à Mexico paye logement et frais de bouche à ses ressortissants empêchés ainsi de pouvoir regagner leur patrie. Sauf les plus malins, qui passent par le Chili par exemple ou un autre pays voisin.
Mesure électorale ?

Grippe porcine, arrêtez la paranaoïa !
C’est entendu, mes frères, le goret est un loup pour l’homme. La civilisation va disparaître, vaincu par le burrito sauce tex-mex et le verrat frelaté de Guadalajara. Déjà, les signes de la décadence sont là : le péquin semi-débile fait le siège de sa pharmacie comme il remplirait ses bidons d’essence en cas de nouvelle guerre du Golfe. Son collègue atrophié de l’encéphale débourse 150 euros sur internet pour une boîte de faux Tamiflu qui va le faire chier liquide pendant un mois. Le monde crève de ses pourceaux, ami lecteur. « Fais du bien à un cochon, il viendra chier sur ton perron », prévenait déjà un proverbe québécois.