40,5º et la forme

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Parce que par ici il n’y a pas de coupures d’électricité, je remercie du fond du coeur les importants politiques et fonctionnaires qui vivent à côté de chez moi.
La clim est à fond et c’est super, et pas cher.
Les entreprises électriques qui sont maintenant toutes argentines, olé, olé viennent de faire part, il a bien fallu la semaine passée après les coupures répétées, des problèmes rencontrés. Elles perdent de l’argent et manquent d’électricité. 200 millions, pour l’une des deux, le dernier trimestre.
Mais pas de problème, les jours qui viennent promettent de l’orage et une forte baisse de la température, nous pourrons donc écouter de nouveau le gouvernement rabâcher :
Il n’y a aucun problème énergétique dans ce pays.

17 Commentaires pour “40,5º et la forme”

  1. coupe504 a dit:

    C’est quoi le système de production en Argentine ? Centrales thermiques ?
    Je sais qu’a Mendoza il y a des barrages avce production hydro-éléctrique, mais dans le reste du pays ?

  2. Patrick a dit:

    Centrales thermiques (gaz) 53%
    centrales hydroélectriques 43%
    nucléaire 4%

  3. J-P a dit:

    C’est vrai qu’il y a de gros problèmes energetiques en Argentine.

    Mais l’origine du problème est à retrouver dans les 90’s…A l’époque où les Endesa, Gas Natural, EDF et autres Repsol se faisaient un paquet de pognons (des dollars, et oui), et n’investissait que de manière marginale. Et avec la dévaluation, au lieu de se serrer un peu la ceinture (alors que rapellons le elles se faisaient des profits collossaux dans les 90′), elles ont rien voulu entendre sauf augmentation des prix (ce qui aurait encore plus asfixié les argentins)…et ont finalement préféré partir (à quelques exceptions près - ex: RepsolYpf).
    Ajouter à cela une économie qui a 9% de croissance…la crise énergétique est presque inévitable.

    Bon, c’est vrai aussi que les mesures du gouvernement n’étaient peut être pas les plus opportunes. Je doute par exemple que la création de l’entreprise publique Enarsa soit d’un grand intérêt.Mais les marges de maneouvres du gouvernement à ce niveau étaient très réduites…donc il est à moitié excusé.

    Par contre, il y a quelque mois il a annoncé un ambitieux plan nucléaire pour les années à venir. Cela comprend par exemple la fin de la construction (enfin!) de la centrale nucléaire Atucha II, ou encore la construction d’autres centrales avec toujours plus de réacteurs Made in Bariloche. Voila un plan qui pourrait définitivement (ou du moins sur le moyen terme) repousser les risques d’une crise énergétique.

    Pendant ce temps, j’ai bien peur que les argentins doivent faire les yeux doux à chavez pour qu’il fasse arriver son gazeoduc à buenos aires…

  4. Patrick a dit:

    Ne pas confondre eau et électricité et Repsol
    L’aventure EDF s’est soldée par de fortes pertes pour l’opérateur. Des tarifs pessifiés une dette de plus de 500 millions de dollars non pessifiable et un refus d’augmentation de tarif.
    J’ai toujours pensé qu’un pays devait avoir la maîtrise de ses services publics donc de ce côté-là on ne va pas pleurer sur les absents.
    Il faut voir dans état était le système électrique en 90 pour comprendre les investissements qui ont été faits.
    Il aurait fallu bien sûr continuer, la crise de 201 ne l’a pas permis.
    Il y a eu deux ans de retard pour adjudiquer deux centrales thermiques, ce qui a été fait le mois dernier.
    Je crois plus à la réalisation d’autres centrales nucléaires qu’au monstre du Loch Ness qu’est le Gazoduc cher à Kirchner et Chàvez.

  5. J-P a dit:

    Oui, c’est sur, dans le cas d’EDF, c’est toute la politique d’expansion internationale du groupe qui a été maladroite et a en partie capoté. Pas seulement en Argentine (en Italie, avec Montedison, en suisse…).

    Mais pour ce qui est des autres entreprises de gaz et électricité (après tout, y a pas que EDF dans le coup), même après la dévaluation elles continuaient à engrenger des taux de marges similaires à celui des 90′ : Edenor, edesur mais aussi gas natural. Bien sûr, c’était des marges en pesos, ce qui était marginal par rapport aux dettes en USD. Mais si ces mêmes filiales n’avaient pas renvoyé les deux tiers de leurs bénéfices en Europe, elles auraient surement surmonté 2002.

    Une chose est sûr, ca sert à rien de leur en vouloir. Si il y a quelqu’un qui doit eventuellement donner des explications, c’est surement menem-cavallo-alsogaray et companie…

  6. Yves a dit:

    Hmmm… le fameux gazoduc du Sud… vous y croyez vraiment ? J’ai l’impression qu’il s’agit d’un effet d’annonce pour forcer une synergie artificielle entre l’Argentine et le Vénézuela. L’un, banni des marchés internationaux a besoin d’argent frais, l’autre renforce son poids à mesure qu’il tisse des alliances régionales (ou internationales). Ils s’utilisent mutuellement, mais leur alliance parait assez fragile dans la durée. Ici, on dirait qu’il est interdit de douter du bien-fondé de ce projet. Heureusement que Zapatero a été l’un des seuls à dire publiquement que le projet était irréalisable.
    En plus, 20 Mds USD pour saccager l’Amazonie, non merci !

  7. Patrick a dit:

    Le gazoduc j’y crois autant qu’à cela

  8. J-P a dit:

    C’est sûr que des mégaprojets qui capotent en amérique du sud c’est pas ca qui manque. Et dire que la central nucléaire Atucha II est en construction depuis le début des 80′…Il y a aussi ce pont devant relier l’Uruguay et l’Argentine, qui a été annoncé…il y près de 30 ans me semble t il.

    Pour le pétrole de Chavez, il faudra continuer de se contenter de quelques barils passant par le port de Buenos Aires (contre éventuellement des vaches…mais même à ce niveau l’argentine arrive même plus à fournir ses clients). Une chose est sûr, c’est pas ca qui risque de régler la question energétique.

    PS : vous avez vu aux dernières nouvelles le démenti de De Vido sur les coupure dans les transports en commun ? Qu’en penser ?
    A mon avis pour investisseur c’est plus troublant qu’autre chose.

  9. Francis a dit:

    C’était la même chose au Brésil il y a 5 ou 6 ans. Pour éviter les coupures, on payait double au-delà d’un plafond fixé par les distributeurs.
    Ça s’est arrangé, mais c’est plus que fragile. Récemment, un institut économique a mis en garde le gouvernement : il y aurait impossibilité à fournir de l’électricité si la croissance atteignait 5% comme le souhaite et le claironne sans cesse Lula depuis sa réélection…

    Et merci, Patrick, pour le lien vers mon article sur la fuite des cerveaux.

  10. J-P a dit:

    Notez qu’en Inde (pays à forte croissance), le problème est similaire voire même pire. A New-Delhi par exemple, il arrive certains jours que les habitants de cette ville n’ai que 3 heures d’électricité par jour.

    C’est sûr, on ne peut comparer un pays d’1.1 milliard d’habitants et un pays de 38 millions. Mais un point commun justifie en partie ces problèmes énergitiques pour ces pays : une croissance au dessus de 7%.

    Et comme l’a justement souligné Francis, il suffit que le Brésil croît à plus de 5% pour qu’il y ait un retour de risques de black-out.

  11. Patrick a dit:

    De Vido, déclarer tout et son contraire à une heure d’intervalle, c’est sa spécialité

  12. J-P a dit:

    Certes.

    Cependant je trouves qu’il s’en sort relativement bien par rapport à ce que prévoyent plusieurs “analystes” (ex: caos total du systeme energétique en 2005…) et une fois de plus, vu l’héritage des 90’s crise 2001 croissance à 9%, il a une faible marge de manoeuvre à ce niveau là…Mais il est vrai que ca fait deux ans qu’il joue au funanbule et ca risque de coûter cher . Je dis pas que la situation énergetique est bonne (loin de là), mais ca aurait pu être largement pire.

    Au passage (ca rejoint indirectement le sujet), pour ceux qui ont l’occasion de regarder France 2 ce soir à 23h15, ne loupez pas l’émission “Un Oeil sur la Planète”, spécial “Venezuela-Hugo Chavez”…pour une fois qu’il y a pas de la merde à la tv…

  13. Patrick a dit:

    Merci J-P

  14. Arno a dit:

    Coucou Patrick !

    Je confirme il a fait tres chaud dans la province de Buenos Aires ce samedi (eh oui je suis de passage dans la capitale). La pluie nous a sauve de l’effet cuisson cocotte minute mais le reseau electrique (de la Plata en fait) n’a pas resiste aux eclairs. N’empeche en europe nous n’avons pas l’habitude de ces pluies diluviennes. Quelle douche !! lol

    Une petite reflexion sur le projet de construction d’un pont entre l’argentine et l’uruguay. Vu les problemes dus a la construction de la fameuse usine de papiers (?) il serait etonnant qu’ il soit relance bientot.

    Concernant EDF, ainsi que plus largement des entreprises comme GDF, SNCF etc… il est devenu habituel maintenant de les voir privatisee ou en voie de privatisation. Je suis bien d’ accord avec la reflexion : un etat se doit de gerer lui meme ses services publics. Finalement erminons sur note amusante (voire cynique ?) : L’Argentine aurait elle ete en avance sur son temps dans les annees 90 et la France ne suit elle pas son exemple dangereux…..?

    A Arno

  15. Patrick a dit:

    Le problème des administrations sud-américaines est leurs niveaux de corruption
    Il y a des moments pour privatiser, d’autres pour nationaliser, tout dépend du contexte et de l’endroit.
    Les privatisations de Menem ont eu l’avantage de réduire énormément les structures mafieuses enkystées dans ces services publics, reste à souhaiter que leur renationalisation sache garder les acquis des années passées.
    Je n’en suis pas persuadé.

  16. J-P a dit:

    “Le problème des administrations sud-américaines est leurs niveaux de corruption
    Il y a des moments pour privatiser, d’autres pour nationaliser, tout dépend du contexte et de l’endroit.”
    Parfaitement d’accord.

    En ce qui concerne les privatisations de Menem, elles ont aussi permis une certaine modernisation du système…et en ce qui concerne la corruption dans les services publics, il a fait 2 pas en avant grâce à ces privatisations, et un pas et demi en arrière lorsque son administration touchait des pots de vin pour fermer les yeux sur les incomplissements de contrats.

    Et pour le pont entre l’Uruguay et l’Argentine, j’ai bien peur que ce ne soit pas qu’une question de papeteries (ca fait 30 ans qu’on l’attend)…A mon avis ce projet est bien tombé dans les oubliettes des politiques (comme tant d’autres), et qu’une resolution du probleme de gualeguaychu ne changerait pas grand chose à la donne.

  17. Alexis' a dit:

    Pour J-P et ceux qui sont interresses par les “privatisees”, je recommande la lecture decisions rendues par les tribunaux internationaux dans ces dossiers.

    On y trouve des informations nettement plus fiables que les fanfaronades de Kirchner et du monde diplomatique.

    On peut les trouver ici: http://www.investmentclaims.com/oa1.html

    Pour le moment il n’y a que deux decisions concernant l’Argentine, CMS et Azurix:

    Azurix:
    Anglais:
    http://www.investmentclaims.com/decisions/Azurix-Argentina-Final.pdf

    Espagnol:
    http://www.investmentclaims.com/decisions/Azurixlaudo.pdf

    CMS:
    Anglais:
    http://www.investmentclaims.com/decisions/CMS-Argentina-FinalAward-12May2005.pdf

    Espagnol:
    http://www.investmentclaims.com/decisions/12b - CMS_Laudo.pdf

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