A propos des syndicats
457 lecturesIl existe en Argentine 1500 associations syndicales. Les plus importantes sont:
Trabajadores de la Industria Metalúrgica (AME, 287.000 afiliados)
Comercio (CEC, 279.000 afiliados)
Enseñanza (CETERA, 180.000 afiliados)
Funciones Estatales (UPN, 133.000 afiliados)
Construcción (UOC, 110.000 afiliados)
Elles sont toutes affiliées a la Confederación General de Trabajadores (CGT).
Le système est simple, inscription obligatoire des salariés au syndicat dépendant de son activité laborale. Pas de choix possible. Cotisation pour le salarié de 2 % du salaire et de l´entreprise pour un montant égal ou supérieur. Le syndicat gère aussi le système de prévention, 3 % de cotisation pour le salarié, 6 % pour l´entreprise. Ils représentent aujourd´hui 50 % des salariés en Argentine. (Les petites entreprises et certaines activités n´étant pas prises en compte) et gèrent des sommes colossales.
Les dirigeants syndicaux sont élus régulièrement, mais sont en fait élus pour leur vie entière. Une seule liste, pas de panachage et une exclusion à vie pour qui oserait se présenter contre eux. Ils sont entourés d´une garde prétorienne prête à tous pour les défendre.
Structurées dans la plus pure tradition des phalanges espagnoles ou de la mafia américaine, ces organisations sont le noyau dur de la corruption en Argentine, et le pouvoir des dirigeants énorme face à la classe politique.
ancienne Ministre du Travail. (en espagnol)

23 juin 2006 at 7:54
[...] Tous les matins 4500 répartiteurs de boisons et produits laitiers livrent 4000 épiceries et micomarchés. A Buenos Aires, ville et province, 40% de ces commerces appartiennent à la communauté chinoise. Entre ces livreurs et la communauté, ce sont de continuelles plaintes sur la marchandise qui manque, la facturation qui ne correspond pas à la réalité. Tous ces répartiteurs appartiennent au syndicat CGT de Hugo Moyano, à la section “transport” drivée par son fils. Je vous l’ai à plusieurs reprises expliqué ici, les syndicats péronistes en Argentine sont plus proches d’une organisation mafieuse que de ce que nous avons l’habitude de voir en Europe. Il se trouve que ce gouvernement a redonné de la vigueur à la CGT qui avec certaines organisations de piqueteros constitue son bras armé. L’impunité amenant toujours des exagérations, les erreurs des livreurs qui étaient au début qu’une simple manière de se faire donner un pourboire obligatoire s’est transformé en véritable racket. Entre coups échangés et exaspération, un livreur a été blessé par balle. La CGT a donc décidé de faire le blocus de tous les commerces tenus par la communauté chinoise et dans sa dernière réunion, il y a quelques jours a déclaré : “L’Italien est un enc… tout comme l’Italien et le Juif, mais ils ne nous ont jamais posé autant de problèmes que les chinois.” Ne jouez pas sur les mots, a ensuite dit Moyano, pas de racisme là dessous, c’est juste une manière de dire les choses. Du côté des autorités, on fait la sourde oreille, du côté de la société, la même chose, quant à ceux qui se réjouissent aujourd’hui pour être leurs concurrents, ils n’ont pas encore compris que demain, ce sera à leur tour d’être rackettés. [...]