Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (12)

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Mercredi 11 octobre 2006 - 16:30

Un peu court, mais c’est le second chapitre de la journée. N’en faites pas une habitude.

Ce texte fait suite au chapitre 11
Il me fallait faire le point et aller avant tout chez mon collaborateur qui devait l’avoir mauvaise d’avoir été court-circuité.
Rodrigo était chez lui. Sa femme m’ouvrit la porte. Elle s’appelait Térésa et avait dû lire dans Cosmopolitan que les européennes parlaient beaucoup plus directement aux hommes qu’ici en Équateur. Je reçus une volée de bois vert, mais qu’est-ce que c’était tout cela, Rodrigo avait fait un travail splendide, et subitement il ne participait plus aux réunions, blablabla…
Quant à lui, il boudait dans son coin.
Une fine équipe !
Hors de question de répondre de la même manière. Elle forçait son tempérament et je devais calmer le mien. Néanmoins, il me sembla important de bien préciser qui était le patron ici. Et contente ou pas, c’était moi.
Le calme revint rapidement. J’expliquais qu’on était en train de perdre notre temps, que le fait d’avoir été appelé en consultation n’était qu’un prétexte et une excuse destinés à cacher un achat qui pouvait faire scandale.
Puis, prenant Térésa par les épaules, en allant du séjour à la cuisine, je lui dis :
— Je m’en souviens, il y a deux ans, quand je suis venu ici pour la première fois, il n’y avait pas ces meubles, pas cette télé, pas non plus ce frigo et cette gazinière toute neuve. Tu as à te plaindre de la manière dont je vous traite ? Demain nous allons signer l’accord de 5 ans avec l’Association des éleveurs, dis-je.
— Cela m’étonnerait bien, me dit-elle. Je suis très copine avec Eunice, elle m’a dit qu’à la dernière réunion il manquait une voix pour que le projet soit accepté. C’est Alfonso qui a voté non, en disant que tu avais déjà 40 % du marché et qu’il fallait laisser aux autres une opportunité.
— Je peux t’enlever cette affaire si tu veux. Enfin à Rodrigo. Pour moi ce n’est pas un problème, et je me mis à rire.
Alors, je l’embrassais sur les deux joues et je m’excusais de ne pas les avoir visités plus tôt.
— Faites-moi confiance, de tout ce qui va sortir de cette triste histoire, vous en aurez la juste rétribution.
— Je ne comprends plus rien, me dit Rodrigo.
Je ne pouvais rien leur dire. Pas avant d’avoir mis précisément au point une stratégie pour faire de cette semaine en province quelque chose de profitable. Il était nécessaire que je sois seul à négocier. Ils ne sauraient jamais rien de toute manière. Je leur demandais de garder leur calme, de ne raconter à personne ce qui s’était passé jusqu’ici et de continuer à travailler sur les autres prospects que nous avions.
— Payez-moi un coup les enfants, vous allez bientôt pouvoir ajouter une nouvelle chambre à la maison pour le petit que vous attendez.
Les 5 ème en 5 ans, en buvant mon whisky, je me demandais s’il n’y avait pas plus d’argent à gagner en faisant une annexe du planning familial.
En sortant, je fis des provisions dans une épicerie. Des choses que l’on ne trouvait pas là-haut. Des bonbons, des chocolats, du vin, du pain frais.
Car la belle Anitta devait m’attendre, et j’avais besoin de me détendre, cette journée avait été éprouvante.
Les 8 cylindres de la Renegade vrombirent et je me mis en route vers l’hacienda.
Elle m’attendait, en fait, ils m’attendaient tous les deux, Guillermito devant les jupes de sa mère, sur le porche de la maison souriait.

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3 commentaires pour “Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (12)”

  1. Arno a dit:

    Patrick, vous nous distillez vos aventures à doses homéopathiques chaque journée. Aujourd’hui nous avons été gâtés : deux pillules ! Qui veut poursuivre le traitement ? Moi ! Moi ! Moi!!!!!!!
    ;)

  2. Yeti a dit:

    :D

  3. PEDRO a dit:

    Donnez m’en deux cageots svp!

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