Après la catastrophe de Republica Cromagnon, Ibarra doit rendre des comptes
591 lecturesRepublica Cromagnon, incendie dans une disco : 200 morts. Comme nous le disions dans un pr�c�dent article, la corruption est la première responsable de cette catastrophe.
On s’est rendu compte ces temps derniers qu’aucun établissement nocturne ne répondait aux normes de sécurité en vigueur, mais qu’ils possédaient tous les documents nécessaires pour pouvoir exercer. Il en est ainsi de tous les commerces. Les autorisations se donnent contre monnaie sonnante et trébuchante et non contre une inspection en bonne et due forme.
Un secret de polichinel qu’on semble découvrir aujourd’hui !
Mieux, hier, l’hôtel Faena, sur Puerto Madero, a dû se résoudre à fermer ses portes, pour le moins à tout nouveau client, les tapis et tentures, entre autres choses, n’étant pas ignifuges. Un hôtel 6 étoiles, on en parlait même dans le figaro, ouvert en mai dernier n’avait même pas fait sa demande d’habilitation.
Quoting Le Figaro:
Les journaux ne parlent que de lui : Alan Faena. Tout le monde veut le rencontrer et surtout découvrir son empire : le Faena Hotel + Universe, créé avec Philippe Starck au coeur du nouveau quartier qui monte : Puerto Madero.
Dans ces conditions, et malgré l’appui de Kirchner et de Duhalde, il était bien difficile au Maire de gauche Ibarra, de rester dans sa tour d’ivoire. Il commencera aujourd’hui à répondre au conseil municipal de ce que l’on appelle ici le mauvais fonctionnement de ses services.
Les organisations de gauche crient ce matin au coup d’État déguisé contre le Maire de Buenos Aires. Je rêve… comme s’il existait une corruption de droite et une corruption de gauche, l’une étant désastreuse et l’autre acceptable.
C’est un système qui perdure dans toutes les administrations argentines, on ne fait rien, c’est que de là proviennent bien des financements de campagne, des remerciements aux opérateurs politiques, l’apaisement des syndicats et l’engraissement d’une mafia locale qui attendent simplement que, pour une raison ou une autre, le politique de service y introduise un doigt pour le broyer complètement dans leur machine.
À la tête de la Mairie depuis bientôt six ans, monsieur Ibarra ne peut tout de même pas invoquer ses idées de gauche pour s’exempter de toute responsabilité, pas plus d’ailleurs que les conseillers municipaux de tous bords qui semblent aujourd’hui découvrir avec horreur ce que tout le monde savait depuis longtemps, peuvent invoquer cette interpellation pour être lavés de tout soupçon.
Les familles des victimes ont droit à ces explications.
Que va-t-il se passer ? Rien, et dans six mois tout sera comme avant la catastrophe…

8 avril 2006 at 13:39
[...] Jorge Telerman, le numéro 2 de la ville de Buenos Aires, est l’heureux propriétaire d’un établissement nocturne spécialisé dans le tango et la milonga, appelé la Trastienda (photo). Après la catastrophe de Republica Cromagnon, dès le lendemain, la Trastienda, malgré un programme annoncé assez chargé était fermée pour travaux. Donc pas d’inspection possible pour savoir si l’établissement était conforme à la législation en vigueur. Un mois de travaux…et puis soudainement, alors que tous les dancings et discos sont fermés jusqu’à nouvel ordre, une autorisation municipale, la semaine passée, permet aux établissements spécialisés dans le tango de rouvrir. Et à ceux-là seulement. Il faudrait avoir l’esprit mal placé pour y voir autre chose qu’une heureuse coïncidence. [...]