Argentine exclut les incitations spéciales pour convaincre créanciers privés
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BUENOS AIRES, 26 sept (AFP)
Le gouvernement argentin exclut la possibilité d’un remboursement initial en liquide de ses dettes aux créanciers privés qui accepteraient son offre d’une réduction de 75% de la valeur de leurs créances, a indiqué dimanche le ministre de l’Economie Roberto Lavagna dans une interview parue dimanche.
Le ministre a balayé une telle hypothèse que certains commentateurs considéraient comme un atout à utiliser par le gouvernement pour garantir le succès de l’opération de conversion de sa dette privée. Des médias spéculaient aussi sur d’autres modifications de la nouvelle proposition de remboursement effectuée le 1er juin révisant légèrement une première offre faite à Dubai en septembre 2003.
“Il n’y aura pas d’autre modification”, a déclaré M. Lavagna au journal Pagina/12, soulignant que le président Nestor Kirchner “a indiqué à plusieurs occasions: +pendant mon mandat, il n’y aura pas d’autres offres+” de remboursement de la dette.
M. Lavagna a assuré n’avoir jamais envisagé de proposer d’autres incitations pour convaincre les créanciers privés.
L’Argentine a fait défaut depuis décembre 2001 sur sa dette envers les créanciers privés pour environ 100 milliards de dollars (capital plus intérêts accumulés) et a proposé d’émettre entre octobre et novembre de nouvelles obligations échangées contre les anciennes moyennant une réduction de 75% de la valeur nominale des créances.
Dans l’interview à Pagina/12, M. Lavagna a confirmé qu’en dépit du fait qu’un excédent primaire de 3,9% du PIB est prévu en Argentine pour 2005, le pays prévoit de consacrer 2,7% au remboursement de ses dettes, préférant conserver le reste pour des programmes sociaux et des investissements de grande ampleur.
M. Lavagna s’est dit optimiste sur l’avancée de la restructuration de la dette argentine, estimant que le feu vert de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, à l’opération d’échange entre nouveaux et anciens titres obligataires, pourrait intervenir en octobre. La SEC “n’a plus de demandes à formuler. Elle est dans l’étape administrative de l’approbation. Quand elle donnera son OK, l’Argentine présentera un projet avec toutes les informations sur l’échange et les caractéristiques des obligations”, a-t-il indiqué.
Il a admis avoir entendu “certaines rumeurs” venant d’Italie sur “de possibles retards (dans l’approbation des autorités boursières locales) en raison de pressions de créanciers très agressifs”. Mais il a souligné que “si cela se produit, l’offre sera présentée dans tous les cas. Le gouvernement n’acceptera pas que quelqu’un d’extérieur fixe la date de l’échange. L’offre sera présentée dans tous les cas aux Etats-Unis et tout citoyen du monde pourra effectuer l’opération là-bas”, a indiqué M. Lavagna.
© 2004 AFP
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