Aux portes de la ville dans des maisons en carton, aux portes du bonheur
335 lecturesIci on appelle cela un asentamiento. Ce n’est même pas un bidonville, les maisons étaient en carton, sous l’autoroute et aux abords de la ville, de la richesse et du bien-être.
470 familles vivaient ici dans des conditions déplorables, comme des centaines de milliers d’autres.

Hier, tout a brûlé. Tout porte à croire que l’incendie a été provoqué par des mains criminelles, celles de voisins un peu moins pauvres, qui ont oublié leurs parcours pour une partie, qui avaient peur d’arriver là eux aussi, de l’autre. Cela faisait des mois que tout cela couvait.
470 familles que la ville de Buenos Aires aurait bien aimé transférer dans un centre d’évacuation comme ils appellent cela.
Mais tout le monde reste sur place, dans les cendres, ils savent.
Ils savent que s’ils partent, ils ne pourront plus jamais revenir. Alors, ils restent, vont chercher de-ci de-là quelques cartons, ils vont reconstruire, ils sont si près du bonheur…
Et puis on pourrait leur prendre leur place, de plus malheureux les remplaceraient bien.

