Avec les biocarburants, “il n’y aura plus rien à manger”, avertit Nestlé

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Lundi 24 mars 2008 - 7:28

D’aucuns penseront que je fais une fixation sur ce problème. Possible.
Je continue néanmoins à penser que continuer dans cette voie constituera le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité.

Avec les biocarburants, “il n’y aura plus rien à manger”, avertit Nestlé, actualité Sciences : Le Point
Le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production de biocarburants met en péril l’approvisionnement alimentaire de la population mondiale, a averti dimanche le patron de Nestlé, Peter Brabeck.
“Si l’on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n’y aura plus rien à manger”, a déclaré le PDG du premier groupe alimentaire mondial, Peter Brabeck, dans une interview au journal dominical NZZ am Sonntag.
“Accorder d’énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable”, a ajouté le dirigeant du groupe suisse, estimant que les millions de tonnes de maïs consacrées aux biocarburants sont autant en moins pour le secteur alimentaire.
Alors que ce phénomène tire vers le haut les prix du maïs, du soja et du blé, les terres cultivables deviennent rares et l’eau est elle aussi menacée, a déclaré M. Brabeck, estimant que pour produire un litre de bioéthanol il faut 4.000 litres d’eau.

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11 commentaires pour “Avec les biocarburants, “il n’y aura plus rien à manger”, avertit Nestlé”

  1. Dul a dit:

    ben non tu as bien raison.
    Par contre Nestlé qui s’inquiète de la famine reste pour moi une chose déconcertante. Où alors ils ont davantage peur de l’augmentation des matières première qui feraient alors effondrer leurs marges, ce qui serait logique avec la politique de toujours de la société.

  2. Patrick a dit:

    Dul ! L’objectif d’une entreprise est de se développer sur son marché en satisfaisant ses clients afin de générer des profits, après paiement des impôts et taxes et des autres charges fixes (salaires, frais de fonctionnement, …)
    c’est une règle en économie, heureusement qu’elle existe !

  3. Dul a dit:

    Comme vendre du lait en poudre dans des régions sans eaux potables, ou encore des produits devenus impropre à la consommation en Europe…

  4. Patrick a dit:

    ou faire sécher son chat dans un micro-ondes, je sais

  5. Dul a dit:

    je vois pas trop le rapport….

  6. Patrick a dit:

    je sais, d’autres le verront, mais on ne va pas continuer sur le détournement de sujet

  7. pasinul a dit:

    Démonstration de l’instabilité que peuvent provoquer des aliments trop chers dans les pays les plus pauvres:

    Source: Associated Press

    Egypte: la “crise du pain” facteur d’instabilité politique

    Le gouvernement égyptien fait aujourd’hui face à une crise politique directement liée à la hausse des prix des denrées alimentaires. Des émeutes ont récemment éclaté à des points de vente de pain subventionné, obligeant le président Hosni Moubarak à appeler l’armée en renfort pour élargir la distribution.

    Cette crise, qui frappe le pays arabe le plus peuplé du monde, apporte la démonstration de l’instabilité que peuvent provoquer des aliments trop chers dans les pays les plus pauvres. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a du reste appelé lundi la communauté internationale à apporter une assistance d’urgence pour remédier à cette situation potentiellement explosive.

    Le pain traditionnel, à la fois plat et rond, constitue l’élément de base du repas en Egypte. Les pénuries de pains subventionnés, vendus moins d’un centime d’euro pièce, entraînent la formation de longues files d’attente devant les boulangeries et, fatalement, des violences dans les quartiers les plus déshérités.

    Ces dernières semaines, au moins sept personnes ont trouvé la mort en attendant d’acheter leur pain. Selon la police, deux ont été tuées à l’arme blanche lors de rixes entre clients, les autres sont mortes d’épuisement.

    Pour les partis indépendants et les formations d’opposition, ces files d’attentes sont le signe de l’échec patent de la politique du gouvernement et du raïs Moubarak.

    “Notre vie est devenue misérable”, témoigne Saber Ahmed, un garçon de café qui passe jusqu’à quatre heures par jour dans ces queues pour acheter des pains. Ce jeune homme de 17 ans avoue qu’à l’instar de ses collègues, il n’a pas les moyens de s’offrir un pain non-subventionné et “la nourriture qui va avec”.

    Grâce au système d’inspiration socialiste en vigueur depuis des décennies, qui subventionne certains produits alimentaires mais aussi les transports publics et l’essence, tout Egyptien peut se procurer du pain à prix réduit. Mais uniquement dans certaines boulangeries.

    Or la demande pour ce type de pain s’est fortement accrue au cours des derniers mois, à mesure qu’augmentaient les prix des denrées de base, comme la farine. Une hausse d’une telle ampleur que le pain normal, 10 à 12 fois plus cher, est devenu quasiment inabordable pour l’homme de la rue. Selon les statistiques de la Banque mondiale, plus de 20% des 76 millions d’Egyptiens vivent sous le seuil de pauvreté.

    Devant la gravité de la situation, le président Moubarak a ordonné la semaine dernière à l’armée d’augmenter la production et la distribution du pain subventionné pour prévenir de nouvelles émeutes liées aux pénuries.

    L’armée, qui, comme le ministère de l’Intérieur, possède ses propres boulangeries, a ouvert une dizaine d’établissements supplémentaires au Caire. Elle a également installé quelque 500 kiosques dans la capitale pour vendre des pains à prix réduit au plus grand nombre, selon le ministre de la Solidarité sociale Ali Meselhi.

    Pour le quotidien d’Etat “Al-Ahram”, le recours aux forces armées “signifie que (M. Moubarak) a décrété l’état d’urgence pour affronter cette crise”. Un éditorialiste du même journal a qualifié les récentes émeutes de “moment très grave” pour l’Egypte, où le fossé entre riches et pauvres continue de s’élargir.

    La crise est telle qu’elle fait craindre une répétition des soulèvements populaires de 1977, qui avaient fait 70 morts après que le gouvernement eut relevé le prix des denrées alimentaires. Elle est d’autant plus préoccupante qu’elle s’ajoute à de nombreux autres sujets de mécontentement, du très long règne du président Moubarak à la corruption généralisée, en passant par le plan de privatisation de l’économie défendu par le Premier ministre Ahmed Nazif.
    AP

  8. pasinul a dit:

    J’ai oublié de faire clic sur: “Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront”… Chôse faite. ;-)

  9. jamalak a dit:

    Certains pays en particulier l’Inde se sont spécialisés dans le Jatropha (http://en.wikipedia.org/wiki/Jatropha#Vegoil_and_biodiesel). Les rendements sont intéressants. Elle pousse sur des terres semi-arides. D’autres projets basés sur des bio-carburants basés sur des algues ayant un rendement encore supérieur à l’hectare avaient attiré mon attention mais je n’arrive plus à mettre la main dessus.
    Si ces solutions sont viables, leur impact écologique et humanitaire semble bien moindre. Affaire à suivre…

  10. pasinul a dit:

    2 articles qui traitent de la faim:

    1) “On a faim. On veut manger!”

    Source:AFP / 01 avril 2008 14h59

    Côte d’Ivoire: un mort dans des manifestations contre la “vie chère”

    ABIDJAN - Un homme a été tué mardi à Abidjan au cours de nouvelles manifestations contre la “vie chère” qui se sont étendues dans la journée à plusieurs quartiers de la capitale économique ivoirienne, ont constaté un journaliste et un photographe de l’AFP.

    Le corps de l’homme, la tête ensanglantée, était transporté sur une charrette, par une foule de 200 personnes en colère dans le quartier de Port-Bouët, au sud d’Abidjan, a constaté l’AFP.

    La victime aurait reçu dans la tête une balle tirée par la police dans la zone d’Adjoufou, à côté de l’aéroport international, selon les témoignages de manifestants qui se dirigeaient en fin de matinée vers le centre de Port-Bouët.

    La situation était très tendue depuis le début de matinée dans ce quartier où la police dispersait à coup de gaz lacrymogène et de tirs à balles réelles des groupes de manifestants qui se reformaient immédiatement.

    Les manifestants, des jeunes mais aussi de nombreuses femmes, élevaient des barricades et brûlaient des pneus en signe de protestation contre la hausse, ces derniers mois, des produits de première nécessité, notamment les denrées alimentaires comme l’huile et le riz.

    “On a faim. On veut manger!”, criaient certains d’entre eux.

    Le marché de Port-Bouët, l’un des plus importants de la capitale économique, était fermé, tandis que les commerçants de la zone avaient baissé leurs rideaux pour éviter les pillages.

    D’autres manifestations ont eu lieu mardi matin, dans le quartier chic des II-Plateaux, où les policiers sont également intervenus à coup de grenades lacrymogène et de tirs à balles réelles, ont constaté des photographes et journalistes de l’AFP.

    Des marches de femmes en colère étaient également signalées à Marcory et Yopougon (est), selon des témoignages d’habitants receuillis par l’AFP.

    La ville de Bassam, l’ancienne capitale ivoirienne à l’époque coloniale, située à une quarantaine de km à l’est d’Abidjan, était également paralysée par des manifestations, a indiqué sous couvert de l’anonymat un parlementaire ivoirien.

    Ces manifestations contre la cherté de la vie avaient éclaté lundi aux II-Plateaux et à Yopougon, une dizaine de personnes étant blessées, selon les manifestants. Une rumeur persitante, mais non confirmée, a également fait état d’un mort lundi à Yopougon.

  11. pasinul a dit:

    2) 1 GRAIN DE RIZ DANS LA MACHINE EMERGENT

    Source: ? trouvé sur un site boursier.

    La hausse du riz provoque une véritable panique dans certains pays émergents. Là bas on se plaint pas de la perte de pouvoir d’achat, on cherche juste à survivre…Le riz a connu sa progression la plus spectaculaire la semaine passée.
    Alors que nous avons les yeux rivés sur les cours du pétrole et l’or, c’est peut être sur le marché du riz que se joue l’avenir à court terme de certains pays émergents. Le cours du riz a progressé jeudi de 30% en une seule journée. On n’avait jamais vu cela. Depuis le début de l’année le cours du riz a doublé. Les raisons sont simples: production stable face à une demande explosive. Du coup les stocks de riz sont au plus bas depuis 1976 et certains pays producteurs majeurs ont pris une situation radicale la semaine passée: arrêter d’exporter pour satisfaire leur demande domestique. L’Egypte, le Vietnam ou encore la Thailande préférent conserver leur propre riz.

    On imagine donc la panique dans les pays consommateurs
    Le mot est faible. Le riz est l’aliment de base de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Les Philippines ont du faire appel à la solidarité asiatique pour pouvoir acheter le minimum nécessaire à la population et certains pays d’Afrique comme le Cameroun ou le Sénégal sont dans une situation catastophique

    On commence à parler de troubles sociaux
    Et c’est là qu’est le vrai problème. Dans de nombreux pays émergents, le problème ce n’est pas la perception de baisse de pouvoir d’achat. C’est un luxe qu’ils ne peuvent pas se permettre. Le problème c’est la famine liée à l’envolée du coût des matières premières alimentaires et du riz en particulier. L’instabilité sociale commence à s’étendre.

    MF

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