Bolivie, entre le bordel et le bruit de bottes
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J’aime pas trop ce qui se passe en Bolivie depuis quelque temps. Le Président Carlos Mesa approuvera-t-il ou non la nouvelle loi sur les hydrocarbures votée par le parlement il y a une dizaine de jours.
Elle donne à la Bolivie plus de rentrées fiscales sur l’exploitation de ses richesses naturelles. Elle est aussi plus contraignante pour les sociétés étrangères, mais beaucoup moins que ce que demandait l’opposition.
Entre la pression de la rue et celle des multinationales, une décision rapide et intelligente me semble être nécessaire.
Le gaz bolivien est indispensable pour l’ économie régionale, tout particulièrement pour l’Argentine et le Brésil.
Le projet de loi prévoit un nouvel impôt de 32 % sur les hydrocarbures, en plus des royalties actuelles de 18 %, alors que le MAS exige que les impôts totalisent 50 %. L’exploitation sera soumise à l’approbation des peuples indigènes et à la participation de la société publique Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB). Cela implique la révision des 72 contrats signés avec les compagnies étrangères, comme la brésilienne Petrobras, l’espagnole Repsol YPF, la française Total ou la britannique British Petroleum.
Les leaders de l’opposition font de la surenchère entre eux, le pays est paralysé et le pouvoir est faible.
J’ entends comme un bruit de bottes.

18 mai 2005 at 6:20
> J’ entends comme un bruit de bottes
Brrrrr…
Comme d’habitude…
Mais à qui profite le crime?
19 mai 2005 at 4:44
“Mais à qui profite le crime?”
Ce qui est triste c’est que personne n’y gagne.