6 réponses à “Buenos Aires - 1924, c'était l'Amérique !”
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Merci Patrick pour ce documentaire - publicité d’époque.
Incroyable de voir autant de voitures dans les rues de Buenos Aires en 1924, ce qui prouve que la société argentine était une des plus prometteuses etdes plus développées en son temps.
Il me semble que l’Argentine était le 7e pays le plus riche de la planète au début du siècle… vous confirmerez…
Si vous avez d’autres documentaires du même acabit n’hésitez pas, j’en suis très friand.
A+
Arno
Tout à fait exact
Par curiosite, j’ai souvent entendu cette affirmation mais je ne sais pas sur quoi elle s’appuie. Sauriez vous ou trouver plus d’information a ce sujet?
Alexis’
Je comprends vos réticences, j’ai trouvé une bonne analyse ici :
ARGENTINE
Au début du siècle, l’Argentine est un pays presque exclusivement tourné vers l’agriculture. Ses liens privilégiés avec l’Angleterre (on a parlé d’une semi-colonie anglaise) lui assurent des débouchés sûrs. En contre partie, les Britanniques fournissent capitaux et technologie. Cette situation fait la fortune des très grands propriétaires terriens qui forment une oligarchie agro-exportatrice puissante et soucieuse de ses bénéfices. La prédominance de cette classe ne sera jamais véritablement remise en cause par la bourgeoisie industrielle et commerciale qui cherchera au contraire à s’y fondre.
Le premier prolétariat est formé d’ouvriers travaillant dans les chemins de fer, les ports et les usines de conditionnement de la viande.
L’immigration européenne, constituée d’une population urbaine et relativement éduquée, va rapidement bouleverser cet équilibre. On assiste alors à la première véritable industrialisation du pays, nécessaire pour occuper ces masses nouvelles. Ce mouvement est délibérément impulsé par le Gouvernement (création de la compagnie pétrolière nationale – YPF) et renforcé par la première guerre mondiale qui distend les liens avec l’Angleterre et oblige le pays à fabriquer les produits qu’il ne peut plus acheter sur le marché mondial.
L’oligarchie terrienne ne voit pas d’un bon œil l’émergence d’un nouveau prolétariat revendicatif, et dès les années 20, cette phase d’expansion industrielle s’achève par la répression brutale et sanglante de révoltes ouvrières.
Elle reprendra dans les années 30 et lors du second conflit mondial : les contraintes extérieures (récession et coupure des circuits maritimes) obligent à nouveau l’oligarchie à accepter le développement d’une industrie manufacturière autochtone, capable de compenser les importations, essentiellement dans le textile et la métallurgie. Cette phase s’accompagne d’une progression spectaculaire des effectifs ouvriers (de 400 000 en 1935 à plus d’un million en 1946) ainsi que de la montée en puissance de syndicats, malgré la répression féroce qui sévit toujours en cas de grève ou de manifestation ( la ” décennie infâme “).
C’est sur ce prolétariat que va s’appuyer une branche de l’armée, nationaliste et anti-impérialiste, à la fin du conflit mondial. Craignant le démantèlement de la jeune industrie nationale (et notamment l’industrie de l’armement) sous la pression des Etats-Unis avec la complicité de l’oligarchie terrienne, ils prennent le pouvoir en 1943. Juan Peron est nommé secrétaire d’Etat au Travail. Il va rapidement s’imposer auprès du peuple argentin (malgré des phases d’ombre de son personnage qui ne seront révélées que bien plus tard) et il est élu Président de la République en 1946.
Merci Patrick! J’aimerais bien pouvoir mettre un jour la main sur des statistiques plus ou moins fiables (PNB ou PIB), mais j’ignore si cela est realiste…
Une grande chance pouvoir regarder un document comme ça à la maison par un lundi gris d’automne.Mais pardi ils auraient pu trouver une autre musique les “arcoiris”…
Cordialement