Buenos Aires bloqué par les fumées
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Après les moissons, on fait brûler les champs. Cela nettoie. Un phénomène que nous supportons depuis quelques jours ici. Plus de visibilités sur les routes, des accidents, une ville quasiment en état de siège.
C’est tout le delta qui brûle, plus de 60.000 hectares.
Un phénomène inconnu jusque-là. Entre l’odeur et ces fumées noires qui s’insèrent dans les appartements, les problèmes de respiration, on peut s’étonner que la ville ne soit pas préparée à ce genre d’incidents.
C’est qu’auparavant, cette région produisait de la viande, pas des céréales. On ne brûle pas les prairies. Les éleveurs se sont petit à petit transformés en agriculteurs. L’attrait du soja…
Putain de soja ! Destiné en général à nourrir des animaux en batterie, des animaux que nous voyons de moins en moins en liberté dans la pampa.

La route 9 (accès à Buenos Aires)

17 avril 2008 at 9:27
Belle connerie!!!
17 avril 2008 at 9:47
Bonjour,
je viens de découvrir ton blog et bravo pour le contenu.
Nous revenions d’Iguazu hier en avion, et vue du ciel on pouvait apercevoir les champs qui brûlaient sur d’immenses surfaces.A B.A l’odeur du feu de cheminée pourrait être agréable si ce n’est qu’il n’y avait ni feu ni cheminée mais un brouillard monstre et on pouvait difficilement respirer.
entre les accidents de voitures, de camions, il se passe toujours quelque chose ici.
nous repartons dimanche à regrets, mais nous avons décidé de revenir bientôt,surtout si le dollar continue à s’effondrer.
à bientôt
Christine
17 avril 2008 at 11:24
avec la bonne grippe que j’ai choppé, j’suis absolument ravi d’encombrer mes bronche de résidu de soja cramé.
Par contre c’est quand impressionnant de voir les distances que peut parcourir les nuages d’un solution. Et bizarrement je repense au nuage de Tchernobyle, vous savez celui que nos douaniers ont réussi à stopper à la frontière.
17 avril 2008 at 11:28
“surtout si le dollar continue à s’effondrer” ahahahahahaha…. (rire ou pleurer, choisis ton camp)….
17 avril 2008 at 15:21
Quelle connerie et quelles conséquences… Sans compter l’impression d’avoir passer ma nuit à dormir dans une cheminée.
17 avril 2008 at 21:00
Eh les porteños, rappelez vous que c’est cette “putain de soja” qui vous rend la vie facile à Buenos Aires…transports publiques pas chers etc…VOus vivés sous perfusion avec l’argent du campom ne l’oubliez pas.
Si la manne financière des rétentions était équitablement redistribuée, en respectant le FEDERALISME, les provinces de Córdoba et de Santa Fe auraient un niveau de développement proche de celui des plus riches provinces brésiliennes.
En plus, je ne vois pas comment on pourrait s’empiffrer de viande bovine comme on le fait ( 70kg/hab/an, plus qu’un américain…) si toutes les vaches étaient élevées de façon extensive…Il va être temps de prendre conscience des réalités du campo…
17 avril 2008 at 21:23
J’suis fumé comme un vugaire saumon….et scotché par le commentaire de Christine: que pena!
22 avril 2008 at 11:31
L”ecobuage se pratique en Frane depuis des lustres… Bruler les prairies est une pratique courante et reconnue… Bravo Cordobes pour ton franc parler, c”est la stricte verite, il faudrait peut-etre parfois que les gentils porteños sortent de leur bulle… Quand au Dollar, no comment
22 avril 2008 at 11:49
Les gentils porteños, à moins que je ne me sois trompé, sont sortis dans les rues pour soutenir les agriculteurs, quant à l’écobuage en France il est pratiqué principalement dans les zones montagneuses ou accidentées, pour des raisons que les derniers évènements sont suffisants à expliquer.
Quant à la cooparticipation, je suis entièrement d’accord avec Cordobès
22 avril 2008 at 12:07
Faut pas dire n’importe quoi Cece :
Voila par exemple la législation pour le département de la haute loire concernant l’écobuage :
Pour la période du 1er mars au 30 avril de chaque année
Il est interdit à toute personne de procéder à un écobuage (c’est à dire à la destruction par le feu de landes, broussailles, friches, dans un but agricole ou pastoral) et plus généralement à toute incinération de végétaux sur pied (y compris la végétation des accotements, talus, fossés et rives de routes, voies ferrées et cours d’eau) à moins de 400 mètres des bois, forêts, plantations et reboisements ainsi que landes et maquis, sans autorisation accordée dans les conditions suivantes :
Toute personne désirant obtenir une autorisation doit déposer à la mairie du lieu de situation des terrains concernés, et au moins 15 jours à l’avance, une demande sur papier libre précisant :
- nom et domicile du demandeur,
- situation, lieu-dit et surface des terrains concernés,
- distance des bois les plus proches mesurée en ligne droite,
- noms et domiciles des propriétaires des terrains concernés.
L’autorisation est accordée par le Maire, après avis du Directeur départemental de l’agriculture et de la forêt ou du Chef de service départemental de l’Office National des Forêts, si les bois sont soumis au régime forestier.
Lorsque le demandeur a obtenu l’autorisation ci-dessus, il doit, 48 heures avant, le début de chaque opération d’écobuage ou d’incinération de végétaux sur pied prévenir le Maire et quelques heures à l’avance le Service Départemental d’Incendie et de Secours (n° de tél. 18 ou 112) de l’heure exacte du début des opérations.
Mesures à respecter lors de l’écobuage
- présence sur le terrain, pendant toute la durée de l’opération, du propriétaire ou de son représentant, disposant de personnels et moyens suffisants pour maîtriser le feu,
- débroussailler sur 10 mètres de largeur du périmètre à écobuer,
- allumer du feu par temps calme et après le lever du soleil, l’extinction complète doit avoir lieu avant le coucher du soleil,
- si la mise en place d’un dispositif de sécurité est jugée nécessaire, la charge financière correspondante en incombe au demandeur.