Carnet de voyage dans les prisons de Castro
Et la nuit est tombée, «et pas seulement une, mais beaucoup» : «Il a obligé notre peuple à vivre avec un masque [...] à vivre dans la peur et la haine, en obligeant le frère à dénoncer son frère ; le fils son père [...] au nom d’une nouvelle inquisition qui rend esclaves les peuples.»
Huber Matos, les Belles Lettres, 2006, 632 pp, 21 euros.
Cet ancien instituteur né en 1918, un des résistants de la première heure à la dictature de Batista, sait de quoi il parle. C’est un des héros de la «révolution» de 1959, le cinquième homme avec «Che» Guevara °© mort en Bolivie en 1967 °©, Camilo Cienfuegos °© mort à Cuba l’année même de la révolution dans un mystérieux accident d’avion °© et les deux Castro, Fidel et son frère Raúl, toujours aux commandes du régime totalitaire cubain. Depuis la Sierra Maestra, c’est Huber Matos qui prendra, avant la chute de La Havane, Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays, à la tête de sa «colonne 9».








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