Un peu de tendresse dans ce monde de brutes !
En plus, le temps est à l’orage. J’ai bien peur que certains cerisiers japonais, qui n’ont pas encore fleuri, n’en déplaise à certains, soient les prochaines victimes de ce temps pourri.
En plus, le temps est à l’orage. J’ai bien peur que certains cerisiers japonais, qui n’ont pas encore fleuri, n’en déplaise à certains, soient les prochaines victimes de ce temps pourri.
De tout temps, les grands ténors ont poussé la chansonnette. Tant pis pour les ayatollahs.
Et puis cela permettra de rendre deux hommages à la fois.
Johnny Cash, sur Wikipedia c’est bien résumé.
Je préfère les concerts qu’il a faits en faveur des détenus pénitentiaires.
Cocaïne blues, du disque “At Folsom Prison And San Quentin”, juste pour se réveiller le matin.
La prochaine fois je vous passe les “Cold War Kids”, on est quand même à la page par ici, ce qui ne veut pas dire qu’un jour, crucifiez-moi si c’est le cas, je vous passerai de la musique électronique. Faut quand même pas déconner.
Puerto Madero, ce matin.

Ô fins d’automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D’envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D’un linceul vaporeux et d’un vague tombeau.
Dans cette grande plaine où l’autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s’enroue,
Mon âme mieux qu’au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.
Rien n’est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,
Que l’aspect permanent de vos pâles ténèbres,
Si ce n’est, par un soir sans lune, deux à deux,
D’endormir la douleur sur un lit hasardeux.
Charles Baudelaire
(Les fleurs du mal)
Je n’arrive pas à faire passer cette grippe. Mauvaise humeur, fièvre, et bien d’autres choses…
Comme demain je dois aller manger des fromages qui puent avec les blogueurs de Buenos Aires, rien d’évident compte tenu de mon état, je vais essayer de me reposer, je vous laisse en musique avec Minor Swing.
Une version différente de ce morceau se trouve ici.
et Besame Mucho en jazz manouche
Walkin’ After Midnight, c’est bien, c’est tellement bien que c’est tout ce que vous offre aujourd’hui.
Quel manque d’imagination, je sais…
C’est pour ceux qui l’auraient manqué :
Tout le monde est en vacances. Vous n’avez pas envie de commenter. Ok.
J’ai fait un p´tit tour en ville hier, j’ai pris un verre ou deux et puis j’ai vu, j’ai regardé, et ça m’a rappelé ce conte de Charles Bukowski :
L’autre soir, je me suis retrouvé dans un concert d’habitude je déteste ça. Au fond, je suis un solitaire, un vieil ivrogne qui préfère boire tout seul, avec sans doute pour unique espoir d’entendre un peu de Mahler ou de Stravinski à la radio. Mais ce soir-là, j’étais dans la foule en folie. Je ne vous dirai pas pourquoi, car c’est une autre histoire, sans doute plus longue, sans doute plus déroutante. J’étais debout dans mon coin, à boire mon vin, à écouter les Doors, les Beatles ou l’Airplane se mélanger avec le brouhaha des voix, et je me suis rendu compte que j’avais besoin d’une cigarette. J’étais à sec. Ça m’arrive souvent. J’ai vu deux jeunes types, tout proches, les bras pendants et oscillants, le corps mou, bovin, le cou tordu, pour ainsi dire en caoutchouc, du caoutchouc en charpie qui s’étirait et se disloquait.
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