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Chávez, la rupture qui dure

Très bon article sur Libé, j’en ai repris deux paragraphes, essentiels à mon avis. Mais vous pouvez en voir l’intégralité en cliquant sur le lien.

Chávez, la rupture qui dure
[…]Si Chávez a bénéficié d’une conjoncture pétrolière extraordinaire, il a davantage investi les revenus de l’or noir à l’extérieur (rachat partiel de la dette de l’Argentine et de l’Equateur, financement des campagnes de Correa en Equateur et d’Ortega au Nicaragua) que dans des projets de développement à long terme qui auraient permis de rompre avec une économie structurellement rentière et dépendante des Etats-Unis. Et si le référendum révocatoire de 2004 a pu apparaître comme la mise en oeuvre effective d’une démocratie participative, le fait que le nom des quelque 2,7 millions d’électeurs signataires de la pétition révocatoire ait été diffusé par monts et par vaux et puisse être utilisé par l’administration à l’encontre des opposants constitue un outrage flagrant à la liberté d’opinion.[…]

[…[Outre le fait qu’elle constitue une nébuleuse dont le seul dénominateur commun est de rejeter le chavisme, l’une des raisons pour lesquelles l’opposition n’a pas réussi à exister autrement qu’en tentant un coup d’Etat en avril 2002 réside dans le fait qu’elle demeure incarnée par des personnalités politiques liées au système dont l’incurie est devenue patente dans les années 90. C’est le cas de Teodoro Petkoff, longtemps pressenti pour affronter Chávez lors des élections à venir, guérillero des années 60 devenu ministre en 1994 sous le mandat de Rafael Caldera. C’est également celui du candidat désigné, Manuel Rosales, ancien membre du parti Acción Democrática qui fut au coeur du scandale Carlos Andrés Pérez, et qui signa en 2002 le décret instituant Pedro Carmona président après l’éphémère coup d’Etat antichaviste. Tant que ne renaîtra pas un véritable projet d’Etat social et de redistribution des richesses, porté par une figure vierge de toute relation avec la démocratie d’avant 1998, Chávez et sa révolution, aussi «populistes», «démagogues» et «clientélistes» soient-ils, ont de beaux jours devant eux.

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5 Commentaires pour “Chávez, la rupture qui dure”

  1. #1 tonio
    on nov 17th, 2006 at 15:22

    Commentaire supprimé.
    Mais comme je suis sympa et que c’était un copier/coller de certains passages de cet article je vous mets le lien
    http://jcr.apinc.org/article.php3?id_article=1457
    comme ça vpus pourrez le lire en entier

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  2. #2 zandouilles!
    on nov 17th, 2006 at 15:36

    En 2004, sur un chiffre d’affaires de 60 milliards de dollars, la contribution de PDVSA au budget national (sous la forme d’impôts, de redevances et de dividendes) s’est élevée à 11,4 milliards de dollars (environ 50 % des recettes fiscales). Le financement d’infrasctructures, certes manquantes, et de budgets socaiux s’élève à 3, 7 milliards.
    Chavez n’a donc pas investi DAVANTAGE les benéfices de l’or noir à l’extérieur puis que le rachat de la dette argentine s’élève à 500 millions de dollars… Quant aux clopinettes refilées pour les campagnes électorales des copains, il est presque indigne de les comptabiliser - Et, vu la défaite au Pérou, elles n’ont d’ailleurs sans doute pas été assez importantes!

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  3. #3 Patrick
    on nov 17th, 2006 at 15:42

    Le rachat de la dette argentine par le Venezuela dépasse aujourd’hui les 3,5 milliards de dollars.
    Ce sont plusieurs rachats de 500 millions qui ont été effectués.
    On le comprend d’ailleurs le double taux de change de la banque centrale venezuellienne laisse de confortables marges aux politiques et aux banquiers de Caracas.

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  4. #4 Patrick
    on nov 17th, 2006 at 15:50

    On ne sera bien sûr pas surpris de savoir que zandouilles et Tonio ont exactement la même IP

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  5. #5 Remi
    on nov 18th, 2006 at 17:31

    “On ne sera bien sûr pas surpris de savoir que zandouilles et Tonio ont exactement la même IP”
    lol

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