Confidences syndicales
324 lecturesPhoto: Armando Cavalieri, patron de ce syndicat.
J’ai une amie qui travaille au syndicat des employés de commerce. Une autre branche de la CGT péroniste.
Le gouvernement parle en ce moment d’interdire le travail de dimanche.
Mais, les magasins, les supermarchés les centres commerciaux sont ouverts. Entre les personnes qui travaillent en semaine et le tourisme, c’est assez indispensable.
Je me posais la question de savoir pourquoi, en ville, les petits commerçants fermaient à partir de la mi-journée alors que les autres grandes surfaces et centres étaient ouverts. Une perte de chiffre d’affaires importante et sans explication.
Je lui ai donc posé la question ce dimanche, car elle était venue à la maison partager notre repas.
Elle partit d’un grand éclat de rire :
La loi oblige les employeurs à payer des heures supplémentaires pour le travail du samedi après-midi et du dimanche, ce sont des heures à 100 % d’augmentation. Mais notre syndicat a pris des accords particuliers avec les supermarchés et les centres commerciaux. Dans la cotisation syndicale, obligatoire et sans pouvoir choisir le syndicat, il existe une option pour des activités ludiques qui coûte 9 pesos par mois aux employés. Elle n’est pas obligatoire.
L’accord pris entre le patronat et la CGT a rendu cette cotisation obligatoire et en contrepartie l’employeur paye les heures faites au tarif normal.
Les syndiqués se font non seulement sucrer ce qui leur est dû, des heures payées au tarif double, mais en plus ça leur coûte 9 pesos par mois.
Les péronistes, comme disait Borges, ne sont ni bons ni mauvais, ils sont incorrigibles.
