
Karole et Patrice étaient à la maison vendredi soir, puis nous sommes sortis. Pâtes à la Parolaccia, régime sportif oblige. En fait, il y a six mois, le sport, Carole ne savait même pas ce que c’était. Puis elle décida de s’entraîner pour le marathon.
Une folie !
Ben non, hier elle a pris le départ, elle a même fait un super chrono !
Je vous laisse avec ses photos et son texte :

Marathonienne, je suis
Et voilà que dimanche ce sont concrétisés mes 4 mois d’entraînement et de préparation, durant tout ce rude hiver argentin (tt est relatif) à courir par tous les temps, tous les états, cela n’a pas toujours été facile, mais le résultat en valait la peine.
Dimanche a commencé par une belle et fraîche matinée, j’étais sereine et contente d’être parmi tous les coureurs. Enfin, j’allais mettre à l’épreuve mon entraînement et voir ce que j’avais dans les pattes. La course commence lentement et une espèce d’euphorie me gagne, surtout, lorsqu’au 5e kilomètre je vois arriver Patrice sur ses rollers, ils l’ont laissé passer ! Génial ! Il me suivra et m’encouragera jusqu’au bout, ce sera son marathon à lui et il pourra prendre plein de photos. Les 25 premiers kilomètres se passent mieux que ce que j’aurais pensé, je me sens légère et pleine d’énergie, le sourire aux lèvres nous traversons Buenos Aires, d’abord par l’autoroute, spécialement fermée à la circulation pour l’occasion, puis nous passons par le Congresso, la Casa Rosa, le stade de La Boca, les quais, et au 30e kilomètre nous commençons à longer le bord de La Plata et ses pêcheurs. Le 36e kilomètre devient difficile, je fatigue, je ralentis, mais mon mental ne fléchit pas, je ne suis plus très loin, s’enchaînent, 37e, 38e, au 39e la patate me revient, au 40e j’accélère, je double des coureurs, je ne pense plus qu’à la ligne d’arrivée, je compte les lampadaires qui me séparent du but, de plus en plus de monde sur les côtés, des encouragements, un petit virage, puis un autre, un petit rond-point, du monde, encore du monde, et à 10 mètres de moi, je la vois, la ligne d’arrivée, ça y est, je la franchis, j’arrête le chrono et là c’est une exultation de joie, un feu d’artifice de pur bonheur, je suis ds un état second, une espèce d’ivresse me gagne, les larmes montent, c’est indescriptible, trop beau, trop bon, ce sentiment d’allégresse. Quelques minutes après, tout mon corps me fait mal, mais ça ne fait rien, je suis sur mon nuage, ya rien de plus beau ! Cela restera un moment inoubliable. J’aurais mis 4h01mn02s sur mon chrono, je n’ai pas encore le classement officiel.
Avis a tous ceux qui pensent que le sport n’est pas à leur portée, ceux qui me connaissent le savent, mais 6 mois auparavant je n’avais jamais pratiqué de sport de ma vie, c’est une belle victoire sur moi-même. Comme quoi il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Gros gros bisous, et merci pour vos encouragements
Karole









on nov 5th, 2007 at 12:07
Chouette défi, Félicitation! et maintenant si tout va bien elle ne peut plus monter les escaliers pendant 3 jours…
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on nov 5th, 2007 at 12:30
Buenos Aires c’est pas Bogota Toño, il y a des ascenseurs !
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on nov 5th, 2007 at 12:50
j’ai fait une fois un marathon … en France. Et après je ne pouvait plus marcher … rien à voir avec les ascenseurs de Bogotá.
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on nov 6th, 2007 at 17:40
Effectivement, immobilisée durant qques jours avec de la glace autour du genou pour épanchement synovial, ça m’apprendra…La prochaine fois, je m’entrainerai à jouer aux cartes plutôt, moins risqué, quoique, une foulure du doigt, ça peut arriver
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on nov 6th, 2007 at 20:01
La glace c’est bien, une p’tite pommade anti-inflammatoire ça aide aussi
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on nov 6th, 2007 at 20:16
La glace c’est mieux … à part ça soigne le bien l’épanchement… parce que c’est le genre de truc qui dure … parole de vécu, plus de six mois pour un mal soigné!
Mais c’est un détail, le mieux c’était le marathon…
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on nov 17th, 2007 at 17:45
Pour une compe.aussi dure faut la laisser à ceux qui ont un long entrainement,sinon gare aux degats.Vaut mieux ramasser des olives comme moi,quoique avec ma cheville qui me fait boiter et mon pansement à la main qui me gene pour ecrire c’est pas mieux…sacré escabeau !!!
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on nov 27th, 2007 at 20:18
marrante la photo de la course et elle m’inspire deux remarques
Karole parait etre en tete de la course et on voit beaucoup de poursuivants.
La position des concurrents est la meme pour tous:le pied à l’arrière legèrement decollé du sol.
Question :ce 28/11,aprés un long repos , comment va le genoux?
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on déc 2nd, 2007 at 10:30
[...] financier et la puissance invitante, Guillaume qui ouvre prochainement un restaurant à Palermo. Karole (rescapée marathonienne) et son compagnon tout comme ma petite chérie et votre serviteur étaient les seuls amateurs de [...]