Carlos Menem (suite) Attentat de 1994
Carlos Menem est soupçonné d’avoir touché 10 millions de dollars de la part de l’Iran pour que la responsabilité de ce pays dans un attentat terroriste contre la Mutuelle juive argentine AMIA à Buenos Aires en 1994 ne soit pas établie.
La juge suisse Junod n’a pas répondu jusqu’ici à une vingtaine de demandes d’entraide judiciaire de ses collègues argentins concernant ces dossiers.
Une des demandes porte sur le témoignage d’un « repenti » iranien, Abolgashem Mesbahi, qui a accusé Carlos Menem d’avoir reçu 10 millions de dollars sur un compte bancaire à Genève.
Ce repenti résidant en Allemagne a été interrogé par des policiers suisses en février 2003 sur demande de la juge Junod qui n’a pas communiqué le procès-verbal de cet interrogatoire aux magistrats argentins.
Il n´ira donc pas comme prévu au sommet de Guadalajara qui réunit les chefs d´État Sudamericains avec ceux de la communauté européenne. Des rendez-vous très importants pour le pays étaient inscrits à son ordre du jour.
Entre 1991 et 1995, Carlos Menem signa, en sa qualité de chef de l’Etat, trois décrets autorisant la vente d’armes au Panama et au Venezuela. Les livraisons furent déviées vers l’Équateur et la Croatie. Ces deux pays étaient pourtant sous embargo international, l’Équateur pour son conflit avec le Pérou et la Croatie pour la guerre dans l’ex-Yougoslavie.
Maria Julia Alsogaray, une ministre emblématique des deux présidences de Carlos Menem (1989-1999), a été condamnée à trois ans de prison. Elle a été reconnue coupable d’enrichissement illicite dans l’exercice de ses fonctions.
Économiste de formation, soutenu par le FMI, les militaires et la droite argentine il pratique l´économie de la même manière que Georges Bush pratique la philosophie, avec un sécateur et des certitudes.