Archive pour le 6 mai 2004

Perón ou le populisme

Jeudi 6 mai 2004

Qu’est-ce qu’un populiste ? Ci joint une liste pour vous aider à comprendre :
Hugo Chávez au Venezuela
Christophe Blocher en Suisse
Bernard Tapie en France
Silvio Berlusconi en Italie
José Bové en France
Jean-Marie Le Pen en France
Abdalá Bucaram en Equateur
Alberto Fujimori au Pérou
Le sous-commandant Marcos au Mexique

Inclassables donc. Non. Dans tous les cas, la formule du philosophe espagnol Balthasar Gracian (1601-1658) reste valable : « Pour séduire, il faut réduire. »
Figurant parmi les plus fréquemment cités, et lui-même à géométrie variable, le populisme latino-américain apparaît dans les années 1930. Revêtant les habits de l’espérance, au nom de la nation et de la justice sociale, certaines de ses figures charismatiques émergent dans des situations provoquées par des gouvernements faibles et corrompus. De toutes ces expériences, celle du charismatique Juan Domingo Perón et des discours enflammés de son épouse « Evita » demeure la plus connue. Le péronisme incarne une triple revendication : nationalisme, anti-impérialisme et « transclassisme ».
Peron et EvitaParticulièrement pendant le premier gouvernement de Perón (1946-1951), il sut donner des gages aux classes défavorisées ? les descamisados. Difficile de comprendre autrement la présence encore vivante du mythe péroniste. L’Argentine a connu avec Perón une politique sociale parmi les plus avancées d’Amérique latine, le star-system et, avant l’heure, le déclin de la gauche.
mais,
«C’est l’horizon illimité de la Pampa qu’il faut mettre en cause, soutient le philosophe espagnol José Ortega y Gasset. Cet horizon incite les Argentins à se détourner du concret pour s’enivrer de promesses… »
L´Argentine était riche à cette époque, elle faisait partie de 5 pays les plus riches du monde. D´après les sources bancaires suisses l´ex obscur et pauvre militaire argentin (Perón) faisait aussi partie à cette époque des 5 plus grosses fortunes du monde.
Il y a peu, écrit Sergio Ferrari, un dirigeant politique sud-américain divisait le monde de la façon suivante : les pays développés, le tiers monde, le Japon, île sans ressources naturelles dont personne ne comprend pourquoi elle est développée, et l’Argentine, dont le sous-développement reste un mystère puisqu’elle a des ressources naturelles.
Les promesses sont la tentation de tous les régimes politiques. C’est pourquoi aucun ne tient en Argentine. La démagogie les emporte, une démagogie qui, dans le cas de Perón et de sa femme, Evita, devait atteindre les proportions de la Pampa. Et pendant ce temps, chacun est si loin de son rêve, que tout ce qui l’en rapproche lui semble permis. D’où une corruption qui tient lieu de raison d’être et de sens de la réalité.

En 2004, il n’y a pour l’Argentine qu’un remède, celui qu’Ortega y Gasset proposait déjà en 1929. « Celui qui sait éluder les trompe-l’œil psychologiques se demandera avec impatience comment il se fait que dans le peuple aux puissants ressorts historiques qui existe aujourd’hui, ne se soit pas trouvé une minorité énergique qui suscite une nouvelle morale dans la société, rappelle l’Argentin à lui-même, à son intimité et à sa sincérité effectives, tempère avec rigueur son narcissisme, se montre intraitable pour tout ce qui n’est que façade ou papier et le force à vivre véritablement, à couler de source, à jaillir de sa richesse intérieure, au lieu de se maintenir dans une perpétuelle désertion de lui-même. Le jour où une telle minorité enseignera à cet homme à accepter profondément son destin individuel, à exister formellement et non en gesticulation et en représentation dans un rôle imaginaire, l’Argentine s’élèvera de façon presque automatique dans la hiérarchie des plus hautes qualités historiques. Car l’homme de La Plata est l’un des mieux doués qui se puisse trouver. »

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Luis Barrionuevo

Jeudi 6 mai 2004

Luis BarrionuevoPuissant dirigeant syndical et Sénateur de la Nation, certains le considèrent comme un Saint d´autres comme il Capo di tutti capi.
Les paroles célèbres de l´intéressé nous éclairent sur ce point :
« Pour sortir de la crise il faudrait arrêter de voler pendant deux ans. »
“Dans ce pays personne ne devient riche en travaillant »
et la dernière en date :
« Je ne suis ni la vierge Marie ni le Franciscain du couvent. »
Ancien employé gastronomique il est aujourd´hui le patron du syndicat des employés gastronomiques et dit tirer ses revenus de la gestion des nombreux restaurants qu´il possède. C´est un peu comme si votre patron était votre représentant syndical.
Les mauvaises langues ( il y en a toujours) disent qu´en fait il tire la majorité de ses revenus de la gestion de son syndicat et du PAMI, sécurité sociale des retraités.

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