la crise énergétique a commencé à affecter l’activité industrielle
La production industrielle de l’Argentine a chuté de 3,9% en avril, par rapport à son niveau de mars, attestant de l’impact de la pénurie d’énergie que connaît le pays latino-américain depuis plusieurs semaines, selon les chiffres diffusés mardi par l’institut statistique public INDEC.
En glissement annuel, l’activité industrielle reste en progression de 9,4%. Sur les quatre premiers mois de l’année, elle est en hausse de 12,8%, toujours par rapport à la période comparable de 2003, a précisé l’organisme.
En mars, la production de l’Argentine avait encore cru de 1,3% sur un mois (et de 15,5% sur un an), alors que la pénurie d’énergie commençait à affecter le pays. Les analystes avaient alors expliqué que les entreprises avaient fait fonctionner à plein leurs usines pour anticiper les coupures de courant à venir.
La baisse de l’activité industrielle le mois dernier s’est accompagnée d’un recul du taux d’utilisation des équipements, tombé à 68,7% (-2,2 points sur mars).
Le ministre de l’Economie Roberto Lavagna avait reconnu dimanche que la crise énergétique allait affecter négativement la croissance du pays.
« La crise va avoir un certain impact, cela ne fait aucun doute. Cela va probablement se refléter dans les indicateurs de mai. Mais le taux de croissance de cette année sera de 5,5%« , avait pronostiqué le ministre.
En octobre 1983, Raul Alfonsin, le candidat de l’Union civique radicale (UCR), gagne la présidence. Il est porteur de tous les espoirs : sortir de la nuit de la dictature, faire la vérité sur les morts et les disparus, punir les assassins, en finir avec le mythe péroniste et commencer la reconstruction d’un pays riche dans les domaines agricoles, industriels, touristiques, culturels. La situation économique est catastrophique, la dette extérieure est l’une des plus élevées du monde et le FMI n’a pas l’intention de lui faire de cadeau. Pourtant, Raul Alfonsin traînera la junte devant les tribunaux, où certains militaires seront condamnés. Mais, face au mécontentement de l’armée et à plusieurs soulèvements, il acceptera la loi du « point final » et celle du « devoir d’obéissance », mettant, de fait, un terme aux poursuites.