Archives pour juin, 2004

30
juin

La Purge de la Police de la province de Buenos Aires continue

Après avoir renvoyé chez lui le Chef de la police qu´il avait nommé le 24 avril dernier, León Arslanian, ministre de l´Intérieur de la Province, se sépare de 158 effectifs, parmi lesquels. 12 chefs, 43 officiers et 102 sous-officiers.
Cela porte à 660 le nombre des démis depuis son arrivée.
Il est bon de rappeler que 60 % des 45 000 policiers de la province, soit 27 000 personnes, font actuellement l’objet d´une enquête administrative, pour des infractions mineures, gratifications modestes, indulgences rémunérées, certificats bidon à prix d´ami et autres petits arrangements quotidiens.

30
juin

La société argentine plus inégalitaire que jamais

L’actualité économique en France et dans le monde sur lefigaro.fr« La société argentine plus inégalitaire que jamais
[29 juin 2004]

L’Argentine, pays qui se flattait jusqu’à il y a peu de compter la classe moyenne la plus étendue d’Amérique latine, n’a jamais été aussi inégalitaire, selon une étude de l’institut national de la statistique Indec. Dans la capitale Buenos Aires et sa banlieue, les 10 % de la population les plus riches gagnent désormais 50 fois plus que les 10 % les plus pauvres. C’est un écart d’une ampleur inédite depuis trente ans. Au niveau national, la frange la plus aisée affiche des revenus 31 fois supérieurs à ceux des plus pauvres. »

30
juin

Voyage en Chine Le Président Kirchner s´attribue une note de 12 sur 10 à mi-parcours

boulierUne manière peu orthodoxe de faire de l´arithmétique, à mon avis il s´est un peu emmêlé les doigts sur le boulier qu´on a certainement pas oublié de lui offrir.
En fait, la Chine ouvre, semble-t-il, ses portes à l´importation de viande et de fruits. Citriques pour la plupart, citrons, lima, pommes et poires.
Ceci devrait augmenter les exportations argentines de 150 millions de dollars.
En contrepartie, ils aimeraient bien fournir du matériel ferroviaire à l´Argentine qui en a grand besoin pour amener jusqu´aux ports d´embarquement sa production agricole depuis les différentes provinces du pays.
Les européens et les Français, en particulier, qui suivent depuis des mois la problématique de la réhabilitation des chemins de fer argentins risquent de trouver un goût très amer au lima.
En tout cas, l´euphorie est de mise chez nos voyageurs. Dans le même temps, le Secrétaire d´Etat aux finances, Guillermo Nielsen, est sur le départ pour Paris afin d´obtenir l´accord du G-7 et du G-20 pour la restructuration de la dette privée argentine actuellement en défaut auprès de ses créanciers. Il est raisonnable de penser que les machines à calculer européennes ne donneront pas le même résultat que le boulier chinois.

29
juin

En Argentine l´État voyage encore comme au 19 ième siècle !!!!

Après s´être arrêté au Brésil, aux Canaries, à Prague, à Moscou, pour atterrir enfin à Pékin pour un voyage d´État, le président Nestor Kirchner s´arrêtera 2 jours à Tahiti lors de son retour.
Voir note agence ci-dessous :
(Tahitipresse) — À l’issue de la visite d’Etat l’ayant conduit en Chine, le président de la république argentine Nestor Kirchner fera une escale à Tahiti, où il séjournera à titre privé du 1er au 2 juillet. À sa descente de l’avion, le chef d’Etat argentin sera accueilli par le Président de la Polynésie française Oscar Temaru en personne.
Nestor Kirchner sera accompagné de son épouse, la sénatrice Christina Fernandez, ainsi que des gouverneurs des provinces de Buenos Aires, Cordoba, Jujuy, Mendoza, San Juan, Santa Cruz et Santa Fe.

Le Président Kirchner est parti de Buenos Aires le 24 Juin. Marco Polo, tu nous manques !

29
juin

Les limites de la tolérance populaire et la démocratie

Un quatrième commissariat a été détruit hier par ses voisins proches, hier, las de l´insécurité et de la corruption de la Police de la Province de Buenos Aires. Cela pourrait faire sourire ; pour la énième fois en quelques semaines le chef de la Police de la Province a été remercié, mais cela pose un problème difficile à résoudre.
En effet, une partie de la population se plaint de cette insécurité et l´autre du chaos proche de l´anarchie qui règne dans le pays. Mettre des milliers de policiers en disponibité, qui arrondissaient leur fin de mois avec des combines plus ou moins tortueuses et mafieuses. a pour conséquence de mettre des milliers de délinquants en plus dans la rue et ce n´est pas le rôle la foule exaspérée que de rendre la justice de cette manière aussi brutale.
Ces manifestations ne sont pas toujours spontanées, bien sûr, et même si elles sont exploitées par les courants tant d´extrême droite que d´extrême gauche que comporte la faune politicomafieuse du pays, elles coïncident réellement à un seuil de tolérance largement dépassé des habitants de la Province.
On ne peut qu´être inquiet lorsqu´on sait quelles solutions l´histoire de ce pays a laissé dans la mémoire collective comme étant la manière la plus simple de résoudre ses problèmes.

29
juin

La violence dans le foot, Mauricio Macri et Luis Barrionuevo en première ligne

Une vaste enquête judiciaire a été ouverte par le juge d’instruction Mariano Berges pour déterminer le rôle que jouent les différents acteurs du soccer -joueurs, entraîneurs, dirigeants, politiques dans le développement préoccupant de l’hooliganisme dans les stades argentins. Mariano Berges veut comprendre comment le phénomène des “barrabravas” (hooligans argentins) a pris une telle ampleur et, surtout, éclaircir les liens éventuels qu’il peut entretenir avec des dirigeants du soccer ou des hommes politiques.
Cette enquête est intervenue alors que le Championnat d’Argentine venait tout juste de reprendre. Toutes les compétitions nationales avaient été suspendues comme suite à des incidents le 31 août lors du match entre Boca Juniors et Chacarita, au cours duquel 71 personnes avaient été blessées. Face à cette force souterraine, certains dirigeants et hommes politiques sont suspectés de financer les groupes d’« ultras » pour acheter une sorte de paix sociale et fuir d’éventuelles « représailles », mais également à des fins électorales.
Ainsi, le vice-président de Chacarita, Armando Capriotti, avait été mis sous les verrous, accusé d’avoir entretenu des liens compromettants avec certains groupes de supporteurs. L’affaire aurait pu même remonter jusqu’au président du club, le sénateur péroniste Luis Barrionuevo, allié politique de l’ex-président argentin Carlos Menem et accusé à plusieurs occasions d’irrégularités électorales. Mais son statut de sénateur le protège.

Pour analyser ces relations particulières, le juge Berges avait notamment convoqué l’ex-entraîneur de Boca Juniors Carlos Bianchi. Celui-ci a comparu pendant deux heures avant de repartir visiblement énervé. Selon des sources judiciaires, il venait d’avouer qu’il n’a jamais financé les « barrabravas», mais que ceux-ci ont, à certaines occasions, réclamé un pourcentage sur son salaire.

Hôtel de luxe

Trois joueurs, Carlos Navarro Montoya (Chacarita), Roberto Abbondanzieri et Alfredo Cascini (Boca Juniors), ont également été interrogés parce que leurs noms figuraient dans un agenda trouvé au domicile de Rafael Di Zeo, un des chefs des hooligans de Boca Juniors.

L’hypothèse d’un rapport entre le milieu des « barrabravas» et celui des politiques a été confortée après que l’on ait découvert que Santiago Lancry, un hooligan de Boca Juniors arrêté il y a une semaine, était employé au service de sécurité au sein du Gouvernement autonome de la ville de Buenos Aires.

De plus, selon la presse locale, un ancien « ultra » repenti, Carlos Amenedo, a explicitement dénoncé au juge Berges les liens qui unissent les supporteurs de Boca Juniors au président du club Mauricio Macri, par ailleurs candidat malheureux au poste de chef du gouvernement de Buenos Aires, et à Carlos Menem.

Amenedo a notamment déclaré que Macri avait offert aux « ultras » 1200 billets par match et même payé un hôtel de luxe pour assister à la finale de la Coupe Libertadores face au club brésilien de Santos en juillet

28
juin

Piqueteros, résumé des évènement récents

PiqueterosIl y a quelques jours les piqueteros avaient occupé le ministère du Travail retenant prisonnier pendant dix heures le ministre Carlos Tomada. Le gouvernement a porté plainte devant la justice et a menacé de créer une brigade policière anti-piquetes. Plus récemment c´est aux Macdo, à Carrefour et à Repsol que les proches de Raul Castells s´en sont pris.

L’ancien chef de l’Etat péroniste Eduardo Duhalde « a ordonné et financé cette protestation », a lancé peu après Luis d’Elia, syndicaliste et leader modéré des piqueteros, qui entretient de bonnes relations avec le gouvernement. Cette accusation a réveillé le souvenir des pillages de décembre 2001, qui avaient précipité la chute de l’ex-président Fernando de la Rua (parti radical) et l’effondrement financier du pays. « C’est le début de la guerre froide que Duhalde et ses hommes vont lancer contre Kirchner », a affirmé M. d’Elia, alimentant la théorie d’un affrontement inéluctable entre M. Kirchner et l’ex-président.

Parrain politique de M. Kirchner, Eduardo Duhalde entend conserver le contrôle du mouvement péroniste et de la puissante province de Buenos Aires, dont il fut pendant de longues années le gouverneur. À cause de l’insécurité croissante et de la vague sans précédent d’enlèvements, le président argentin a accusé, il y a quelques jours, la police de la province de Buenos Aires de complicité dans les prises d’otages avec demande de rançon. Ce qui n’a pas manqué de créer un malaise parmi les hommes de M. Duhalde. Président de la Fédération terre et habitat (FTV) et député de la province de Buenos Aires, Luis d’Elia a, en outre, affirmé qu’il était prêt « à prendre les armes » pour défendre le gouvernement Kirchner. Les principaux leaders du secteur dur des piqueteros, Raul Castells et Nestor Pitrola, ont traité M. d’Elia de « lèche-bottes de Kirchner ».

Cette escalade verbale préoccupe les citoyens, qui, après avoir soutenu, pendant de longues années, les revendications sociales des piqueteros, expriment leur lassitude de voir leur vie quotidienne transformée en enfer. M. Kirchner est pris entre deux feux. Il a affirmé qu’il n’entendait pas réprimer les manifestations de rue, comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Mais il sait que la patience de la classe moyenne a une fin.

28
juin

Le foot et la politique….

Le vice-président du club Chacarita, Armando Capriotti, qui vient de descendre en deuxième division, accuse le chef de cabinet, Alberto Fernández, d´être l´auteur intellectuel de ce désastre.
En effet, le Président du club n´est autre que Luis Barrionuevo et comme il n´appuie pas le Président Kirchner, cela lui a porté préjudice, affirme-t-il.
Comment ? Je me le demande…. peut-être leur a-t-on jeté un sort depuis la Casa Rosada !
En fait, l’AFA leur a retiré trois points pour les graves incidents qu´ils ont tous deux occasionné lors d´un match contre Boca Juniors le 31 Aout de l´année passée et pour lesquels il a passé deux mois en prison. Luis Barrionuevo a profité de sa situation de Sénateur pour y échapper.
Ce dernier ajoute qu´il aurait préféré descendre de division dans des conditions plus dignes,,,,,
Nous sommes plusieurs à nous demander ou il peut bien cacher sa dignité !




juin 2004
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Sites recommandés

    http://www.wikio.fr

    Badge Farm

    • Firefox 2
    • a small orange
    • Rent a Blogger
    • Powered by Redoable 1.2
    • Add to Technorati Favorites

    Fermer
    Powered by ShareThis