Selon le rapport 2004 de reporters sans frontières, la situation des journalistes est loin de s´améliorer en Argentine, qu´il s´agisse de journaux, de radio et de télévision on doit soit plier devant les ordres du gouvernement soit faire ses bagages. C´est ce que je disais déjà dans un précédent article sur Jorge LANATA.
Voici un extrait du rapport : rapidement, la presse s’est inquiétée des interventions répétées de proches du Président auprès de journalistes critiques de la gestion gouvernementale. Selon l’Association des entreprises de presse (Adepa), elles dépassent en quantité celles des prédécesseurs de Kirchner. En octobre, plusieurs journaux, dont l´hebdomadaire Noticias, ont reproché au gouvernement de téléphoner aux journalistes pour faire pression. Ils ont également dénoncé l´utilisation discriminatoire de la publicité publique pour sanctionner les médias trop critiques et la sélection partisane de journalistes pour accompagner les voyages présidentiels. Des informations démenties par les autorités. Mais le malaise a été renforcé par le refus de Miguel Nuñez, porte-parole de la présidence, de s’expliquer, fin octobre, devant la commission pour la liberté de la presse de la Chambre des députés.
L´intégralité de l´article peut être lu sur ce lien.
Cette pratique systématique de l´autoritarisme faite par le gouvernement Kirchner est inquiétante, elle favorise l´autocensure de la part des professionnels de l´information qui ont peur de perdre leur emploi lorsque ce n´est pas une pratique exagérée des louanges faites à cette administration.
À voir absolument :
DVD coédité par Reporters Sans Frontières, Editions Montparnasse et la FNAC
Contient deux films :
- “Los traidores”, de Raymundo Gleyzer - 1973 (150′, coul.)
- « La tierra quema », de Raymundo Gleyzer - 1964 (12 ‘, NB
Détails ici
Les Traîtres (Los Traidores), réalisé en 1973 en pleine ferveur péroniste, dénonce la corruption d’un certain syndicalisme acquis au système en montrant les limites du péronisme.
Ce film, fiction de Raymundo Gleyzer, qui a réalisé plusieurs courts métrages et un autre long métrage (La Revolucion Congelada), raconte les combats de jeunesse d’un militant qui devient au fil des ans un bureaucrate « vendu » par amour du pouvoir et de l’argent.
Los Traidores, qui a bouleversé le cinéma argentin, a aussi coûté la vie à son auteur. Enlevé en 1976, Raymundo Gleyzer n’a jamais réapparu, comme tant d’autres victimes de la dictature militaire.