Archive pour le 15 juillet 2004

l’ex-général Suarez Mason inculpé de 254 enlèvements

Jeudi 15 juillet 2004

Photo : Guillermo Suarez Mason et son protégé Aztiz

L´ex-général argentin Guillermo Suarez Mason a été inculpé de 254 enlèvements, a-t-on appris mercredi. Il était surnommé « le boucher d’Olimpo » du nom du centre de détention et de torture qu´il dirigeait pendant la dictature (1976-1983).
Le juge fédéral Rodolfo Canicoba Corral a motivé sa décision en 281 pages qui viennent s´ajouter aux accusations déjà formulées pour l´enlèvement d’enfants de détenues politiques contre l´ex-général âgé de 80 ans, détenu dans une prison de l´agglomération de Buenos Aires.
Cinq autres anciens militaires impliqués dans la répression à Buenos Aires, sous la houlette du premier corps de l´armée de terre, sont également poursuivis.
Il s´agit de l’ex-général de brigade Teofilo Saa (accusé de 16 enlèvements) et des ex-colonels Huberto Lobaiza (68 cas d´enlèvements), Felipe Alespeiti (34 cas), Ataliva Devoto (52 cas) et José Bernardo Menendez (38 cas). Ce dernier est aussi accusé de deux homicides qualifiés.
Une cinquantaine de personnes sont détenues dans cette affaire qui a été débloquée grâce à une décision en septembre 2003 de la Cour fédérale annulant les effets des lois d’amnistie votées dans les années 80. L´extradition de Suarez Mason a été réclamée par l´Espagne, l´Italie et l´Allemagne pour la disparition forcée et la torture de citoyens de ces pays.

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52.000 personnes recherchées pour s´être dérobées à une décision de justice dans la seule Province de Buenos Aires

Jeudi 15 juillet 2004

Le système informatique de la Police de la Province de Buenos Aires vient de livrer un secret bien gardé jusqu’à présent : il y a 52.000 personnes recherchées pour s´être dérobées à une décision de justice dans la seule province. 10.000 d´entre elles sont recherchées pour des faits graves, meurtres, vols à main armée et viols. En fait, personne ne les recherche et certaines demandes datent de plus de 10 ans.
Le chiffre a réellement surpris, hier, lorsque le nouveau système informatique mis en place a dévoilé ses informations.
Il est vraisemblable selon le Ministère de l´Intérieur de la Province, que ce chiffre soit supérieur, car l´analyse statistique s´est arrêtée à l´an 2000. Si l´on met en parallèle le nombre d´effectifs de la Police, soit 45.000, il y a du pain sur la planche…. et pas de place dans les prisons.

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Nouvelle démonstration de force des piqueteros

Jeudi 15 juillet 2004

Quelques 10 000 piqueteros ont manifesté mercredi à Buenos Aires, selon les organisateurs de la manifestation. Ces chômeurs radicalisés, qui s´opposent au gouvernement argentin, exigent un accroissement des aides sociales.

La manifestation de ces laissés pour compte de la crise de fin 2001 en Argentine s´est terminée sur la Place de Mai, en face du siège du gouvernement du président Nestor Kirchner, par un discours de représentants de la mine de Rio Turbio, en Patagonie (sud), où quatorze ouvriers sont morts dans un accident il y a 25 jours.

« Nous exigeons que les responsables de la mort des quatorze mineurs à Rio Turbio soient jugés et punis, que soient mis fin aux procédures judiciaires contre les militants » impliqués dans des incidents, indiquaient les pancartes des manifestants qui ont également condamné le comportement de la police accusée d´avoir la gâchette facile.

L´un des groupes les plus virulents, le Mouvement des retraités et chômeurs de Raul Castells, avait organisé un défilé distinct qui s´est terminé devant le ministère du Travail.

le trafic a été paralysé surtout autour de l´Obélisque, carrefour stratégique entre plusieurs avenues traversant le microcentre » de Buenos Aires. D´autres groupes de protestataires se sont réunis devant le siège de la Corporation des huissiers et adjudicateurs pour demander la fin des expulsions et des ventes aux enchères de logements.

Des manifestations ont également eu lieu en face du ministère de la Planification fédérale, du secrétariat à l´Agriculture et de filiales de banques.

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Jorge Lanata et luis Majul se sont joyeusement envoyés quelques cadeaux empoisonnés

Jeudi 15 juillet 2004

A la remise des prix que s´attribuent généreusement les acteurs de l´autovisuel national, on connaît cela aussi en France avec les 7 d´or, Jorge Lanata et luis Majul se sont joyeusement envoyé quelques cadeaux empoisonnés.
Jorge Lanata, considéré par ses pairs comme le meilleur journaliste, historien et analyste de la réalité argentine, a reçu un prix pour son programme censuré Dia D. Luis Majul aussi, mais lui n´a pas la stature de celui qu´il remplace avec la bénédiction du gouvernement depuis le mois de mai. Il aurait bien aimé, mais aujourd´hui ou on lèche les bottes ou on quitte l´antenne et Majul a décidé de rester à l´antenne, donc il fait ce qu´il doit et comme il doit aussi faire de l´audience il fait du people, et interview notamment une vedette un peu passée de mode et qui était tombé du septième étage de son immeuble, sans se tuer. Merci les silicones dont elle était abondamment pourvue des fesses jusqu´aux seins.
Donc, en recevant ce prix, Lanata ne put s´empêcher de faire un commentaire sarcastique et ironique et déclara : Je ne me suis jamais préoccupé du Président, de ses lèche-bottes, du propriétaire endetté de la chaîne de TV, je suis journaliste et la seule chose que je veuille faire c´est du journalisme. Ce ne devrait pas être aussi compliqué. Et sans abandonner son ton polémique il dit pis que pendre de ceux qui font des entrevues aux vedettes qui tombent de leur balcon et dédia son prix, je cite, à ceux qui nous enc…, nous mentent et qui ont réussi à nous virer de l´antenne.
Bien sûr, Luis Majul se devait répondre, et accusa Lanata d´avoir touché des fonds des services secrets de l´ex Président De La Rua à la fin de son mandat pour financer un site internet Data54.com. qui n´existe d´ailleurs plus.
Quand on a entendu Lanata, comme c´est mon cas, faire son émission pendant l´époque de De La Rua, on ne peut être que surpris par ces déclarations intempestives, et obligé de croire que De La Rua non seulement était un mauvais Président, mais qu´en plus il aimait se faire fouetter, en particulier par Lanata. Un côté maso de sa personnalité qui était inconnu jusque-là. Et après on dira que Majul est un mauvais journaliste d´investigation… allons !!

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