Forte manifestation des Piqueteros hier et dans le calme
6000 piqueteros et 1000 policiers pour les contrôler dans la rue à Buenos Aires, voilà qui aurait pu être un mélange explosif, comme ceux que connurent De La Rua et Duhalde. Nestor Kirchner avait demandé expressément que les policiers de la Fédérale, ceux qui dépendent du Gouvernement et non de la Province, ne soient pas armés de munitions létales, mais simplement de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène, et qu´ils soient présents dès le début des manifestations, c’est-à-dire qu´ils ne réitèrent leur absence programmée comme ils l´avaient fait la semaine passée, lors des incidents à la Mairie de Buenos Aires.
Pas d´incidents, mais il s´en est fallu de peu, car le chef de la Police commença tout d´abord à refuser ces ordres arguant qu´une police non armée se déshonorait. On se demande quand même oú ces gens-là placent leur honneur. Il fut destitué dans les 10 minutes qui suivirent.
Ceci donna d´ailleurs l´occasion au Gouverneur de la Province, en voyage avec Kirchner en Bolivie, qui en est, lui, à son cinquième ou sixième chef de la Police en quelques mois, de faire un bon mot, se forçant un peu la voix, il lui dit, dit-moi Kirchner on m´a dit que tu cherchais un nouveau Chef de la Police ? Prudence… chez nous en Province il y en a plusieurs qui se sont échappés récemment !