Exit la transversalité, pas de péronisme moderne non plus, vive l´ancien régime!
La transversalité c´était la formule chic et choc du Kirchner de la première année, avec une dose d´espoir pour les argentins de voir les moeurs politiques changer. Mais lorsqu´on veut faire un gouvernement d´union, il faut être démocrate. Il faut dialoguer, converser, convaincre parfois, mais à coup sûr faire des concessions, partager donc une partie de son pouvoir avec des gens qui ne sont pas des compañeros (ils s’appellent comme ça entre eux les péronistes).
Le style Kirchner est plus près malheureusement du style Bush, c´est à dire ou bien vous êtes à 100 % d´accord avec moi ou vous êtes des ennemis. Pas de transversalité donc, quelques transfuges, bien sûr, mais généralement issus de du péronisme et qui avaient émigré vers d´autres partis, mais pour lesquels le refrain populiste est un attrait dont on ne peut se défaire.
Une exception cependant, celle du Maire de Buenos Aires. Annibal Ibara, qui doit sa réélection au Président et qui met un point d´honneur à payer sa dette.
Pas de péronisme moderne, non plus. Ce pays ne pouvant être gouverné par aucun parti sauf par le parti justicialiste, qui lorsqu´il n´est pas au pouvoir met toutes ses forces en jeux pour faire tomber avant l´heure ceux qui ont eu le malheur et l´audace de le vaincre aux élections, c´est avec les caciques et les organisations traditionnelles qu´il faut gouverner. C´est pourquoi les différences avec Duhalde s’atténuent, la CGT vient de faire un retour en force au gouvernement, le nouveau ministre de la Justice est l´ancien bras droit de Reutemann, et il ne participe pas sans son accord ce qui veut dire l´accord implicite de Menem à cette gestion gouvernementale. La familia est réunie de nouveau, la soupe est mise…. bon appétit Messieurs !
Après avoir attendu une heure dans la salle d´attente, on indiqua hier à Carly Fiorina, ceo de Hewlett- Packard, que le Président ne pouvait pas la recevoir. Le rendez-vous était prévu à 12h30 et se trouvait inclus dans l´agenda de la présidence diffusé sur internet. Il avait été fixé il y à deux mois. Aucune raison n´a été invoquée.
Il a déjà rempli ce poste sous la présidence de Menem, a été chef de campagne d´Eduardo Duhalde, fait campagne avec Beliz et Cavallo, bref, comme il le dit il est né péroniste et lorsqu´on lui rappelle qu´à une certaine époque, alors qu´il soutenait la candidature Cavallo-Beliz, il s´était déclaré partisan de la tolérance zéro et de la main dure, il réplique que ce n´étaient que des promesses électorales, c´est donc sans importance.