Archive pour le 30 juillet 2004

Hommage à Ricardo Balbín, le parti radical argentin, lui aussi, a la mémoire courte

Vendredi 30 juillet 2004

Comme tous les ans à la même époque, le parti radical rend hommage à la mémoire de Ricardo Balbín. C´est faire peu de cas de l´histoire récente de ce pays.
Le 16 mars 1976, il déclarait : nos forces armées sont les plus méritantes, que j´ai vu dans ma vie.
A la veille du coup d´État du 24 mars 1976 alors qu´il aurait pu reprendre les rennes du pays : Je n´ai pas de solutions à vous offrir, mais il y en a d´autres, phrase reprise maintes fois par le Général Bignone pour justifier le pronunciamiento.
Et encore : Le Général Videla est le général de la démocratie, disait-il, quand on reprochait à ce dernier ses actes sanguinaires.
Et Raúl Alfonsín, son disciple fidèle, lorsqu´en janvier 1978 apparurent une centaine de corps flottant dans l´eau depuis San Clemente jusqu´à Mar del Plata - il se trouvait à ce moment-là au club nautique de Chascomús, entouré de jeunes gens qui devaient former plus tard la Jeunesse radicale — leur dit, ce n´est rien ce sont des marins qui sont tombés d´un bateau étranger, explication reprise et améliorée, par l´Eglise qui elle indiqua, avec plus de détails, que ce n´étaient que des marins ivres tombés de navires orientaux.
À cette époque, le parti communiste argentin aussi demandait aux Mères de la Place de Mai de ne plus manifester, car Vidéla était un militaire démocratique.
Mieux encore, afin de bien se souvenir de qui était Balbín, cette dernière déclaration faite en Espagne en 1980 et qui choqua profondément la presse : que les Mères de la Place de Mai arrêtent de chercher leurs enfants, ils sont tous morts. Pourquoi ne vous en êtes pas mieux occupé, leur dit-il à son retour, alors qu´elles lui demandaient des comptes.
Voilà pour qui était l´hommage d´hier, fait bien sûr par Alfonsin. Ne manquérent à cette cérémonie, ni le Président, ni l´Eglise, ni l´Armée.

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Bras de fer entre l´Argentine et le FMI

Vendredi 30 juillet 2004

Le FMI a reconnu ses erreurs vis-à-vis de l´Argentine, ils ont été trop souples avec elle, ont accepté trop de fois que ce qui avait été promis ne soit pas accompli. On en pensera ce qu´on veut, que l´autocritique soit forte ou faible selon l´idée qu´on s´en fait. C´est d´ailleurs pourquoi dans la presse en espagnol de ce matin les titres vont d un qualificatif à l´autre.
Le gouvernement argentin voit les choses différemment, il accepte que le FMI ait été trop laxiste avec l´Argentine de l´époque Menem-Cavallo-De La Rua-, et en contrepartie demande encore plus de laxisme au fond monétaire. Les raisons du désaccord actuel sont connues (voir note du 21/7) et la réforme structurelle de l´économie est loin d´être en voie d´accomplissement.

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