Archive pour le 17 août 2004

Suez, Aguas Argentinas, se retirerait ou reduirait ses participations en Argentine

Mardi 17 août 2004

Source INFOBAE
Bousculée par la politique argentine en ce qui concerne les sociétés de services publics qui avaient été privatisées par l´Administration Menem, avec des problèmes du même ordre dans les Provinces de Santa Fe et de Cordoba, SUEZ pense sérieusement à se retirer du pays ou dans le meilleur des cas réduire sa participation dans ses filiales argentines, Aguas Argentinas, Aguas Cordobesas, Aguas Provinciales.
Les intenses à la reprise sont nombreux, mais la préférence irait à un groupe local, seule solution aux règlements des conflits avec le gouvernement.
Depuis 1 mois déjà différentes sociétés argentines négocient avec Suez, ce qui démontrerait, selon InfoBae, la volonté de l´opérateur français de se retirer du marché argentin ou de réduire son exposition.
En fait, devant l absence de signaux clairs des autorités argentines pour le relever les tarifs de l´eau potable il est difficile pour Aguas Argentinas de restructurer son passif de 731 millions de US dollars, condition exigée par le gouvernement pour ouvrir les négociations.
La récente décision de certains pays du G7 ( Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne et fait nouveau la France) de faire refuser 2 prêts de la Banque Mondiale à l´Argentine en représailles au manque de volonté du gouvernement de monsieur Kirchner à tenir ses promesses dont celles issues d´un accord entre Aguas Argentinas et l´Etat argentin le 11 mai de cette année, laisse peu de chance à une reprise du dialogue et donc à une possibilité de restructuration du passif de la filiale argentine.
Il était clair depuis l´arrivée de monsieur Kirchner au pouvoir que son objectif principal était de reprendre aux sociétés étrangères l´administration des services publics argentins. Après France Telecom et Thalès, sans oublier le Crédit Agricole qui avait pris la poudre d´escampette en déménageant à la cloche de bois après la dévaluation, il y a fort à parier que le Groupe Suez sera le prochain sur la liste.

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Les futurs retraités argentins ne sont pas des vautours Monsieur Kirchner !

Mardi 17 août 2004

Lorsque les partisans du non-paiement de la dette privée argentine traitent les teneurs de bons de fonds vautours ils se trompent ou bien veulent faire prendre des vessies pour des lanternes à la population argentine.
Qui détient ces bons :
38.4 % des titres sont détenus par le système des retraites privées et obligatoires (AFJP) des Argentins. Ces sociétés gèrent actuellement 43.928 millions de dollars appartenant à 9.3 millions d´affiliés. De ce total, 33.427 millions de dollars sont des bons en cessation de paiement de la dette privée argentine, soit 66.35 %. ce chiffre qui était de 90 % lors de la débâcle économique de 2001 a baissé du fait de l´apport de nouvelles cotisations depuis cette date.
C´est volontairement, par décret, qu´en juillet 2003, Monsieur Lavagna, Ministre des Finances a fait passer ces bons détenus par les AFJP dans le paquet à renégocier à 25 % de sa valeur nominale alors que ceux-la étaient réellement garantis et pouvaient être péssifies du fait même qu´on avait obligé ces gestionnaires de fonds à investir dans ces bons à hauteur de 90 % de leurs avoirs.

Les fonds vautours comme on les appelle, ne représentent que 9 % de la globalité de cette dette, et, en fait ont acheté ces bons après la débâcle, généralement à leur valeur sur le marché qui était de 10 % de leur cotation initiale. Contrairement donc aux futurs retraités argentins, une offre de 25 % de leur valeur représente une plus-value importante. On se demande d´ailleurs pourquoi l´offre argentine a été supérieure à la valeur sur le marché de ces bons au moment de cette offre.

Le reste a été vendu par des banques allemandes, italiennes et japonaises à ses clients (450.000 personnes environ). On notera que là oú l´obligation de conseil est exigée par la loi lors des transactions entre professionnels et particuliers, c´est à dire en France et en Angleterre par exemple, les banques n´ont pas placé ce produit à leurs clients et il est aussi intéressant de noter que les actions en justice intentées par les épargnants italiens contre leurs banques ont généralement été couronnées de succès, les tribunaux les rendant responsables de ce désastre plus que prévisible, considérant qu´elles avaient succombé devant des commissions juteuses et avaient trompé délibérément leurs clients.

Une fois de plus ce sont les mêmes qui devront payer pour l´incompétence de ceux qui les ont gouvernés, aidés en cela par le cynisme de ceux qui leur ont succédé. Une fois de plus, on fera croire à qui veut bien l´entendre que les responsables de leurs malheurs sont à l´extérieur du pays, une fois de plus le double langage……. et comme unique espoir : se noyer dans les invocations populistes pour panser ses plaies.

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