Archive pour août 2004

Le Mercosur à la dérive, sans leadership, sans institutions fortes

Lundi 23 août 2004

Un véritable processus d´intégration requiert une direction forte, incarnée par un leader responsable, ou par des règles et des institutions régionales légitimées par tous. Le Mercosur ne possède ni l´un ni l´autre.
Cela fait déjà quelques années que le Mercosur est dans situation de crise. Il souffre d´une grande fragilité institutionnelle et la liste des promesses non tenues par les pays l´intégrant est incalculable. Regardez-les discuter, la théorie et la rhétorique ont pris depuis longtemps le pas sur la réalité.
Malgré les apparences, ce ne sont pas les disputes sur les importations de chaussures, de vins, de produits lactés ou bien d´électroménager qui constituent les vrais problèmes. Les vrais problèmes sont de nature politique et non commerciale.
Les analystes locaux essaient de faire un parallèle entre la construction de l´UE et celle du Mercosur. On utilise cette analogie pour souligner le chemin que le Mercosur devrait parcourir pour évoluer avec succès. Mais cette analogie est ambiguë et contient des conclusions erronées.
L´Europe est fille de la peur, née d´idéaux. Dans l´expérience européenne, l´intégration a des racines profondes dans les souvenirs épouvantables des souffrances de la Deuxième Guerre mondiale, de la menace soviétique et de la prépondérance des États-Unis durant l´après-guerre. Elle est née d´idéaux, parce que l´Union Européenne non seulement a réussi à se constituer comme une superpuissance dans l´enceinte économique mondiale, mais elle a réussi à créer une communauté singulière de valeurs, de droits partagés et de normes. Sans doute l´Europe n´a-t-elle pas toujours réussi à être efficace pour créer une puissance diplomatique et militaire, mais elle est l´exemple le plus réussi de comment un groupe d´États peut travailler à l´intérieur d´institutions communes pour construire une coopération authentique.
Le Mercosur est pour sa part fils de l´opportunité. Il est né de la nécessité de donner une réponse aux défis de la globalisation, dans une région où les États vivent ensemble dans un contexte pacifique depuis la guerre entre l´Argentine et le Paraguay (1870).
Historiquement les projets d´intégration ont une chance de succès lorsqu´ils remplissent au moins l´une de ces conditions :
Qu´existe un pays qui désire exercer un leadership et qui dispose des recours politiques et économiques pour jouer un rôle constructif, et ce, aux dépens de ses intérêts nationaux immédiats. Dans cette configuration, le leader décide, se responsabilise et donne l´impulsion nécessaire pour contourner les difficultés. Le rôle de la Prusse dans l´unification de l´Allemagne durant le XIXe siècle et, dans un autre contexte, l´appui des États-Unis au Mexique après la crise dite de la Tequila en 1995, en sont les meilleurs exemples.
Que le projet d´intégration trouve sa légitimité dans des normes et des institutions communes respectées par tous. Les membres du projet régional doivent être disposés à créer une série d´institutions conjointes qui limitent la souveraineté et les interférences politiques de chacun des pays membres. Le but de cette politique consiste à créer des noeuds durables de coopération et de solidarité.
En conclusion, un processus d´intégration régionale requiert un leadership effectif qui peut provenir soit d´un leader responsable, soit d´un ensemble de règles et d´institutions régionales respectées.
Malheureusement, l´actuel Mercosur ne remplit aucune ces deux conditions.
Le Brésil, le plus grand protagoniste de la région, doit faire face à un programme national économique et social complexe et manque, dans les moments difficiles, des recours stratégiques et économiques qui lui permettraient d´exercer un leadership effectif.
Malgré les apparences engendrées par une politique extérieure forte, le Brésil ne dispose pas des recours politiques et financiers ni de la solidité macroéconomique nécessaire pour exercer un leadership régional à court ou à long terme. Quand l´Uruguay, il y a peu, a subi une crise financière, il a recouru au FMI et au Trésor nord-américain pour la résoudre. Le Brésil n´a rien pu faire non plus pour aider L´Argentine à traverser la grave crise qu´elle vient de subir.
Le Brésil n´a pas démontré jusqu’à présent une disposition favorable pour déléguer sa souveraineté dans des institutions régionales. Dans le domaine stratégique, son ambition est d’occuper solitairement une place au Conseil de Sécurité de l´ONU - dans le simple but de représenter ses intérêts nationaux et non ceux de l´ensemble de ses partenaires du Mercosur.
Dans le domaine économique et institutionnel, le Brésil considère que les gains d´un projet d´intégration sont importants, mais insuffisants pour justifier son intervention dans le domaine des politiques nationales et internationales.
La création récente d’un Tribunal chargé de résoudre les conflits commerciaux avec un budget annuel infime de 200.000 US $ (le budget du Tribunal Européen comparable est 150 fois supérieur) confirme le refus Brésilien de perdre la moindre parcelle de souveraineté en faveur des institutions régionales.
Si les membres du Mercosur veulent vraiment relancer un projet d´intégration, ils devront s´asseoir à la table de négociations pour élaborer les bases d’un nouveau schéma politique d’alliance et de coopération.
Sans cela, il ne pourra pas sortir de son actuelle prostration.

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Le Ministre de l´intérieur argentin s´empare des forces policières

Samedi 21 août 2004

Jusqu´à présent les forces de sécurité, police, gendarmerie, etc., dépendaient du ministère de la Justice, C´est une décision qu´avait prise Duhalde pendant son intérim présidentiel.
An�bal Fernández, ancien collaborateur de Duhalde et de Ruckauf et actuellement Ministre Kirchnérien de l´Intérieur vient donc de récupérer ce qui lui revenait de droit.
En fait devant les problèmes d´insécurité qui commencent à peser lourdement dans la gestion Kirchner et la récupération politique que l´extrême droite peut attendre de ces problèmes insolubles, Kirchner a décidé de prendre les choses en main à travers un personnage qui par ses propos tonitruants et parfois même déplacés arrivera sans doute à faire diminuer l´impression d´insécurité dont pâtit l´image du gouvernement.
La première mesure annoncée est la création d´une base de données unique pour tous les citoyens du pays. Mesure, bien sûr antidémocratique, reprise sur le modèle des États-Unis d´après le 11 septembre, mais qui en la circonstance rencontrera certainement l´appui de la société.
L´ombre de Blumberg, courtisé par toutes les forces d´extrême droite, est certainement aussi à l´origine de ce changement de cap afin de contenir cette opposition durant les élections sénatoriales et législatives de 2005.
Reste à voir si cela sera suffisant pour amorcer enfin une baisse de la délinquance…. et si traiter les chômeurs piqueteros de fainéants, dans un pays oú la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté faute de travail, donnera à monsieur Fernández suffisamment de voix pour conquérir le poste de Gouverneur de la Province de Buenos Aires, centre principal de ses préoccupations.

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L´Argentine vers une panne de croissance ?

Samedi 21 août 2004

L´activité économique a augmenté de 8.4 % si l´on compare le premier semestre de cette année avec le premier semestre de 2003. Mais après avoir obtenu 8 trimestres consécutifs de croissance, le dernier trimestre montre une baisse de 0.2 % par rapport au trimestre antérieur.
Ceci est préoccupant. Il semble que la crise énergétique du mois d´avril expliquerait partiellement ce problème. Néanmoins, certains analystes, dont Adolfo Pignanelli, ancien Président de la Banque Centrale, pensent que l´économie est sur une mauvaise pente et que la croissance de 2005 pourrait être proche de zéro.
Pour Pignanelli, le gouvernement a perdu l´opportunité de renégocier convenablement sa dette extérieure et de démontrer au monde entier qu´il agissait avec sérieux. Péroniste et banquier, il n´a pas l´habitude de garder la langue dans sa poche, et ses critiques ne peuvent pas être attribuées à l´opposition.
Le fait de ne pas avoir accomplies les réformes structurelles de l´économie, tel que demandé par le FMI depuis fort longtemps, renégociation de la dette, réforme du système bancaire et fiscal, sont les principales raisons pour lesquelles l´Argentine, contrairement aux autres pays n´a pas pu profiter de la crise.
Aujourd´hui, insiste-t-il nous devrions être envahis par les investisseurs étrangers et nos entreprises devraient investir comme c´est le cas au Brésil par exemple.
L´absence de règles du jeu claires et l´impossibilité d´accéder aux marchés financiers empêchent tout investissement et la croissance du pays. Nous n´avons pas su profiter d´une situation internationale qui était favorable à l´Argentine et par une attitude et une stratégie totalement erronée de confrontation systématique nous avons obtenu le contraire de ce que nous souhaitions. Le FMI et les Organismes multilatéraux en ont été les béficiaires, recouvrant plus de fonds que les autres créanciers.
Selon lui les risques d´inflation sont élevés et l´année 2005 sera médiocre s´il n´y a pas de changement dans la politique économique du pays.

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La multiplication des enlèvements crapuleux en Argentine pose un réel problème à la société

Vendredi 20 août 2004

On avoue timidement une vingtaine d´enlèvements crapuleux par mois dans la Province de Buenos Aires, pour des sommes qui vont de 100 dollars à 200.000 et plus. D´après Control Risks Group, société spécialisée dans la prévention et l´assurance de ce genre de risque et dont le siège est a Londres, le chiffre en fait est beaucoup plus important, car seulement 1 enlèvement sur 10 est signalé aux autorités.
L´Amérique latine, dans son ensemble, concentre 75 % de la totalité des enlèvements dans le monde.
Blumberg avait mis en émoi, il y quelque temps les autorités politiques du pays en rassemblant 150.000 personnes sur la place de mai suite à la mort de son fils lors d´un rapt qui avait mal tourné.
On voit difficilement comment le gouvernement peut faire face à cette multiplication de délits dans lesquels, bien souvent, la police elle-même est impliquée. La police argentine, et plus spécialement celle de la Province de Buenos Aires, relève plus de la bande mafieuse organisée que d´une institution chargée de maintenir la loi et l´ordre.
Les récentes purges dans cette institution, pratiquement 1000 personnes en quelques mois, n´ont fait malheureusement que mettre 1000 délinquants expérimentés de plus dans la rue. Les solutions ne sont pas simples et très longues à mettre en place.
Mais c´est aussi l´occasion pour l´extrême droite argentine de reprendre des voix et de la force, faisant croire à la population, lassée et inquiète pour sa sécurité et celle de ses enfants, qu´une politique plus sévère est le remède miracle à son cauchemar, oubliant de lui dire comment elle réglera le problème de la corruption de la police et de la justice qu´elle a elle-même mise en place dans les années passées et qui fut sa principale source de financement, tout comme celle des autres partis d´ailleurs.
Un défi donc pour le gouvernement Kircher, mais aussi pour toute la société qui doit exiger plus que des discours incantatoires et des châtiments symboliques et dispersés de sa classe politique, qui n´a vécu jusqu´à présent que de cette même corruption qu´elle dit vouloir combattre aujourd´hui.
Il n´y a pas de solutions simples à ce genre de problème, mais, si l´on ne commence pas à appliquer depuis le sommet de l´Etat des règles simples ou l´éthique doit être l´unique référence, il n´y a aucune possibilité pour que les solutions choisies, quelles qu´elles soient, aient la moindre chance d´aboutir. Nous en sommes loin.

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Fernando Solanas à Liberté : En Argentine, on a imposé des plans néo-racistes

Jeudi 19 août 2004

Quoting from liberte-algerie:


À 68 ans, Solanas se présente comme l´icone du cinéma engagé en Amérique latine. En 2004, la Berlinale lui attribue l´Ours d’or d’honneur pour l´ensemble de sa carrière. Rencontre.

Pourquoi Memoria del saqueo et qu´avez-vous voulu montrer ?
LF. Solanas : J´ai voulu faire un travail de mémoire. J´étais interpellé par la jeune génération qui veut comprendre ce qui s´est passé en Argentine.
Le citoyen moyen est totalement désinformé par l´intox de dizaines de médias contrôlés par des groupes économiques et politiques du pouvoir en s´attaquant à l’état et en prêchant son démantèlement. Les médias ont passé sous silence, voire justifié le pillage du pays.

Aviez-vous eu des problèmes pour le tournage ?
Ce film est né dans des circonstances tragiques de l´hécatombe économique et sociale de l´Argentine à la fin 2001. Je n´avais pas eu plus de problèmes que ceux que j´ai rencontrés en réalisant mes autres films.

Comment l´Argentine en est-elle arrivée là ?
C´est très bien expliqué dans le film. C´est une histoire qui a duré 25 ans et qui débute avec la dictature militaire de Videla en 1976 et qui prend fin avec la rébellion populaire de décembre 2001 et la chute du gouvernement de Fernando de la Rúa en passant bien sûr par les démocraties néolibérales qu´a connues le pays.
Dans le film, j´ai voulu souligner la responsabilité aussi bien de nos gouvernements, celui de Carlos Menem (1989-1999) ou celui de Fernando de la Rúa (1999-2001), que celle du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et des pays qui y font la loi. Ces gens se sont enrichis sur le dos des Argentins.

C´est la logique de la mondialisation…
Oui. On met en place des mécanismes à même d´exploiter les peuples. En argentine, on a imposé des plans néo-racistes en supprimant des droits sociaux et en condamnant à mort des millions de personnes. En moyenne, 35 000 personnes y meurent par an. Il s´agit de crimes contre l´humanité perpétrés en temps de paix.
On a tout privatisé. Évidemment, cette politique inconséquente a conduit à un génocide social. Carlos Menem s´est arrogé un pouvoir absolu, ensuite il passe à la privatisation des entreprises pétrolières et de gaz naturel qui est l’un des actes les plus odieux du Parlement. Enfin, il privatise la télévision, le téléphone, les concessions ferroviaires, la compagnie aérienne, les radios… “Rien de ce qui appartient à l´Etat ne restera à l´Etat”, affirmait Menem.

Comment le film a-t-il été reçu aussi bien par le public que par les politiques ?
Il faut comprendre que c´est un film de combat… Tous les représentants des secteurs, liés à la corruption, que dénonce le film le rejettent et en parlent très mal… Mais ce film exprime tout l´esprit des mouvements sociaux en Argentine. Le public l´a beaucoup apprécié. Beaucoup de festivals l´ont programmé.

La structure est faite sous forme de chapitres. Pourquoi cette structure ?
Je ne cherche pas à faire un film documentaire. Je tente de faire un film proche de l´élaboration littéraire. Je l´ai divisé en chapitres, comme un livre. J´ai voulu rendre hommage au cinéma muet, tout comme le choix de titres et de graphismes favorisant l´unité formelle de l´œuvre. Le scénario s´est construit chemin faisant. La structure a été travaillée au cours du montage. Je ne pouvais pas traiter tous les sujets. J´en ai retenu 10 que j´ai séparés avec des titres et sous-titres. Le montage a donné une unité au tout.

Votre film peut-il se lire comme une résignation ?
Pas du tout. Au contraire. C´est la résistance que j´ai voulu montrer. La jeune génération résiste. Il y a tout un mouvement cinématographique de protestation et d´action directe en Argentine.

Des projets ?
Je pense tourner Cantos de una Argentina latente ! (chants d´une Argentine latente !) pour décrire des histoires humaines très fortes illustrant la solidarité et l´espoir de ceux qui ont résisté.
C´est un film complémentaire à Memoria del Saqueo. Je veux montrer la résistance à tous ces problèmes : au chômage, à la paupérisation. Ce sont des portraits et des expériences de femmes, d’hommes, toutes couches sociales confondues et des expériences de solidarité.

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30 mutuelles syndicales argentines suspectes d´avoir détourné des fonds de la Banque Mondiale

Jeudi 19 août 2004

Ce sont 30 mutuelles syndicales argentines suspectes d´avoir détourné des fonds de la Banque Mondiale qui sont aujourd´hui sous le coup d´une enquête de la justice. Il s´agisait d´un prêt de 253 millions de dollars qui devait être destiné à la restructuration du système social gèré par les syndicats.
Les principaux bénéficiaires furent :
Obras sociales de Empleados de Comercio : 39 millions de dollars
Bancaria Argentina (38 millons)
Personal Rural y Estibadores (27 millons)
Construcción (17 millons)
Seguros (16 millons)
Luz y Fuerza (13 millons)
mais participèrent pour des montants inférieurs :
los ferroviarios
los trabajadores del correo
Personal de la Industria del Plástico
Industria del Vestido
Supervisores de la Industria Metalmecánica
Alimentación
Actividad Hotelera y Gastronómica
Actividad Vitivinícola
Les faits ont été dénoncés en 2002 par l´avocat Ricardo Monner Sans qui avait reçu dans son cabinet un ancien employé du syndicat des téléphones qui lui donna un certain nombre de preuves dont le fait que l´entreprise Equipo de Salud SA, clinique qui donne service à de nombreuses mutuelles, avait facturé des millions de dollars sans rien avoir à donner en échange. A partir de ces faits le procureur commença à enquêter et il vient de déclarer que le résultat de ses recherches l´amenait à mettre en cause, non seulement les oeuvres sociales des employés des téléphones, sinon de tous ceux qui avaient reçu des fonds de la Banque Mondiale.
Ces fonds ont été attribués en 1996, comme suite au décret 439, signé par l´Administration Menem, et étaient distribués par le ministère des Finances, Monsieur Cavallo, aux syndicats qui en faisaient la demande.
Il est fort possible d´ailleurs que le personnel de la Banque Mondiale, qui avait créé à l´époque un bureau d´assistance technique et de formation destiné à gérer ce prêt de 253 millions de dollars, soit lui aussi complice de la supercherie. En effet, dès que la plainte fut portée par Ricardo Monner Sans, l´officine fut fermée sans autre forme d´explication, ce qui rendit l´enquête difficile compte tenu de la disparition des documents administratifs qu´elle détenait.

Voir ce qu’Argentine au jour le jour pense des syndicats argentins

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Contrairement à ce que disent les journalistes en Argentine il n´y a pas de pingouins seulement des manchots

Mercredi 18 août 2004

Le Manchot - ou Aptenodytes, le vilain usurpateur -Sa photo ne vous est pas inconnue, c’est un oiseau si maladroit et sympathique. Et pourtant c’est lui le coupable. Le terrible usurpateur qui a réussi à réduire à l’anonymat un oiseau aussi intéressant que le pingouin, j’ai nommé le manchot.

MANCHOT : n. m. Terme regroupant toutes les espèces d’oiseaux marins de la famille des sphéniscidés, vivant pour la plupart dans la zone antarctique et qu’il convient de ne pas confondre avec les pingouins, propres à la région arctique.
Description :

Les manchots ont généralement un plumage noir et blanc et sont reconnaissables au fait qu’ils se tiennent debout comme des grands et qu’ils ressemblent à des manchots. Cette position est liée à la position saugrenue de leurs pattes, très en arrière du corps.

Incapables de voler, ils sont, en revanche, parfaitement adaptés à la nage et à la plongée sous-marine. Les ailes des manchots, couvertes de plumes très courtes, semblables à des écailles, leur servent à se propulser dans l’eau, à un peu comme des nageoires. Les manchots veulent nous faire croire qu’ils volent dans l’eau, mais ils ne trompent personne.

Leur taille varie, selon les espèces, de 40 cm à 1,20 m, pour un poids allant de 1 à 30 kg, pour les plus énormes. Tous ont un bon gros bec bien robuste, des pattes palmées, une queue réduite aux plumes très courtes. Insistons aussi sur la démarche pataude. Plusieurs espèces, appelées gorfous pour une raison indéterminée, possèdent des touffes de plumes dorées sur les côtés de la tête, parure qu’ils trouvent du plus bel effet.

Mode de vie :

Les manchots se nourrissent de poissons, de calmars et de crustacés, le soir, ils commandent souvent des pizzas aux fruits de mer. Le manchot empereur (Aptenodytes forsteri), le plus grand des dix-huit espèces de manchots, peut descendre à 200 m sous la surface et rester quinze minutes en plongée. C’est une brute le manchot empereur.

Ils ne viennent généralement à terre que pour faire des gamins. Ils font leurs cochonneries sur le continent antarctique. Les autres nichent sur les îles subantarctiques, sur les côtes sud de l’Australie, de l’Afrique et de l’Amérique. Tout ça c’est dans l’hémisphère sud, pas comme le pingouin qui vit vers chez nous. Seul le manchot des Galápagos (Spheniscus mendiculus) vit à de plus basses latitudes (au niveau de l’équateur), aux îles Galápagos comme son nom l’indique si astucieusement.

La nidification a lieu en colonies, les manchots étant très sociables comme oiseaux. Les oeufs (au nombre de un à trois, selon l’espèce) sont couvés pendant un à deux mois. Le manchot empereur est le seul oiseau qui niche durant le rigoureux hiver antarctique ce qui n’est pas particulièrement intelligent. Ce sont les papas manchots serrés les uns contre les autres dans cette posture célèbre pour lutter contre le froid extrême, qui assurent l’incubation de l’unique oeuf, posé sur leurs pattes. (J’ai dit plus haut qu’il y avait de 1 à 3 œufs, c’est un paradoxe que je ne peux m’expliquer).

Les manchots font preuve d’une étonnante résistance au jeûne tellement ils sont bourrés de graisse : pendant la période de nidification ils peuvent rester trois mois et demi sans rien bouffer. C’est dingue… En fin moi ce que j’en dis..

Texte remarquable trouvé sur ce site.

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Suez, Aguas Argentinas, se retirerait ou reduirait ses participations en Argentine

Mardi 17 août 2004

Source INFOBAE
Bousculée par la politique argentine en ce qui concerne les sociétés de services publics qui avaient été privatisées par l´Administration Menem, avec des problèmes du même ordre dans les Provinces de Santa Fe et de Cordoba, SUEZ pense sérieusement à se retirer du pays ou dans le meilleur des cas réduire sa participation dans ses filiales argentines, Aguas Argentinas, Aguas Cordobesas, Aguas Provinciales.
Les intenses à la reprise sont nombreux, mais la préférence irait à un groupe local, seule solution aux règlements des conflits avec le gouvernement.
Depuis 1 mois déjà différentes sociétés argentines négocient avec Suez, ce qui démontrerait, selon InfoBae, la volonté de l´opérateur français de se retirer du marché argentin ou de réduire son exposition.
En fait, devant l absence de signaux clairs des autorités argentines pour le relever les tarifs de l´eau potable il est difficile pour Aguas Argentinas de restructurer son passif de 731 millions de US dollars, condition exigée par le gouvernement pour ouvrir les négociations.
La récente décision de certains pays du G7 ( Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne et fait nouveau la France) de faire refuser 2 prêts de la Banque Mondiale à l´Argentine en représailles au manque de volonté du gouvernement de monsieur Kirchner à tenir ses promesses dont celles issues d´un accord entre Aguas Argentinas et l´Etat argentin le 11 mai de cette année, laisse peu de chance à une reprise du dialogue et donc à une possibilité de restructuration du passif de la filiale argentine.
Il était clair depuis l´arrivée de monsieur Kirchner au pouvoir que son objectif principal était de reprendre aux sociétés étrangères l´administration des services publics argentins. Après France Telecom et Thalès, sans oublier le Crédit Agricole qui avait pris la poudre d´escampette en déménageant à la cloche de bois après la dévaluation, il y a fort à parier que le Groupe Suez sera le prochain sur la liste.

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