Archive for septembre, 2004

La suite du scandale du Crédit Agricole en Argentine

Mercredi, septembre 29th, 2004

Quoting from El Correo. Paris:


Par Carlos Debiasi
Le 10 novembre prochain se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Paris le procès qui oppose les clients argentins du Crédit Agricole, défendus par Maître Jean-Pierre Gastaud, avocat au barreau de Paris, et le Crédit Agricole.

Une quarantaine de clients de Banco Bisel, ancienne filiale en Argentine du Crédit Agricole ont, il y a un peu plus d’un an, saisi la justice française, à travers le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Rappel des faits

En Mai 2002, le Crédit Agricole a décidé de fermer brutalement l’activité de sa filiale argentine Banco Bisel, arguant de la crise que traversait le pays. A cette époque, l’établissement est confronté à une crise de trésorerie -compte tenu du contexte financier difficile du pays et de la mise en place du Corralito- tout comme d’autres établissements bancaires.

Le Crédit Agricole décide alors de plier bagage du jour au lendemain sans avertir ni le personnel argentin de ses trois banques (Bisel, Suquia et Bersa), soit 6000 salariés, ni ses clients (200.000 comptes). Ceux-ci trouvent portes closes. Le personnel français des filiales du Crédit Agricole a quitté le pays le 18 mai dans la plus grande clandestinité. A partir du 21 mai, il était impossible à n’importe quel client de la banque d’avoir accès à son compte.

Beaucoup de familles argentines détenant leur épargne dans les filiales du Crédit Agricole ont ainsi perdu l’essentiel de leurs économies. Derrière cette affaire de véritables drames humains se sont déroulés parmi certains épargnants entièrement ruinés, ce qui les a conduits parfois à des actes désespérés.

Les manquements du Crédit Agricole

Le Crédit Agricole n’a pas cherché à renforcer les fonds propres de sa filiale, comme l’ont fait d’autres établissements bancaires européens en proie aux mêmes difficultés, à commencer par la Société Générale. Il n’a pas non plus cherché à mettre en place une liquidation amiable, ce qui aurait permis à ses clients la restitution de l’épargne déposée. Devant la décision unilatérale du groupe français de fermer boutique, l’article 35 bis de la loi sur les institutions argentines a été appliqué par la Banque Centrale Argentine.

Les clients argentins de Banco Bisel estiment donc que la banque française les a véritablement trompés, et réclament des dommages et intérêts. Durant des années, la communication de Banco Bisel a mis en avant, pour attirer la clientèle argentine, ses liens étroits avec le Crédit Agricole, banque de statut mondial, présentant des garanties de solvabilité et de liquidité. Les déclarations des responsables du Crédit Agricole allaient à l’époque dans ce sens. Fort de cela, des milliers de clients argentins ont fait confiance à la Banque Verte.

Le Crédit Agricole a donc entretenu auprès des clients de Banco Bisel la croyance qu’ils bénéficiaient des garanties d’une grande banque française - au même titre finalement que les clients français de cette banque- et du jour au lendemain cette banque a dénoncé des liens autrefois ténus.

L’image de la France
A l’heure où en France, on dénonce les patrons indélicats qui ferment ou déménagent en catimini leur entreprise, on ne peut que dénoncer le fait qu’une grande banque française ait eu à l’étranger une attitude aussi peu exemplaire.

Cette affaire illustre bien les dérives de la mondialisation : certains groupes multinationationaux n’hésitent pas à investir dans un pays qui offre des perspectives attrayantes, profitent ainsi de leur renom international pour séduire une clientèle locale, et à la première crise délaissent ce pays sans plus d’égard, sans même respecter le cadre juridique local. Ce qui en l’occurrence n’honore pas l’image de la France à l’étranger.

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Un jeune de 15 ans tue quatre élèves dans son lycée

Mardi, septembre 28th, 2004

patagonesUn jeune Argentin de 15 ans a ouvert le feu dans son école, tuant quatre lycéens et en blessant cinq autres. C’est la fusillade la plus grave jamais enregistrée dans un établissement scolaire en Argentine.

Le drame s’est produit à Carmen de Patagones, à un millier de km au sud de Buenos Aires. Selon des chaînes de télévision, l’adolescent est le fils d’un policier et il aurait utilisé un pistolet 9 mm.

Le jeune s’est rendu dans sa classe où les élèves attendaient leur professeur et a ouvert le feu sans raison apparente. Il a été arrêté alors qu’il sortait du collège « en état de choc », selon le commissaire, avant d’être transféré à la ville voisine de Bahia Blanca pour être mis à disposition de la justice.

Deux jeunes filles et un garçon, âge entre 15 et 16 ans, ont été tués sur le coup alors qu’un quatrième camarade est décédé à l’hôpital après avoir été touché à la poitrine, selon Mario Oporto, le directeur général de la Culture et de l’Education pour la province de Buenos Aires.

Trois des cinq autres blessés sont dans un état grave et ont été hospitalisés dans la ville voisine de Viedma, selon le secrétariat de la Santé de la ville de Patagones.

« C’est la première fois qu’un événement d’une telle magnitude se produit en Argentine », a souligné la sous-secrétaire à l’Education de la province, Delia Mendez. Selon Mme Mendez, « c’était un enfant timide qui avait du mal à s’intégrer, mais n’avait jamais eu une attitude violente ». « Rien dans sa conduite ne laissait prévoir ce qui s’est passé », selon elle.

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En Argentine on peut enregistrer une marque déposée

Mardi, septembre 28th, 2004

Le système d’enregistrement a des failles impressionnantes.
C’est ainsi que récemment les marques Christian Dior et Yahoo ont été déposées, bien qu’elles existaient déjà dans le registre argentin. Des produits qui n’ont rien à voir avec ces marques ont d’ailleurs été vendus sous leur nom.
ARCOR a donc vendu en toute légalité des chiclets et des jus de fruits YAHOO……
En ce qui concerne DIOR, l’histoire fut plus compliquée. Un fabricant local de rideaux de bain a vendu pendant des années ses produits. La justice, saisie, vient de lui interdire de vendre sous ce nom des articles que la maison DIOR ne fabriquait pas…. rien ne lui interdit, par contre, de fabriquer et vendre tout produit déjà commercialisé par DIOR.
Encore une entreprise publique bien gérée, à moins que les erreurs ne soient pas si involontaires qu’elles n’y paraissent.

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Le Comité Olympique Argentin, des élections truquées, des comptes off-shore et d’anciens répresseurs

Lundi, septembre 27th, 2004

Le Colonel Antonio Rodriguez, Président du COA depuis 1977.
On a du mal à y croire, mais si, au Comité olympique argentin, on manipule les élections. Mais il y a mieux, le Bureau travaille sans bilan, sans rendre de comptes. Un des dirigeants vient d’ailleurs d’être mis en prison pour sa participation dans l’opération Condor durant la dictature.
Durant les 27 ans de son mandat, le Colonel Rodriguez a utilisé tous les artifices possibles pour conserver son poste, et n’a jamais justifié de sa gestion.
Il y a 52 fédérations, qui elles-mêmes regroupent beaucoup d’associations sportives. Pour être élu, Rodriguez n’a pas hésité à créer des associations sportives comme la colombophilie, le bridge, etc. et imposer sa famille dans de nombreuses fédérations.
On ne peut pas vous dire combien on dépense, combien nous avons, etc. le refrain est connu.
Il y avait en 2000 par exemple 640.000 dollars sur un compte de la BNP à Miami. Un an plus tard la somme était toujours la même. et à la question : ou sont les intérêts ” Rodriguez fit savoir à son bureau que c’était un compte courant non rémunéré.
Le Comité olympique international qui, tous les ans subventionne le comité argentin, pourrait peut-être demander des comptes de temps en temps !
Quant à l’État argentin…..

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Argentine exclut les incitations spéciales pour convaincre créanciers privés

Lundi, septembre 27th, 2004

Quoting from Le Revenu:

BUENOS AIRES, 26 sept (AFP)
Le gouvernement argentin exclut la possibilité d’un remboursement initial en liquide de ses dettes aux créanciers privés qui accepteraient son offre d’une réduction de 75% de la valeur de leurs créances, a indiqué dimanche le ministre de l’Economie Roberto Lavagna dans une interview parue dimanche.
Le ministre a balayé une telle hypothèse que certains commentateurs considéraient comme un atout à utiliser par le gouvernement pour garantir le succès de l’opération de conversion de sa dette privée. Des médias spéculaient aussi sur d’autres modifications de la nouvelle proposition de remboursement effectuée le 1er juin révisant légèrement une première offre faite à Dubai en septembre 2003.
“Il n’y aura pas d’autre modification”, a déclaré M. Lavagna au journal Pagina/12, soulignant que le président Nestor Kirchner “a indiqué à plusieurs occasions: +pendant mon mandat, il n’y aura pas d’autres offres+” de remboursement de la dette.
M. Lavagna a assuré n’avoir jamais envisagé de proposer d’autres incitations pour convaincre les créanciers privés.
L’Argentine a fait défaut depuis décembre 2001 sur sa dette envers les créanciers privés pour environ 100 milliards de dollars (capital plus intérêts accumulés) et a proposé d’émettre entre octobre et novembre de nouvelles obligations échangées contre les anciennes moyennant une réduction de 75% de la valeur nominale des créances.
Dans l’interview à Pagina/12, M. Lavagna a confirmé qu’en dépit du fait qu’un excédent primaire de 3,9% du PIB est prévu en Argentine pour 2005, le pays prévoit de consacrer 2,7% au remboursement de ses dettes, préférant conserver le reste pour des programmes sociaux et des investissements de grande ampleur.
M. Lavagna s’est dit optimiste sur l’avancée de la restructuration de la dette argentine, estimant que le feu vert de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, à l’opération d’échange entre nouveaux et anciens titres obligataires, pourrait intervenir en octobre. La SEC “n’a plus de demandes à formuler. Elle est dans l’étape administrative de l’approbation. Quand elle donnera son OK, l’Argentine présentera un projet avec toutes les informations sur l’échange et les caractéristiques des obligations”, a-t-il indiqué.
Il a admis avoir entendu “certaines rumeurs” venant d’Italie sur “de possibles retards (dans l’approbation des autorités boursières locales) en raison de pressions de créanciers très agressifs”. Mais il a souligné que “si cela se produit, l’offre sera présentée dans tous les cas. Le gouvernement n’acceptera pas que quelqu’un d’extérieur fixe la date de l’échange. L’offre sera présentée dans tous les cas aux Etats-Unis et tout citoyen du monde pourra effectuer l’opération là-bas”, a indiqué M. Lavagna.
© 2004 AFP

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Amérique latine : le piège de la rente économique

Dimanche, septembre 26th, 2004

Quoting from Le Monde:

L’enquête annuelle réalisée par l’institut de sondage chilien Latinobarometro dans les pays d’Amérique latine (sauf Cuba) nous apprend que seulement 53 % des citoyens de la région soutenaient la démocratie (soit 8 de moins qu’en 1994), sans pour autant réclamer un retour des régimes autoritaires. Les populations découvrent, à leurs dépens, que le droit de vote et la liberté d’expression ne se traduisent pas nécessairement par une amélioration de leur niveau de vie.

Au contraire, la pauvreté tend à augmenter. Les gouvernements n’ont pas apporté le bien-être promis et sont incapables de redistribuer la richesse. Ainsi, 71 % des Latino-Américains pensent qu’ils sont gouvernés par de petits groupes qui ne voient que leurs intérêts et ceux du marché. Cette déception exacerbe les rancœurs, divise les populations et les monte les unes contre les autres, comme on l’a vu récemment au Venezuela, en Bolivie et même en Argentine. Si les habitants de la région estiment que le libre marché peut être un bon modèle de développement, ils réclament que la démocratie électorale se transforme en une démocratie plus sociale et participative.

Deux chiffres publiés pendant l’été par la Commission économique pour l’Amérique latine (Cepal) peuvent fournir une explication à cette désillusion : celui de la croissance du produit intérieur brut (PIB) qui pourrait s’inscrire entre 4 % et 4,5 % en 2004. C’est mieux que les années précédentes (- 0,4 % en 2002, 1,5 % en 2003). C’est même le niveau le plus élevé depuis 1997. Mais, dans le même temps, le chômage a touché 10,3 % de la population active au premier semestre, l’un des taux les plus élevés de ces dix dernières années. Et encore s’agit-il des statistiques officielles.

La transformation économique et sociale de l’Amérique latine ne serait-elle donc pas en marche ? Non, estime le coordinateur du Conseil latino-américain des sciences sociales, Emilio Taddei : “On est dans une situation où les luttes sociales qui se sont exprimées depuis trois ans ont réussi sur le plan institutionnel à produire des changements, Lula au Brésil, Kirchner en Argentine, mais, sur le plan économique, il n’y a pas de remise en cause des politiques néolibérales. (…)Ce qui s’opère, analyse-t-il, est une relégitimisation du système politique, tout en conservant les vieux schémas. En Argentine par exemple, la croissance devrait atteindre un niveau record, de l’ordre de 6 %, mais le chômage est en constante progression et 50 % de la population vit dans la pauvreté.”

BOOM DES MATIÈRES PREMIÈRES

Pour la Cepal, l’embellie est essentiellement nourrie par les exportations, qui ont augmenté de 8,3 % en 2003 grâce à la hausse des matières premières. Le café a dopé les exportations de Colombie, du Brésil et d’Amérique centrale ; les prix du coton et de la laine ont favorisé celles du Paraguay et de l’Uruguay. L’extraordinaire envolée du prix du cuivre a amélioré les performances exportatrices du Chili et du Pérou. Enfin, le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay ont multiplié leurs ventes de produits agricoles grâce au boom du soja et de ses produits dérivés. L’Equateur et le Venezuela ont, quant à eux, profité de l’envolée du prix du baril de pétrole.

Mais restons un instant sur le boom du soja. Sa culture n’est pas récente, mais elle a pris une expansion vertigineuse depuis quelques années. Au cours de la dernière décennie, les terres cultivées en soja dans ses principaux pays producteurs, Argentine, Bolivie, Brésil (premier producteur mondial avec 31 % du marché en 2003) et Paraguay, ont plus que doublé. La demande, principalement de la Chine, qui importe désormais plus de 50 % de son soja d’Amérique latine, devrait doubler d’ici à 2020.

Au-delà de l’inquiétude, soulevée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) sur l’impact de cette culture intensive sur la préservation des forêts tropicales et de la savane, de nombreux économistes mettent en garde contre le risque que ce développement spectaculaire fait peser sur l’économie des pays qui bénéficient de ces “rentes économiques” que sont l’or vert et l’or noir.

Le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz rappelait récemment que les prix des ressources naturelles sont volatils et que gérer cette volatilité était compliqué. Les prêteurs fournissent de l’argent quand les choses vont bien, mais exigent de rentrer dans leurs fonds quand les prix plongent. Sources de richesse, les ressources naturelles ne créent pas d’emplois, rappelle-t-il, et elles affaiblissent souvent les autres secteurs de l’activité.

L’afflux de pétrodollars ou de soja-dollars conduit souvent à une surévaluation de la monnaie, rendant les biens manufacturés moins compétitifs. C’est ce qu’on appelle la Dutch disease, le syndrome hollandais, appelé ainsi après que les Pays-Bas eurent découvert du pétrole et du gaz dans la mer du Nord.

Miser sur l’exportation des matières premières, choisir la “reprimarisation” de l’économie en s’appuyant sur des secteurs à faible valeur ajoutée au détriment du développement de l’industrie, c’est le danger qui guette l’Amérique latine. La Cepal note que les investissements productifs publics ont connu une croissance négative entre 1980 et 2002 dans sept pays sur les douze que compte la région, et elle s’en inquiète.

Pour le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Enrique Iglesias, l’enjeu des Latino-Américains est de “bien administrer la manne des matières premières” (comodities bonanza). Servira-t-elle à alléger la pauvreté et à procéder à une meilleure redistribution des richesses sur un continent où les inégalités ne cessent d’augmenter ? Ce n’est pas le modèle économique qui prévaut. Pour l’instant, l’Amérique latine vit de ses rentes et de l’argent des immigrés - leur exploitation à l’étranger -, disent les mouvements de gauche. En 2003, ce sont quelque 38 milliards de dollars qui ont été envoyés en Amérique centrale, au Mexique, au Brésil, soit un montant supérieur aux investissements étrangers.

Portée par ces bases très fragiles, la croissance durable est incertaine et insuffisamment forte pour répondre aux défis sociaux qu’affrontent les démocraties pragmatiques en place - Lucio Guttierez en Equateur, Alvaro Uribe en Colombie, Nestor Kirchner en Argentine, Luiz Inacio Lula da Silva au Brésil, demain en Uruguay… Ce qu’ils proposent ne convainc pas encore leurs peuples.

Babette Stern

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l’excédent des comptes publics prévu pour 2005 revu à 3,9% du PIB

Samedi, septembre 25th, 2004

Quoting from AGEFI:

L’excédent des comptes publics de l’Argentine devrait atteindre l’équivalent de 3,9% du Produit intérieur brut en 2005, selon un document diffusé jeudi sur le site du ministère de l’Economie, qui revoit en nette hausse l’objectif de 3,6% fixé la semaine dernière lors de la publication du budget.

Ce pourcentage correspond à l’addition des excédents dégagés par l’Etat fédéral (3,0%), par la Sécurité sociale (0,2%) et par les provinces (0,7%). En valeur absolue, l’excédent atteindrait désormais 18,6 milliards de pesosmilliards de dollars), au lieu des 17,2 milliards de pesos initialement annoncés.

L’excédent consolidé des finances publiques argentines se rapproche ainsi très fortement des 4,0% réclamés, selon la presse locale, par le Fonds monétaire international, afin de mieux indemniser les porteurs de titres argentins.

Un fonctionnaire du ministère de l’Economie interrogé par le quotidien Clarin explique que cette différence s’explique par une “erreur involontaire” de présentation. L’excédent des provinces présenté il y a une semaine était calculé après service de la dette, alors qu’un excédent primaire doit être présenté avant remboursement de la dette, selon cette source anonyme.

En 2004, l’excédent compte public devrait atteindre 4,2% du PIB, selon ce même document, soit nettement plus que les 3,0% officiellement projetés.

Selon Clarin, le gouvernement aurait également subrepticement augmenté de 11,1 milliard de pesos à 12,5 milliards de pesos (4,2 mds USD) la cagnotte destinée à indemniser l’an prochain les porteurs de titres. Interrogé, le ministère de l’Economie n’était pas toutefois en mesure de confirmer cette information.

Une source gouvernementale a précisé à l’AFP que quel que soit le montant affiché de l’excédent des comptes publics, Buenos Aires ne consacrerait pas plus de 3% de son PIB au remboursement de sa dette. “Le FMI souhaite que nous modifions ce plafond. Lorsque (le directeur général du FMI Rodrigo) Rato parle, il le fait en pensant à 4%. Mais le gouvernement ne va pas utiliser plus de 3% d’excédent pour payer ses obligations externes”, a souligné cette source.

“Il n’y a pas d’engagement auprès du FMI sur le niveau de l’excédent budgétaire. Dans la lettre d’intention (qui a permis la signature de l’accord “stand by” de septembre 2003), on parle d’un effort maximal et notre effort maximal est de 3%”.

La veille, à New York, le président argentin Nestor Kirchner avait réitéré que la proposition gouvernementale de restructuration de la dette impayée depuis décembre 2001 était définitive et ne sera pas améliorée, en dépit du manque flagrant d’enthousiasme des marchés financiers.

“Notre politique a été arrêtée et nos décisions sont définitives”, avait déclaré M. Kirchner devant un groupe d’industriels, selon le compte-rendu effectué devant la presse par le consul argentin à New York Hector Timmerman.

L’Argentine demande à ses créanciers d’accepter un abandon de créances de 75% pour recommencer à honorer sa dette, d’un montant total (avec les intérêts) dépassant les 100 milliards de dollars.
© 2004 AFP

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Une période électorale arrive, souvenez vous que le péronisme fait flèche de tout bois

Vendredi, septembre 24th, 2004


C’était en 1999. Menem était sur le point de partir, il terminait son mandat. Duhalde se présentait à sa succession. Qui voyons-nous sur cette photo ?
Busti, le sempiternel Gouverneur de la Province d’Entre Rios, Duhalde (voir note), Palito Ortega (chanteur populaire Gouverneur du Chaco de la main de Menem et activiste d’extrême droite), Ruckauf (grand admirateur de Hitler) et notre pingouin national Nestor Kirchner, à l’époque gouverneur de la Province de Santa-Cruz. Le péronisme dans toute sa splendeur.
Vous aurez noté le drapeau du Che.
Que voulez vous, tromper le client sur la marchandise a toujours été la manière de faire du péronisme !
En 2004 cela n’a pas changé.

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