Archive pour le 15 septembre 2004

Scandale autour du procès de l’attentat contre la mutuelle juive AMIA

Tags: Mercredi 15 septembre 2004

Quoting from lefigaro.fr:


Lamia Oualalou
[15 septembre 2004]
Terrorisme, drame humain, feuilleton diplomatique… plus de dix ans après les faits, l’attentat contre la mutuelle juive Amia à Buenos Aires, le plus sanglant de l’histoire argentine avec 85 morts et 300 blessés, est toujours aussi présent. Et pour cause : à l’issue d’un procès rocambolesque, qui a impliqué les services secrets argentins, américains et israéliens, rythmé par la disparition de témoins et d’indices, le tribunal a conclu, le 2 septembre, au non-lieu pour les cinq accusés, faute de preuves. Ni la «connexion interne» (des policiers corrompus), ni le Hezbollah accusé par Israël, ni la «piste syrienne», qui menait à l’entourage de Carlos Menem, président à l’époque des faits, ne seraient responsables du crime.

Les associations des droits de l’homme n’ont pas attendu l’exposé des motifs du tribunal, prévu le 29 octobre, pour crier au scandale. La semaine dernière, des milliers de manifestants ont investi le centre de capitale. L’Argentine abrite la plus importante communauté juive d’Amérique latine (300 000 personnes), essentiellement concentrée dans la capitale. Le ministre argentin de la Justice, Horacio Rosatti s’est d’ailleurs empressé de faire savoir qu’il considérait le verdict comme «un point de départ et non d’arrivée». Il a annoncé aux familles des victimes le lancement d’une enquête afin que les fonctionnaires qui «ont caché la vérité reçoivent le châtiment qu’ils méritent».

C’est pourquoi l’indignation est montée d’un cran lundi avec la démission du juge fédéral Juan José Galeano, en charge de l’enquête depuis neuf ans, auquel le ministre faisait directement allusion. En se retirant des affaires, le magistrat espère se mettre à l’abri des poursuites, alors qu’il doit être interrogé sur son rôle dans le procès. Des membres des services secrets argentins (Side) affirment que, en 1996, il a fait passer 400 000 dollars à un civil, Carlos Telleldin. Dans la foulée, ce dernier a déclaré devant la justice avoir remis à des policiers de la province de Buenos Aires la camionnette remplie d’explosifs. Une fois la subornation de témoin éventée, sa déposition a été jugée irrecevable par le tribunal, contraint d’acquitter les accusés.

Le président Nestor Kirchner a réuni hier son cabinet pour décider s’il devait accepter ou non cette démission. Le choix n’est guère aisé. S’il accepte, il risque, en protégeant le juge, de donner raison à ceux qui dénoncent l’impunité en Argentine. Or, politiquement, ce procès est aussi celui de Carlos Menem et de ses proches. Galeano n’est pas le seul soupçonné d’entrave à la justice, c’est aussi le cas du ministre de l’Intérieur de l’époque Carlos Corach et de l’ex-chef de la Side Hugo Anzorreguy. Tous représentants d’une caste avec laquelle Kirchner voudrait en finir.

Toutefois, en cas de refus de la démission, Juan José Galeano sera soumis à un processus de destitution et à un déballage de secrets dont le gouvernement se passerait bien. Depuis quelques semaines, Kirchner, qui a remis sur le tapis tous les dossiers liés à la violation des droits de l’homme (en particulier les disparus de la dictature de 1976-1983), se voit reprocher par la droite de vouloir ressusciter les vieux démons des années 70, au risque de faire basculer de nouveau l’Argentine dans la violence. Une partie de la gauche l’accuse de médiatiser une cause juste, mais concernant peu de personnes, au détriment de la question sociale.

Alors que la classe moyenne juge le gouvernement incapable de faire face à l’insécurité, promue préoccupation numéro un par l’opposition avec l’aide des médias, Kirchner est désormais plus soucieux de bâtir des alliances politiques que de renforcer son image de justicier.

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Sérieuse augmentation du prix de la viande en Argentine

Mercredi 15 septembre 2004

Depuis le début de l’année, la moitié des bêtes qui sont destinées aux abattoirs sont des génisses. Pour les spécialistes c’est un mauvais signe, car quand les producteurs commencent à liquider leurs ventres c´est qu´ils manquent de marchandise et c’est une menace pour le futur. Ce qui est le plus préoccupant c´est que cette liquidation de la partie productive du cheptel a lieu au moment ou la demande interne est en augmentation. Les prix vont donc continuer à augmenter si rien n´est fait.

Les chiffres officiels démontrent que le pourcentage d’abattage des génisses augmente chaque mois. Pendant les 7 premiers mois de l´année, il représentait 46.3 % avec un pic à 49 % au mois de juin dernier, alors que généralement le pourcentage est de 43 %. La Chambre des Industriels de la Viande (CICCRA) rappelle que la situation est la même qu’à la fin des années 90 quand l´augmentation des prix de la viande à la consommation fut spectaculaire.

L’explication est simple. On tue de plus en plus de vaches pour répondre à une augmentation du marché interne de 6.5 % en 2004, mais surtout de 50 % en volume d´exportation. La population bovine en Argentine est de 54 millions de têtes et 12 millions passaient à l’abattoir chaque année. Cette année, si le rythme continue sur la base des premiers mois ce seront 14 millions de têtes qui seront sacrifiées.

Le prix du boeuf au producteur a augmenté de 4 % depuis le début de l´année, mais de 200 % depuis la dévaluation. C’est une excellente affaire pour eux et ils n’hésitent pas à vendre au prix actuel les taureaux, les génisses ou les vaches.
Pour le consommateur les prix ont évolué différemment, ils ont augmenté de 83 % depuis 2002 et de 8% depuis le début de l’année. (source INDEC)

Selon le CICCRA c’est le faible pouvoir d’achat des argentins qui consomment 85% de la viande qui se produit qui fut le frein à une augmentation supérieure de la viande à l’étalage, mais à moyen terme les prix devraient rattraper ce retard lorsque les salaires augmenteront. L’augmentation des exportations et les futurs accords avec l’UE donneront certainement les mêmes résultats.

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Le foot m´emmerde

Mercredi 15 septembre 2004

grondonaGrondona, titulaire de la AFA se réunira cette après-midi avec Bianchi, ex-directeur technique de Boca pour lui offrir le poste de Bielsa qui vient de démissionner. Dans l’entourage de Bianchi on dit que celui-ci refusera l’offre. En effet, ces deux hommes ne s’apprécient guère, mais ni l’un ni l’autre ne peut faire l’économie de cet entretien.
Bianchi a déjà refusé le poste après le mondial en France et Grondona s’était juré à cette occasion de ne jamais lui reposer la question.
L’opinion publique l’oblige cependant à faire cette demande et le plus drôle serait que Bianchi accepte rien que pour le faire enrager. Dans un domaine où la passion dépasse de loin la raison, tout est possible. Et cette passion les argentins l’ont dans le sang.
Preuve en est cette décision soudaine de Bielsa de démissionner qui a, hier, modifié tous les programmes de la télévision nationale. Et il fallut durant une heure et demie écouter la conférence de presse de ce dernier. Une heure et demie pour entendre simplement l’ancien sélectionneur dire qu’il n’avait plus la pêche et que par honnêteté il préférait partir.
Première page, bien sûr, de tous les journaux, ce matin, qui font un concours de périphrases pour expliquer ce que nous avons dû subir hier. Vous dire si la suite des évènements va continuer à polluer l’information ces prochains jours.

Voilà, vous aurez compris que les états d’âme des entraîneurs de foot m’intéressent peu, surtout lorsque leur salaire de 80.000 pesos par mois, soit 200 fois le salaire minimum ici, leur laisse la liberté de faire leur analyse devant un psi plutôt qu’en direct à la télé.

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