Un sommet consacré à la lutte contre la faim et la pauvreté se tient aujourd’hui à New York en marge de l’assemblée générale de l’ONU, les initiateurs du projet sont Chirac pour la France, le président brésilien, Luis Ignacio Lula da Silva, le président chilien, Ricardo Lagos, et le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero.
Cette réunion fait suite à une rencontre en janvier dernier à Genève entre MM. Annan, Chirac, Lula et Lagos sur une initiative appelée “Action contre la faim et la pauvreté “.
Pour trouver ces fonds, les quatre dirigeants ont fait appel à des experts pour trouver des « moyens de financement innovants ». Un haut fonctionnaire chargé de cette tâche par M. Chirac, Jean-Pierre Landau, a remis un rapport à la mi-septembre dans lequel il propose de financer le développement par une fiscalité internationale sur les transports aériens et maritimes internationaux, les transactions financières internationales, les bénéfices des multinationales et les ventes d’armes.
À cela s’ajouteraient des « contributions volontaires », par exemple sur les paiements par cartes de crédit.
À New York lundi, les « quatre », avec l’aide de M. Annan, chercheront à susciter une mobilisation la plus large possible sur ces thèmes et sur l’idée qu’« on peut faire plus et mieux » en matière de financement. Le but est de pouvoir proposer, lors du sommet mondial qui se tiendra à l’occasion de la prochaine assemblée générale de l’ONU en 2005, des mesures concrètes à appliquer dans les dix ans qui resteront pour atteindre les objectifs du Millénaire.
On peut trouver curieux l’absence de Nestor Kirchner comme initiateur de de projet et bien qu’il assistera à la réunion cela reflète parfaitement l’isolement politique dans lequel s’est placé, petit à petit, l’Argentine à force de promesses et d’accords sans cesse non tenus ou remis en question tant avec ses voisins proches comme le Brésil et le Chili qu’avec les pays européens.