Les nouvelles contributions financières internationales par Jean-Pierre LANDAU, FRANCE. Présidence de la République
Rapport sur les ” nouvelles contributions financières internationales ” du Groupe de travail présidé par Jean-Pierre LANDAU
New York (Etats-Unis d’Amérique) - lundi 20 septembre 2004
Le rapport a été rédigé à la demande du Président de la République par un groupe de personnalités indépendantes comprenant des universitaires, des responsables d’entreprises et représentants du secteurs privé, des dirigeants d’ONG, ainsi que des hauts fonctionnaires. Il leur a été demandé d’étudier de façon pragmatique et ouverte toutes les possibilités d’augmenter le financement du développement et d’améliorer la lutte contre la pauvreté.
Plus de 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent encore aujourd’hui dans la grande pauvreté avec moins d’un dollar par jour et près de la moitié de l’humanité avec moins de deux dollars. A l’heure de la mondialisation et d’une croissance inégalée dans l’histoire de l’humanité, la communauté internationale s’est fixé pour objectif de réduire ce nombre de moitié avant 2015 et, simultanément, de progresser fortement sur plusieurs indicateurs sociaux et humains (éducation, accès à l’eau, mortalité infantile…). Ce sont les ” Objectifs de développement du millénaire “, adoptés à l’unanimité par l’ONU en 2000. Mais les ressources financières sont insuffisantes : un doublement au minimum est jugé indispensable par les experts. A l’initiative du Président de la République, des chefs d’entreprise, des économistes, des hauts fonctionnaires, des représentants d’ONG et d’institutions internationales se sont réunis pour réfléchir à la possibilité d’affecter une fraction des richesses créées par la mondialisation au financement de la lutte contre la pauvreté et du développement humain. Ce rapport résume les réflexions et conclusions préliminaires du groupe de travail. Il montre pourquoi et comment de nouvelles contributions sont nécessaires, au-delà et à côté des formes actuelles d’aide au développement. Il examine autour de quelles approches -économiques, juridiques, financières- pourrait se développer une fiscalité internationale pour le développement. Enfin, il détaille les options de contributions, volontaires ou obligatoires (taxes à vocation environnementale, taxes sur les transactions financières, loterie mondiale etc.) pouvant permettre de plus et mieux financer le développement au XXIème siècle.