Archive pour le 22 septembre 2004

Aguas Argentina (Suez) va construire une station d’épuration pour 88 M EUR

Tags: Mercredi 22 septembre 2004

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BUENOS AIRES, 22 sept (AFP)
Aguas Argentina, la filiale argentine du groupe Suez, s’est engagée à édifier une station d’épuration à Berazategui (banlieue sud de Buenos Aires), dont la construction était réclamée depuis des années par la population, a annoncé mercredi à l’AFP le maire de la ville Juan José Mussi.
Le coût de l’investissement a été chiffré à 300 millions de pesos) par M. Mussi. Cette somme ne sortira pas directement des coffres d’Aguas Argentina, mais sera apportée par un fonds financé par les augmentations de tarifs, passées et futures, accordées par les pouvoirs publics à la société.
Cette annonce a été effectuée au sortir d’une réunion de conciliation organisée entre la municipalité et Aguas Argentinas sous les auspices de la Cour suprême.
La construction de cet ouvrage était initialement prévue pour 1998, mais lors d’une renégociation du contrat de concession d’Aguas Argentina, la société à capitaux français avait obtenu de reporter l’échéance à 2018.
Photos aériennes à l’appui, la mairie accusait l’émissaire des égoûts d’Aguas Argentinas de déverser chaque jour 2,2 millions de litres d’eaux polluées de matières fécales dans le Rio de la Plata. Avec les mêmes armes, la société répondait que la pollution des plages de Berazategui était due à des rejets non traités d’effluents industriels, qui n’étaient pas de sa responsabilité.
“Les matières fécales endommagent le milieu ambiant, mettent en péril la pêche de loisir et commerciale, et constituent un danger pour la santé, non seulement pour les 340.000 habitants de Berazategui, mais aussi pour les cinq millions de personnes qui dépendent du rio de la Plata”, a commenté le maire de la ville.
Selon M. Mussi, l’appel d’offre sera lancé au premier semestre de l’an prochain pour permettre l’achèvement des travaux en 2008. L’accord prévoit également la construction d’un émissaire qui déversera les eaux traitées à 8 kilomètres de la côte, alors que l’ouvrage actuel rejete les eaux polluées à 2 km seulement.
La société Aguas Argentinas se trouve dans une situation économique difficile depuis la fin de la parité entre le peso et le dollar américain: la société, en réglement judiciaire, supporte un endettement en dollars, alors que ses recette sont libellées en peso. Or le gouvernement de Nestor Kirchner se refuse à lui accorder les hausses de tarifs qui permettraient de financer le développement de son réseau d’adduction d’eau et d’égoûts dans le grand Buenos Aires.
En mai, les pouvoirs publics et Suez avaient signé un accord normalisant leurs relations jusqu’à la fin de l’année. Ils avaient convenu de mettre cette période à profit pour négocier un nouveau contrat de concession.

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Le Brésil membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ? Les argentins ne le supportent pas…

Mercredi 22 septembre 2004

l’Allemagne et le Japon, mais aussi l’Inde et le Brésil, veulent se faire admettre dans le club des grandes puissances reconnues internationalement. Les quatre pays ont fait cause commune hier pour revendiquer une place dans le saint des saints de la diplomatie : le groupe des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Réunis à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, leurs représentants ont promis de se soutenir mutuellement. Le président du Brésil, Lula da Silva, les premiers ministres d’Inde et du Japon, Manmohan Singh et Junichiro Koizumi, et le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, devaient participer à cette rencontre sans précédent.
L’Allemagne, le Japon, l’Inde et le Brésil, qui sont soutenus par la France, n’ont pas choisi leur moment au hasard. Les quatre pays veulent tirer parti de la réforme de l’ONU qui, dès l’élection présidentielle américaine passée, va être inscrite à l’ordre du jour de la diplomatie mondiale. L’organisation internationale se prépare à faire peau neuve. Son secrétaire général, Kofi Annan, a chargé un «panel de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement» d’étudier les moyens d’adapter l’ONU à la géopolitique du XXIe siècle.

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Résumé du discours de Kirchner à l’ONU

Mercredi 22 septembre 2004

NÉSTOR KIRCHNER a plaidé pour une refonte énergique des organismes internationaux de crédit, dont le Fonds Monétaire International (FMI), afin de prévenir de nouvelles crises économiques telle celle que l’Argentine traverse encore actuellement après avoir suivi le mot d’ordre de ces organismes, a-t-il expliqué. Soulignant les « erreurs » commises par ces organismes internationaux de crédit, qui ont accru l’endettement extérieur, M. Kirchner a souligné la nécessité de donner plus de pouvoir aux autorités nationales lorsqu’il s’agit de redresser leurs économies respectives. Il a également rappelé que les tentatives de remédier au problème ne pouvaient se limiter à des opérations d’assistance, sous peine d’accroître le gouffre qui sépare les travailleurs des assistés. Si la croissance économique est nécessaire pour remédier au problème du chômage, elle n’en pas pour autant suffisante, a-t-il ajouté, affirmant que « la notion que la croissance profite à tous est un mythe ». Le Président de l’Argentine a également estimé qu’à l’heure actuelle, les pays en voie de développement voyaient leur création d’emploi limitée par différentes mesures protectionnistes, comme les subventions agricoles, dont le montant annuel mondial, a-t-il ajouté, est six fois supérieur à celui de l’assistance envers les pays en voie de développement.
Par ailleurs, M. Kirchner a signalé que l’Argentine était candidate à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour les années 2005 et 2006 et que son pays bénéficiait du soutien du Groupe des pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Affirmant sa volonté d’assurer une meilleure répartition des bénéfices de la mondialisation, le Président de l’Argentine a rappelé que la paix internationale et le développement étaient deux concepts intimement liés, qui se renforçaient mutuellement. M. Kirchner a également déclaré que son pays était particulièrement préoccupé par la situation actuelle de l’atmosphère, et qu’il serait souhaitable que le Protocole de Kyoto entre en vigueur au plus tôt. M. Kirchner a par ailleurs exhorté le Royaume-Uni à reprendre les négociations avec l’Argentine concernant la question des Îles Malouines, exprimant sa volonté de trouver une solution pacifique à ce différend.
Source résumé ONU

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La justice argentine souhaite faire la lumière sur le « trésor de Santa Cruz »

Mercredi 22 septembre 2004

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BUENOS AIRES, 21 sept (AFP)
La justice argentine a demandé à la province de Santa Cruz (sud du pays), dirigée jusqu’en mai 2003 par le président Nestor Kirchner, de fournir tous les détails de sa gestion d’une somme de 650 millions de dollars déposée depuis plusieurs années sur des comptes à l’étranger.

La décision de la juge Claudia Guerra, dont l’AFP a obtenu copie mardi, reconnaît au plaignant, le sénateur radical (opposition) Carlos Prades, le droit de réclamer à l’actuel gouverneur Sergio Acevedo toutes les informations qu’il estime utiles.

Le sénateur se voit reconnaître “le droit d’accéder à l’information publique auquel il prétend, en recevant une information digne de foi, adéquate, suffisamment documentée et exacte à propos de l’évolution et de la destination” de ces fonds.

La polémique remonte à 1993, lorsque la province alors dirigée par M. Kirchner avait reçu de l’Etat fédéral un dédommagement de 650 millions de dollars à la suite de la privatisation de la compagnie pétrolière d’Etat YPF, très implantée à Santa Cruz. Une partie de cette somme avait été réinvestie en actions YPF, permettant au gouvernement provincial d’engranger de substantielles plus-values.

M. Prades estime qu’avec les intérêts, cette cagnotte est montée jusqu’à 1,2 milliard de dollars. Mais le gouvernement provincial l’évalue aujourd’hui à 507 M USD, le solde, affirme-t-il, ayant financé des travaux publics dans la région.

La polémique a été permise par la gestion très personnelle de ces fonds par M. Kirchner, qui n’a rendu des comptes au parlement provincial que de manière très partielle. De surcroît, M. Kirchner a transféré ces sommes à l’étranger, par prudence, fait-il constamment valoir, en référence à la dévaluation du peso qui a fait perdre plus tard 70% de sa valeur à la monnaie nationale.

“Dans le rendu des comptes de la province, il n’y a absolument rien” sur la plus-value enregistrée lors de la cession des titres YPF ni “sur les intérêts échus”, s’indigne le sénateur Prades, interrogé sur radio Mitre.

Le jugement prévoit que M. Prades peut demander “le décompte détaillé des sommes reçues du gouvernement national, des investissements et leur mise en oeuvre, de l’acquisition et la vente d’actions (du groupe pétrolier) YPF, du dépôt de ces fonds dans des banques et/ou des entités financière du pays et à l’étranger”.

Le juge Guerra - dont M. Prades a reconnu le “cran” - demande aussi que soient fournis “le nom et l’adresse des comptes alimentés, les commissions payées, les personnes habilitées à gérer ces sommes, les intérêts perçus et la description la plus exacte possible des mouvements effectués depuis (le versement initial du gouvernement) jusqu’au rendu de cette décision”.

Le sénateur d’opposition affirme ne vouloir obtenir que “l’information soigneusement dissimulée par Kirchner, protégée avec zèle par des fonctionnaires peureux, couverte par la majorité du parlement provincial, dissimulée par des procureurs et des juges aux ordres et par une majorité (de membres) au sein de la Cour des comptes de la province de Santa Cruz”.

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