Liquidation prochaine de la dette privée, les gogos comptez-vous !

Les teneurs de bons émis par le gouvernement argentin vont vraisemblablement devoir se contenter de l’offre argentine et récupérer 25 % de leur investissement, payable sur 12 et 20 ans. Kirchner et Lavagna ne manqueront pas de souligner cette victoire mémorable du gouvernement devant la rapacité des investisseurs étrangers et de ces fonds vautours qui voulaient sucer le sang du pays.
Les gogos comptez-vous !
Plus de 40 % de cette dette est due aux salariés argentins sur leurs cotisations de retraite. Il ont payé ces bons entre 120 et 130 % de leur valeur compte tenu des prélèvements qui leur sont faits.
Les autres bons appartiennent pour la plus grande partie à des petits épargnants, allemands, italiens et japonais, qui se sont faits floué par leurs banquiers qui leur ont vendu ces bons uniquement pour toucher de royales commissions. Il fallait leur en laisser la responsabilité.
Les 10 % restant sont effectivement entre les mains des fonds vautour qui les ont achetés à vil prix après la dévaluation et la déclaration de mise en suspend de tous les paiements du gouvernement argentin. Eux, ils récupéreront au minimum 3 fois et demie leur mise.
Le plus significatif d’ailleurs est que les dirigeants des caisses de retraite argentines ont demandé au gouvernement de faire voter une loi qui les rendrait inimputables pour ce qui concerne cette désastreuse négociation. (Fin 2001, 90 % des actifs des caisses de retraite étaient placés dans ces bons).
Le gouvernement, malgré son discours enflammé contre les organismes de financement internationaux, on ne leur a pas demandé de baisser leurs prétentions sur les intérêts et encore moins sur le capital, continue à les payer rubis sur l’ongle et parle sans arrêt de la dette sociale que doit le pays à ses habitants.
Je pense qu’on doit considérer, ici, que les salariés sont des privilégiés, ce qui est un peu vrai, la moitié de la population crève de faim et est au chômage.
Bref, Monsieur Kirchner, vous êtes un cynique, et vous les argentins qui vous enflammez si vite pour appuyer la démarche de ce gouvernement contre les supposés affameurs étrangers de votre peuple, vous êtes une fois de plus les dindons de la farce.
NÉSTOR KIRCHNER a plaidé pour une refonte énergique des organismes internationaux de crédit, dont le Fonds Monétaire International (FMI), afin de prévenir de nouvelles crises économiques telle celle que l’Argentine traverse encore actuellement après avoir suivi le mot d’ordre de ces organismes, a-t-il expliqué. Soulignant les « erreurs » commises par ces organismes internationaux de crédit, qui ont accru l’endettement extérieur, M. Kirchner a souligné la nécessité de donner plus de pouvoir aux autorités nationales lorsqu’il s’agit de redresser leurs économies respectives. Il a également rappelé que les tentatives de remédier au problème ne pouvaient se limiter à des opérations d’assistance, sous peine d’accroître le gouffre qui sépare les travailleurs des assistés. Si la croissance économique est nécessaire pour remédier au problème du chômage, elle n’en pas pour autant suffisante, a-t-il ajouté, affirmant que « la notion que la croissance profite à tous est un mythe ». Le Président de l’Argentine a également estimé qu’à l’heure actuelle, les pays en voie de développement voyaient leur création d’emploi limitée par différentes mesures protectionnistes, comme les subventions agricoles, dont le montant annuel mondial, a-t-il ajouté, est six fois supérieur à celui de l’assistance envers les pays en voie de développement.