Archive for octobre, 2004

Naomi Klein, auteur de No Logo, et le cinéaste Avi Lewis se sont rendus à Buenos Aires

Dimanche, octobre 31st, 2004

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Naomi Klein, auteur de No Logo, et le cinéaste Avi Lewis se sont rendus à Buenos Aires pour tourner un documentaire sur les révoltes ouvrières.
Q: Vous présentez l’Argentine comme un exemple des conséquences néfastes que peut avoir les politiques néolibérales. Mais est-ce si particulier ou, au contraire, très universel?

R: Naomi Klein (NK): Les deux. Je pense que l’Argentine est un cas extrême de politiques appliquées un peu partout. Il y a quelque chose d’universel quand on voit les mêmes politiques expérimentées au Québec. Ou en Irak. L’Argentine a été un laboratoire. Dans les années 90, le Fonds monétaire international (FMI) en était très fier, c’était un exemple prouvant que les pays d’Amérique latine pouvaient s’en sortir (avec sa méthode). L’Argentine donnait raison au FMI. Mais en même temps, la situation n’a rien d’universel. Ce qui se passe là-bas ne se passera pas nécessairement ailleurs.

R: Avi Lewis (AL): Ça aurait pu se produire dans n’importe quel pays où des politiques d’entreprise favorisent les mouvements de capitaux au détriment des droits des travailleurs. Des événements semblables se sont produits à Arvida, au Nouveau-Brunswick, en Colombie- Britannique, au Bangladesh. C’est le visage de la mondialisation. Le modèle argentin appliquait à la lettre les règles du FMI.

Q: En Argentine, plusieurs usines fermées sont reprises en main, avec succès, par des coopératives ouvrières. Est-ce, maintenant, le laboratoire de gauche idéal?

R: NK: Non, ça n’a rien d’un paradis. Si on en est là, aujourd’hui, c’est parce que leur situation s’est dégradée beaucoup et très vite. Ces expériences sont intéressantes, mais il a fallu que ça aille mal pour que ça se produise. Ce n’est pas le cas de la Bolivie ou d’autres pays où la pauvreté s’est aggravée graduellement sur de longues périodes. Quand on a toujours été pauvre, on s’y résigne. Mais l’Argentine faisait partie des pays développés et elle est tombée très vite, très bas. C’est ça qui a mené à l’explosion. Ce que nous prétendons, maintenant, c’est qu’il peut y avoir une autre fin à toutes ces histoires de fermetures d’usines.

Q: Mais ne brandissez-vous pas le spectre de la menace libérale? Ne dites-vous pas que ça pourrait se produire aussi ici?

R: AL: Mais ça arrive déjà. Prenez le cas de l’usine d’Arvida. Alcan l’a fermée en janvier, les ouvriers en ont pris le contrôle et, comme en Argentine, ils la gèrent à leur façon. Ce qui est intéressant avec l’Argentine, c’est que le pays était tenu comme un modèle de la mondialisation. Et il s’est écroulé. Les gens, là-bas, disaient qu’ils sont là où le reste du monde s’en va, qu’ils sont notre avenir.

R: NK: Un ouvrier nous a dit que, selon lui, l’Argentine a été mondialisée et que le monde sera argentinisé. Pour moi, l’Argentine, c’est comme un miroir du Canada. On est à un bout du continent, eux sont à l’autre bout, on a à peu près le même nombre d’habitants, les mêmes richesses naturelles, la même économie, des cultures très vastes, des villes cosmopolites. Tu vois des dames de classe moyenne défoncer un guichet automatique et tu ne peux éviter de penser que ça pourrait se produire ici.

Q: Il y a beaucoup de critiques à l’égard des mouvements altermondialistes. Il y a même un livre tout récent (The Rebel Sellde Joseph Heath et Andrew Potter) qui cibleNo Logo, l’accusant d’être au service de la mondialisation. Qu’en pensez-vous?

R: NK: Je n’en pense pas grand-chose. Les mouvements sociaux les plus puissants provoquent des changements et je trouve ça drôle que des gens prennent cinq ans pour réagir à un livre. Le problème, ce sont les situations statiques et contemplatives, la commodité. Notre mouvement veut des changements concrets. Il n’y a rien de mal dans la mondialisation. Combien de fois faut-il le répéter, le terme antimondialisation est une invention des médias. Nous, nous sommes mondiaux.

Q: En même temps, ils vous accusent de vouloir rester en dehors du système politique actuel et de ne rien faire, en conséquence, pour le changer.

R: AL: Les profits des entreprises ont triplé dans les années 90. Depuis le 11 septembre 2001, ils ont augmenté de 50 % au Canada. Dans notre système politique traditionnel, les taux de pauvreté infantile n’ont pas changé depuis 30 ans. Un nombre incroyable de gens consacrent plus de 50 % de leurs revenus à payer le loyer. Un Canadien sur quatre travaille pour moins de 10 $ l’heure. Ces gens (qui nous critiquent) voient peut-être à long terme, d’ici 300 ans. Moi, je ne vois pas de changements (dans le système politique actuel). Je ne crois pas que ça soit impossible (de changer le système de l’intérieur), mais je suis impatient. En Amérique latine, les groupes sociaux poussent les partis à faire des changements progressistes. Lula leur a déjà rappelé que la droite le pousserait constamment dans le dos et qu’ils étaient mieux, eux à gauche, de pousser aussi. Cette dichotomie qui divise le pays entre ceux qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur du système est ridicule. C’est un mauvais portrait de la situation. C’est faux de dire que de travailler de l’extérieur, on ne peut influencer le système.

R: NK: J’étais au Sommet des Amériques à Québec en 2002, mais j’étais aussi à Miami l’an dernier. Et en Floride, parmi les politiciens assistant aux réunions de l’intérieur, plusieurs ne pouvaient faire abstraction des énormes pressions sociales (Lula, Kirchner de l’Argentine, Chavez du Venezuela…). C’était bien différent à Québec où tous les politiciens présents ont signé un document malgré les protestations.

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Le con du jour : Il aimait les poulettes….

Vendredi, octobre 29th, 2004

La vague d’enlvements crapuleux dans le pays donne des ides aux pigeons! C’est le moins qu’on puisse dire. Il s’appelle Pablo Ligato et c’est un riche leveur de poulets dans la rgion de Cordoba. 51 ans, vraisemblablement pas toutes ses dents, notre homme rencontre par hasard une belle et attirante jeune femme qui l’invite chez elle, subjugue certainement par l’aspect sexy de notre homme.
Et voil mon gaillard chez la belle….o deux loubards lui demandent les clefs de chez lui, s’y rendent et subtilisent 300.000 US dollars dans son coffre, aprs avoir endormi ses chiens et menac ses enfants.
Afin que son pouse ne sache rien (c’est une sainte a-t-il dclar) de sa tentative d’infidlit il se rendit la police et dclara avoir t kidnapp en se rendant chez lui et que ses enfants avaient pay 300.000 dollars de ranon.
Le procureur dcouvrit malheureusement pour lui la supercherie, tout le pays en parle. sa photo et son nom sont dans tous les journaux.

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Edenor (Électricité de France) pourrait se retirer d’Argentine

Jeudi, octobre 28th, 2004

Une commission dirigée par l’ancien Directeur de France Télécom devrait rendre prochainement ses recommandations au gouvernement français afin de désendetter Électricité de France. La filiale argentine et aussi celle du Brésil sont sur la sellette. On comprendra qu’avec 865 millions de pertes, en 2003, sur ces deux seules entités, il soit urgent de trouver les moyens de retourner la situation.
Ceux-ci ne seront pas trouvés avec le gouvernement argentin qui fait traîner depuis 2 ans la renégociation sur les tarifs et qui ne semble pas décidé à autre chose qu’à continuer dans cette attitude et vilipender la Société Edenor à chaque fois qu’il le peut en laissant croire à la population qu’elle ne remplit pas son rôle et qu’elle encaisse des bénéfices extraordinaires.
Il semble bon de rappeler que les services de distribution d’électricité ont été privatisés à cause de leur incapacité à fournir de la lumière de manière sure et régulière. Les habitants de Buenos Aires se souviennent encore des coupures quotidiennes dont ils étaient victimes plusieurs heures par jour.

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Julio Nudler, après son mail d’hier, lapidé par Pagina12, ex journal de gauche

Mercredi, octobre 27th, 2004

Julio Nudler, apr�s son mail d’hier, a été lapidé par Pagina12, ex journal de gauche, dans son édition de ce matin.
Je ne sais pas grand-chose de cet homme qui est aujourd’hui accusé d’être un fasciste à la solde d’on ne sait qui, mais voilà une description de son dernier livre trouvée ici. On ne peut que déplorer ce genre d’attaques personnelles, fausses et malveillantes.

Tango juif : livre de Julio Nudler

Ils étaient des milliers, ces juifs, qui, au milieu de la masse d’autres émigrants, arrivaient au tournant du XXème siècle dans ‘’le port le plus austral d’Europe’‘, Buenos Aires. Le berceau du tango ressemblait alors à une nouvelle tour de Babel. Là allait être inventée, dans une fusion de toutes ces cultures, une musique nouvelle. Le livre de Julio Nudler, ‘’Tango judío, del ghetto a la milonga’’ raconte l’apport des juifs à cette aventure collective faite de centaines d’aventures individuelles : des existences commencées au fond de la Russie, en Ukraine, Pologne, ou dans l’Empire Ottoman, puis poursuivies outre-Atlantique, souvent pour échapper aux persécutions, et qui ont contribué à faire du tango cet art sans frontières qui assimile tout sans cesser d’être lui-même.

Le livre de Nudler intègre, dans une composition complexe, l’histoire du tango, celle de l’immigration juive en Argentine, et celle de l’intégration des juifs à la vie du pays. Il montre, par exemple, que le tango a été pour les artistes juifs un moyen d’assimilation dans la société argentine. Il rappelle aussi l’existence du ‘’valesko’‘, cette façon particulière des juifs immigrés d’Europe centrale de parler le castillan, qui a fait naître une sorte d’argot judéo-argentin. Mais l’antisémitisme était également présent en Argentine, même si les protagonistes interrogés par Nudler estiment n’avoir jamais ressenti de discrimination dans le milieu tanguero. Par contre, les juifs et le tango eurent pour ennemi commun les mouvements fascistes. Une anecdote : dans les années 1950, le grand Osvaldo Pugliese composa un tango, ‘’Judía’’ (juive), avec des paroles commandés à Santiago Antonio Velaz, qui se voulait un plaidoyer contre le racisme, mais qui finalement ne fut jamais joué.

L’auteur détaille ensuite, à partir d’une riche documentation constituée notamment d’entretiens directs , la vie des tangueros juifs, regroupés selon leur rôle : chefs d’orchestre, interprètes, écrivains, auteurs, éditeurs. Une cinquantaine au total, parmi lesquels on peut citer Raúl Kaplún, Alberto Soifer, Max Glucksman, Julio Korn, Mario Abramovich, les 4 Rubinstein. Quelques destinées : Celle de Simon Zlotnik, caché par sa mère dans un fossé en 1920 pour échapper aux cosaques, devenu deux décennies plus tard le violoncelliste et l’ami d’Anibal Troilo. Ou l’itinéraire d’Antonio Gutman, d’abord cocher dans le quartier portègne de Barracas, et qui, devenu bandonéoniste, forma en 1914 l’Orquesta Típica Criolla El Rusito (‘’le petit juif’‘). Hautement symbolique est également l’aventure de la famille du pianiste Gustavo Beytelman, aujourd’hui installé à Paris. Son père était né rue des Rosiers, d’un tailleur juif parti à pied de Kiev, qui voulut émigrer à New-York, mais que les avatars de la vie conduisirent à s’installer finalement, après Paris, au sud de la province de Santa Fe, où Gustavo vit le jour en 1945. Mais ce livre démontre avant tout que la musique de Buenos Aires a été un lieu de rencontre et de création collective pour des hommes venus de toute la planète.

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Les petits transporteurs routiers bloquent Buenos Aires

Mercredi, octobre 27th, 2004

Intéressant, car vous ne trouverez nulle part la raison pour laquelle ces petits entrepreneurs, en fait, il s’agit généralement d’un patron et son camion, sont mécontents. Là encore le sujet est tabou.
Pendant la Présidence d’Eduardo Duhalde, Hugo Moyano, patron mafieux du syndicat des chauffeurs, demanda à faire passer une nouvelle loi exigeant un examen psychophysique des chauffeurs, chaque année. Cet examen est redondant, car il est déjà obligatoire et fait partie des documents, renouvellement du permis et contrôle médical, que les professionnels doivent passer tous les ans.
Ensuite Moyano se présenta avec son syndicat à une licitation qui autorisa les établissements sanitaires de son syndicat à être les seuls à pouvoir délivrer ce fameux certificat. Et voila comment on se fait de l’argent facilement sur le dos de travailleurs indépendants qui avaient l’outrecuidance, car étant leur propre patron de ne pas adhérer au seul, unique et obligatoire syndicat de la profession.
En début d’année le secrétariat d’état au transport avait reçu les travailleurs indépendants, avait déclaré la mesure aberrante et promis de faire annuler cette disposition, inutile et coûteuse, qui s’assimilait plus à du racket qu’à autre chose.
Mais depuis Nestor Kirchner a fait son « coming out » dans le péronisme, est à tu et à toi avec Duhalde et Moyano, et les pauvres travailleurs indépendants ont été oubliés comme ont été oubliées les promesses de se défaire de cette malheureuse loi.

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L’Argentine aurait amélioré son offre

Mercredi, octobre 27th, 2004

L’Argentine a amélioré en catimini l’offre de restructuration de sa dette en défaut, en mettant 1,1 milliard de dollars supplémentaires en numéraire sur la table, a affirmé hier la presse locale.

Cette amélioration a été rendue possible par un tour de passe-passe : les nouveaux titres que recevront les épargnants en échange de leurs obligations impayées seront émis rétroactivement en janvier 2004, et non en juin 2004, comme prévu à l’origine par le gouvernement, selon le quotidien Ambito Financiero.

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Vous avez dit censure ? Le premier journaliste repenti s’exprime

Mardi, octobre 26th, 2004

Ci-après, copie du mail expédié par Julio Nudler, journaliste économique de l’ex journal de gauche Pagina12. En voici une traduction :
Mes chers amis
Aujourd’hui samedi le Panorama économique n’a pas été publié. Ma note a été supprimée par le Directeur cette nuit.
J’y dénonçais la désignation de Claudio Moroni à la tête du Syndicat Général de la Nation comme un acte de corruption d’une extrême gravité et j’y indiquais avec force de détails la sinistre trajectoire de Moroni, prête-nom du non moins corrompu Alberto Fernandez, Chef de Cabinet (de la Présidence de la République).
A titre personnel, et non comme journaliste, j’approuve certains aspects de la politique de ce gouvernement, mais je m’aperçois que son degré de corruption augmente (la nomination de Martín Pérez Redrado et Miguel Pesce à la tête de la Banque Centrale en est un autre exemple tout comme les exactions que commettent quotidiennement les Ministères de Roberto Lavagna et de Julio De Vido avec une totale impunité.
À mon point de vue, nous devons laisser tomber la philosophie actuelle qui est de dire, ils volent, soit, mais au moins ils font quelque chose. S’ils volent on doit enquêter, les juger, les condamner si cela est nécessaire et en utilisant des juges neutres et indépendants. Dans ce contexte. ce n’est pas un hasard si Duhalde, tout comme Kirchner ont tout fait pour rendre inopérants tous les organismes de contrôle comme le sont la SIGEN et l’Auditoría General de la Nación.
Je crois que la seule manière de sauver ce gouvernement et d’éviter une autre étape désastreuse est d’empêcher par tous les moyens que le gouvernement s’enfonce dans la corruption comme il est en train de le faire. Les fraudes commises par Moroni/Fernandez sont importantes et on peut s’imaginer pour quelles raisons on a nommé un délinquant à la tête de la SIGEN, ou d’autre part sévit l’épouse de monsieur De Vido. etc., etc.

Julio Nudler indique d’autre part qu’il ne fera campagne, ni contre Pagina12, ni contre le Gouvernement et qu’il n’accordera aucun entretien relatif à aucun média relatif à cette censure.
Bravo !
From: “Julio Nudler”
To:
Subject: censura
Date: Sat, 23 Oct 2004 02:15:12 -0300

Amigos: hoy sábado no aparece en Página/12 mi Panorama Económico porque la
nota fue levantada anoche por el director.

Su texto denunciaba la designación de Claudio Moroni al frente de la Sindicatura General de la Nación como un acto de grave corrupción, y abundaba en datos sobre la siniestra trayectoria de Moroni, títere del no menos corrupto jefe de Gabinete, Alberto Fernández.

Personalmente (no en tanto periodista) apoyo diversos aspectos de la política de este gobierno, pero veo que su corrupción va en aumento (la designación de Martín Pérez Redrado y Miguel Pesce al frente del Banco Central ha sido otro hecho muy preocupante, además de las exacciones que cometen a diario los ministerios de Roberto Lavagna y Julio De Vido, con total impunidad).

Mi punto de vista es que debe rechazarse de plano el “roban pero hacen”. Aunque hagan, si roban deben ser investigados, juzgados y condenados, según el criterio de jueces independientes. En este contexto, no es casual que tanto Duhalde como
Kirchner se hayan ocupado de inutilizar a los organismos de control, como
ocurre con la Sigen y con la Auditoría General de la Nación.

Pienso que la única manera de salvar a este gobierno y prevenir otra etapa desgraciada es impedir por todos los medios que siga hundiéndose en la corrupción, como ya es manifiesto. Los fraudes cometidos por Fernández/Moroni son alevosos, y ya puede imaginarse para qué se designa a un delincuente al frente de la Sigen, donde por otro lado permanece la mujer de De Vido, carente de toda idoneidad. La sensación de impunidad de los funcionarios no parece haber menguado. Creo que impedir la publicación de mi nota dista de ser un gesto de apoyo a las políticas valiosas de este gobierno, sino un acto de irresponsable complicidad con los factores que, tarde o temprano, determinarán su hundimiento.

Personalmente no haré sin embargo campaña alguna de denuncia contra Página/12 por este episodio el más extremo aunque no el primero en esta deplorable tendencia ni daré ninguna entrevista a nadie para hablar de este asunto.

Así como no quiero perjudicar a este gobierno sino evitar, con mi modesto aporte, que se suicide, tampoco quiero afectar al diario, que también se está suicidando. Sé que en otros diarios gozaría de mucha menos libertad. Pero rechazo de plano la censura también en éste.

No le adjudico al director ni a nadie el derecho a censurar mis notas, aunque él lo haga cada tanto y yo no pueda evitarlo, y no pienso negociar nada al respecto. Me niego a convenir regla de juego alguna. La única es el ejercicio responsable de una plena libertad de expresión. Sí creo, por el contrario, que es mi deber, y el de todo periodista honesto, denunciar sin rodeos los crecientes actos de corrupción del gobierno de Néstor Kirchner. Aspiramos a una democracia republicana, en la que los servidores públicos rinden cuenta de sus actos.

Julio Nudler

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My President is rich

Mardi, octobre 26th, 2004

Seul média à oser parler des sujets qui fâchent, des sujets tabous, la revue Noticias a donné cette fin de semaine des détails sur la fortune du Président Nestor Kirchner.
Rien de secret, il s’agit des déclarations obligatoires que doivent remettre les fonctionnaires publics, mais, nous autres qui savons compter et qui savons ce que les choses coûtent restons toujours ébahis devant la capacité d’épargne des politiques, syndicalistes et fonctionnaires argentins.
Une qualité rare qui malheureusement disparaît lorsqu’il s’agit de gérer l’économie du pays.
Voila donc un humble avocat dans un Province de 170.000 habitants qui a réussi à acheter 21 maisons et immeubles en 5 ans et à mettre de coté plus de 6 millions de pesos ( deux millions de dollars).
Et ce n’est là vraisemblablement que la pointe visible de l’iceberg….Madame Kirchner a d’ailleurs omis de faire état de ses comptes bancaires.
Quoi qu’il en soit, les recettes locatives du Président ont triplé entre 2003 et 2004, allez savoir pourquoi.

Circulez ! ya rien à voir !

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