Archive pour le 7 octobre 2004

le gouvernement argentin tord le bras aux fonds de pension privés

Jeudi 7 octobre 2004

Quoting from courrierinternational.com/AFP/:


Le gouvernement argentin est parvenu jeudi à convaincre un premier bloc d’investisseurs d’accepter son projet de restructuration de sa dette impayée, qu’il espère pouvoir concrétiser d’ici la fin de l’année et le troisième anniversaire du plus grand moratoire de l’histoire contemporaine.

Les gestionnaires des fonds privés de pension du pays ont finalement accepté les modalités que leur proposait le gouvernement pour les débarrasser des titres non honorés depuis décembre 2001, a appris jeudi l’AFP de source gouvernementale.

L’accord “est conclu”, a indiqué cette source, sous couvert d’anonymat. Le décret nécessaire sera rédigé dans le courant de la journée, a-t-on ajouté.

Le ralliement des fonds de pension privés, qui gèrent 16,3 milliards de dollars d’actifs pour le compte de 7 millions de salariés, est loin d’être une surprise: leur position négociatrice était particulièrement faible face à un gouvernement qui a menacé à plusieurs reprises de renationaliser leur activité.

Les fonds de pension étaient donc surtout soucieux de se protéger contre d’éventuels procès intentés par leurs adhérents s’estimant spoliés par l’abandon de créances de 75% que réclame Buenos Aires aux porteurs de titres.

Les modalités de l’accord n’ont pas été rendues publiques. Mais, selon des informations de la presse locale, le gouvernement argentin s’est assuré de la bonne volonté des fonds en leur octroyant un cadre réglementaire favorable. Ces sociétés devraient ainsi pouvoir comptabiliser dans leur bilan les nouveaux titres à leur valeur faciale, et non pas à leur valeur de marché, bien inférieure.

Les fonds de pension devraient également bénéficier d’un traitement de faveur pour quelque 2,6 milliards de dollars de lettres du Trésor, qu’ils avaient été contraints par l’Etat à souscrire fin 2001. Ces titres devraient pouvoir être échangés contre de nouvelles obligations de courte maturité, selon les médias.

L’appui des fonds de pension, dont les principaux sont contrôlés par des banques étrangères (HSBC, BBVA et SCH), garantit au gouvernement l’adhésion d’environ 16% des porteurs de titres à sa proposition de restructuration de la dette.

Avec l’appui d’autres investisseurs locaux, Buenos Aires serait assuré du soutien de 40% des détenteurs d’obligations argentines, avant même de lancer son opération d’échange, estime jeudi le quotidien économique Ambito Financiero.

Mario Vicens, qui préside l’Association des banques d’Argentine, a pronostiqué que l’offre était en bonne voie. Les créanciers, a-t-il analysé, préfèreront “un accord raisonnable plutôt que d’aller en justice, surtout à l’étranger”.

L’influent ancien secrétaire d’Etat Miguel Bein a estimé de son côté que l’offre était en mesure de rassembler 70% des créanciers, sans avoir à être améliorée. L’atmosphère est devenue “favorable” grâce “à la baisse des taux d’intérêts dans le monde” qui rend plus intéressant les futurs titres de dette argentins, selon lui.

Selon le grand quotidien Clarin, l’offre gouvernementale devrait être lancée sur les marchés internationaux le 15 novembre. Les détenteurs de titres en défaut auront cinq semaines, jusqu’au 17 décembre, pour y répondre.

Le président Nestor Kirchner avait pronostiqué mardi que son pays devrait parvenir “dans un moment proche” à un accord sur la dette, “sans faillir, ni s’agenouiller”. Il répondait ainsi aux grands argentiers des pays industrialisés du G7 qui lui avaient demandé la semaine dernière d’arriver rapidement à un “ample” accord avec les créanciers du pays.

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Selon Juan Luis Bour, économiste en chef de la fondation FIEL, les AFJP auraient été menacées par le gouvernement

Jeudi 7 octobre 2004

Selon Juan Luis Bour, économiste en chef de la fondation FIEL, les AFJP auraient été menacées par le gouvernement pour accepter les conditions de renégociation de la dette privée.
Information intéressante, on leur aurait dit : ou bien vous acceptez, ou bien on supprime le régime de retraite privé par capitalisation.
La Fundación de Investigaciones Económicas Latinoamericanas, FIEL, est une Institution « indépendante », apolitique et sans but lucratif, fondée en 1964 par la bourse de Buenos Aires, la chambre de commerce argentine, la Sociedad Rural Argentina et l’Union industrielle argentine. (ici je reprends les termes de leur description et me suis permis de mettre entre guillemets le mot indépendante).
Quoi qu’il en soit, cette information corrobore tout ce qui se dit sur la place et ce qu’aucun journal, radio ou télévision ne veut révéler de peur de perdre la généreuse publicité dont le gouvernement abreuve les médias.
Voir à ce sujet :
le gouvernement Kirchner, 6 ème investisseur publicitaire du pays

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9 millions d’argentins avec le syndrome de Stockholm ?

Jeudi 7 octobre 2004

On pourrait le croire, c’est ce que ce matin un commentateur de la radio disait en se référant à l’accord honteux qui va se concrétiser entre l’état et les AFJP sur le dos des argentins qui ont cotisé à ce système obligatoire pour leur retraite.
Cet accord fera pression sur les autres teneurs de bons pour leur majorité des épargnants italiens, japonais et allemands. Pour ceux-là Kirchner a dit qu’ils avaient été victimes de l’appétit des banques et des organismes de retraites plus enclins à regarder le montant des commissions qui leur étaient versées que l’intérêt de leurs clients.
C’est sans doute vrai…. et les fonds de retraites argentins, qui se sont chargés pour 90 % de leurs actifs de ces bons ?
Eux ? Ils viennent d’accepter une perte de 75 % de leur valeur, des intérêts non payés depuis des années, un règlement sur 30 ans à 2 %. On absoudra donc tous ces pécheurs…
La population ? Personne dans la rue…. on ne dit mot…on a l’habitude…. on a déjà manifesté pour récupérer l’argent confisqué par les banques lors de la dévaluation….. des mois entiers, pour rien, pour des pesos dévalués…. alors, pour une retraite qui viendrait dans 10, 20 ou 30 ans ? Écoutez le Président ! Il essaie vraiment de faire pour le mieux !
9 millions d’argentins avec le syndrome de Stockholm, c’est sûr.

Autres articles :
Le gouvernement assure que les retraités ne seront pas lésés par l’accord de refinanciation de la dette
les futurs retraités argentins ne sont pas des vautours monsieur Kirchner
Les AFJP (système de retraite)

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