Archive for novembre, 2004

Air France en Argentine, un exemple à suivre

Lundi, novembre 29th, 2004

Lorsque fin 2001, début 2002, la monnaie argentine s’est effondrée, la seule compagnie aérienne étrangère, présente dans le pays, à avoir maintenu la parité de change pour les salaires de ses employés locaux est Air France. Bien sûr ils facturent en dollars, mais aucune société, étrangère ou argentine ayant les mêmes conditions économiques n’a, à ce jour fait la même chose.
Au moment où les sociétés européennes sont désignées, par le gouvernement Kirchner, comme le pire ennemi de la société, il me semblait bon de remettre quelques pendules à l’heure.

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La Chine investira dans dans les mines de charbon en Argentine

Lundi, novembre 29th, 2004

Il reste à espérer, sans trop y croire, que les mineurs argentins seront mieux traités que leurs collègues chinois.

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Catastrophe minière en Chine: les patrons accusés de brader la sécurité
“Ils faisaient souvent descendre des mineurs dans le puits même lorsque la densité de gaz était dangereuse”, a déclaré Tang Longqing, un mineur âgé de 46 ans.
“Mon frère est toujours au fond. Il est de service de nuit et sur le point de sortir, mais les directeurs leur font constamment faire des heures supplémentaires”, a expliqué pour sa part Wang Pingshan, un mineur en convalescence à la suite d’une blessure à la jambe.
Selon des habitants vivant sur le terrain de la mine appartenant à l’Etat, les ouvriers s’étaient plaints de concentrations élevées de gaz au cours des derniers jours.

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Argentine: Kirchner réclame un changement d’attitude à l’Italie sur la dette

Dimanche, novembre 28th, 2004

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PUERTO MADRYN (Argentine), 26 nov (AFP)

Le président argentin Nestor Kirchner a réclamé vendredi un changement d’attitude au gouvernement italien sur le dossier de la restructuration de la dette impayée du pays latino-américain.

“Quand nous voyons un gouvernement avec ces caractéristiques, vraiment cela nous fait mal et nous espérons qu’ils vont rectifier leur attitude”, a lancé M. Kircher, lors d’un déplacement dans la cité de Puerto Madryn (sud du pays).

“Nous avons reçu avec les bras ouverts nos frères italiens qui vivent dans cette patrie. Ce sont nos pères, nos grands-pères, nos oncles. Aux pires moments de l’Italie, l’Argentine leur a ouvert les bras et son coeur”, a affirmé M. Kirchner, en opposant l’attitude de certains entrepreneurs italiens et celle de leur gouvernement sur le thème “de la restructuration de la dette argentine”.

M. Kirchner, qui inaugurait précisément les installations d’une entreprise à capitaux italiens, a souligné qu’il n’en voulait pas à son équipe économique pour les retards pris par l’offre de restructuration de la dette. “Les reproches sont pour (le chef de gouvernement italien Silvio) Berlusconi”, a-t-il expliqué.

L’Italie est le pays étranger où l’on compte le plus grand nombre d’épargnants lésés par le moratoire prononcé en décembre 2001 par l’Argentine sur sa dette privée. Quelque 450.000 investisseurs, pour la plupart des particuliers, ont investi plus de 12 milliards d’euros en bon du Trésor argentin.

L’affaire s’y est transformée en dossier politique d’importance depuis que l’Argentine a proposé de reprendre ses paiements à condition que les investisseurs acceptent de renoncer aux trois-quarts des sommes qui leurs sont dues.

M. Kirchner a souligné la grande responsabilité des banques italiennes qui “savaient déjà que ces titres étaient insolvables”. “Ce sont elles qui ont trompé les chers retraités italiens en allant leur vendre” les titres, a-t-il dit.

La semaine dernière, les autorités boursières italiennes avaient fait savoir que la demande d’enregistrement de l’offre argentine ne pourrait pas intervenir aussi rapidement que l’espérait Buenos Aires. L’Argentine a du en conséquence reporter au 17 janvier l’offre qu’elle espérait initialement lancer ce lundi.

Lors d’une visite à Buenos Aires tenue cette semaine, l’ancien Premier ministre italien Massimo D’Alema avait réclamé à l’Argentine de trouver une “solution acceptable” avec ses créanciers. C’est un sujet “délicat”, avait-il reconnu, parce que en Italie “les titres argentins ont été acheté par de nombreux petits épargnants, des personnes qui ne sont pas riches et ne veulent pas perdre leurs économies”.

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La restructuration de la dette argentine différée

Mercredi, novembre 24th, 2004

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Lamia Oualalou
[24 novembre 2004]
La dette argentine restera décidément dans les annales comme l’un des casse-tête de la décennie. Trois ans après la déclaration du défaut de paiement, le ministre de l’Économie, Roberto Lavagna, espérait bien tourner définitivement la page, en lançant sa restructuration lundi prochain. Il a dû reconnaître hier qu’il n’y parviendrait pas, du fait de problèmes «techniques et juridiques»… Et pas des moindres.

La partie privée de la dette argentine – la seule que le pays ait cessé d’honorer, près de 100 milliards de dollars – est en effet constituée de 152 types d’obligations, libellées dans une dizaine de pays et autant de monnaies. Le 1er septembre, Buenos Aires a offert à ses créanciers d’échanger leurs titres contre trois types de nouvelles obligations incluant une perte de 75%. Mais, pour démarrer, cet échange requiert l’accord des autorités boursières de chacun des pays où les obligations ont été émises.

Premier hic : le gendarme boursier italien, la Consob, a fait savoir qu’elle ne délivrerait pas son quitus avant le 17 décembre. Or l’Italie héberge 450 000 détenteurs de titres argentins. Son homologuejaponais manifesterait les mêmesdifficultés. Deuxième hic : vendredi, la Bank of New York, chargée de l’échange des titres aux Etats-Unis, a jeté l’éponge, arguant d’obstacles logistiques.

Sans New York, Tokyo ni Rome, la restructuration «mondiale» se réduit pratiquement à Buenos Aires. Roberto Lavagna a tenté, le temps du week-end, de dissimuler l’ampleur de la débâcle en annonçant que les étrangers pourraient tout de même participer à l’échange, mais en passant par l’Argentine. Or on imagine mal le retraité italien ou japonais débusquer la filiale locale dans leur pays de la Caja de valores, l’établissement chargé de l’opération à Buenos Aires.

Trouver en catastrophe un remplaçant à la Bank of New York semble encore plus ardu. Les médias locaux soulignent que JP Morgan Chase, qui avait perdu le marché pour cause de tarifs trop élevés, était en négociation avec le ministère de l’Économie. Politiquement, ce choix pose un problème : le président Nestor Kirchner a longtemps tempêté contre les banques qui ont placé de la dette argentine à tout va en se nourrissant des commissions engrangées mais en fermant les yeux sur les risques qu’ils faisaient courir aux créanciers. Or JP Morgan Chase a été le plus «actif» des établissements, assurant l’émission de plus de 51 milliards de dollars. Morgan Stanley serait désormais l’option la plus probable.

Lundi, la restructuration commencera tout de même, mais seulement en Argentine, où elle est sous le feu de plusieurs actions judiciaires. Cela pose le problème de l’égalité de traitement entre ses créanciers. Car parmi les trois types d’obligations émises, les bons «pars» (sans perte de capital mais avec des intérêts faibles et très étalés dans le temps) devraient être les plus courus par les petits porteurs. Le gouvernement ayant prévu d’en émettre, dans le meilleur des cas, 15 milliards, il les propose en priorité aux créanciers se manifestant au cours des trois premières semaines. Les Italiens n’auraient, par exemple, que quelques jours pour y avoir accès. Du grain à moudre pour tous ceux qui dénoncent l’isolationnisme de l’Argentine, seul pays du G 20 (le G 7 et les pays émergents) à avoir refusé ce week-end d’adhérer à un «code de bonne conduite» sur les défauts de paiement.

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Exit le Ministre de la culture

Mercredi, novembre 24th, 2004

Torcuato Di tella vient de donner sa démission du gouvernement.

Un clown de moins, certes, mais le seul qui en était conscient.
Il en reste un paquet !

Voir ses derniers propos, qui lui ont valu la porte.

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Dette argentine : nouveaux retards pour la sortie du moratoire

Mardi, novembre 23rd, 2004

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Les ennuis s’accumulent pour l’Argentine qui ne devrait pas être en mesure de tourner définitivement la page du moratoire sur sa dette privée le 17 janvier comme elle l’espérait initialement.

Le ministre de l’Economie Roberto Lavagna a admis mardi que le processus de restructuration de la dette privée du pays allait connaître de nouveaux retards à la suite de divers problèmes “techniques et juridiques”.

M. Lavagna, qui s’exprimait sur Radio Uno, faisait notamment allusion à la défection de la Bank of New York, qui devait mener à bien le placement des nouveaux titres sur l’important marché américain, et au retard pris par les autorités boursières italiennes pour approuver le prospectus de l’offre.

Le retrait imprévu de la Bank of New York implique de modifier une nouvelle fois le texte de l’offre soumis à la SEC, le gendarme de la bourse américaine, dont le feu vert, espéré depuis le 15 août, se fait toujours attendre.

L’opération était déjà pourtant suffisamment complexe pour se passer de ces contre-temps : la dette contractée par l’Argentine envers ses créanciers privés sur laquelle elle a prononcé un moratoire en décembre 2001 (plus de 100 milliards de dollars avec les intérêts échus) est composée de 152 obligations, émises en quatorze monnaies et répondant à huit législations différentes.

Malgré ces déboires, le président Nestor Kirchner, qui a toujours suivi personnellement de très près ce dossier, s’en tient toujours à la date du 29 novembre pour lancer sur les marchés la restructuration de la dette.

La presse argentine estime donc que l’opération pourrait se dérouler en deux temps : l’offre serait lancée la semaine prochaine pour les seuls investisseurs argentins, qui détiennent 38% de la dette en défaut, début janvier pour les investisseurs étrangers.

Le quotidien économique d’opposition Ambito Financiero juge ainsi que la sortie définitive du défaut pourrait ne pas intervenir avant juin 2005, trois ans et demi après le début du moratoire prononcé par l’éphémère président Adolfo Rodriguez Saa.

Une opération en deux temps impliquerait de revoir profondément l’offre argentine. Celle-ci comprend en effet un mécanisme pour inciter les investisseurs à apporter leurs titres au cours des trois premières semaines de l’offre.

Certains analystes font également valoir que le principe de l’égalité de traitement entre investisseurs serait mis à mal dans la mesure où les obligations nouvelles au pair (sans perte sur le capital) seront émises en quantités limitées.

Pour M. Lavagna, ces nouveaux retards ne sont pas imputables à l’Argentine, mais à “d’autres” qui feraient pression pour que le pays latino-américain améliore son offre, jugée trop peu généreuse par tous ses créanciers.

“Il est clair que les retards ne proviennent pas du côté argentin, ils proviennent de l’autre côté”, a-t-il lancé, sans préciser qui il visait.

Le G20, le week-end dernier à Berlin, a montré l’isolement croissant de l’Argentine sur le dossier de la dette. De peur de s’y retrouver en position d’accusé, Buenos Aires a préféré ne pas y envoyer le moindre représentant, s’attirant les foudres du ministre allemand des Finances Hans Eichel.

Cette entité qui réunit les principaux pays industrialisés et de grands pays en développement, a néanmoins adopté un code à suivre en cas de restructuration de la dette, qui sonne comme un désaveu de la stratégie suivie jusqu’ici par Buenos Aires. Le G20 recommande notamment la plus grande transparence, alors que l’Argentine n’a toujours pas diffusé le texte exact de son offre.

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Le Tango 01 est en vente

Lundi, novembre 22nd, 2004

L’avion présidentiel est en vente.
Si vous voulez un avion avec des robinets en or, un luxe digne d’un prince arabe et des mille et une nuit, sautez sur l’occasion.
La maintenance laisse à désirer et sa prochaine destination doit être un centre de réparation pour des contrôles obligatoires qui ont déjà plusieurs mois de retard.
Comme nous l’annoncions il y a quelques semaines, monsieur Kirchner va se payer un Gulfstream 450 ou unl G-500.
Je voulais dire les salariés argentins vont payer cet avion à leur Président (ce sont les seuls contribuables du pays). Un beau cadeau pour un Président qui n’a toujours pas pu faire sortir son pays de la situation de défaut sur sa dette.
Reste à espérer que la décoration sera sobre et que la part des intermédiaires minime. On peut toujours rêver !

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Argentine et le G20, le torchon brûle

Lundi, novembre 22nd, 2004

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l’absence de l’Argentine, qui fait défaut sur sa dette depuis 2001 a pesé. Le pays latino-américain est le seul à n’avoir envoyé aucune représentation à Berlin, transformant ce G20 en G19…C’est aussi le seul à avoir refusé d’endosser un code de bonne conduite sur le règlement des crises financières dues à un pays qui fait défaut sur sa dette.

Selon une source proche d’une délégation du G20, l’Argentine n’est pas venue par crainte de se retrouver en position d’accusée au G20 sur la question.

Buenos Aires doit lancer le 29 novembre une offre de restructuration de sa dette privée, jugée insuffisante par certains créanciers en raison de sur ce type de la lourde décote, évaluée à 75%, qu’elle impose.

L’attitude de l’Argentine pourrait toutefois entraîner son isolement sur la scène mondiale. Dans une allusion voilée, une source allemande a ainsi noté qu’un Etat qui refusait le code de bonne conduite risquait de devenir “un paria du système financier international”.

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