Archive pour décembre 2004

La restructuration de la dette argentine peine à convaincre

Jeudi 30 décembre 2004

Les articles de Lamia Oualalou sur l’Argentine sont toujours excellents! Bravo, d’autant plus que les journaux argentins de ce matin vantent l’accord de la SEC comme une victoire finale…..on en est loin, Kirchner devrait se rendre en Europe en Janvier pour convaincre ceux qui restent. Espéront que l’on saura lui dire que ce ne sont pas seulement les petits épargnants allemands, japonais et italiens qui sont lèsés dans cette affaire, mais l’ensemble du système de retraite de toute la population argentine. Vous savez, celle qui travaille, pas celle qui fait de la politique!
Quoting from Le Figaro:

Lamia Oualalou
[30 décembre 2004]
Déjà trois ans que le feuilleton de la dette argentine tient la communauté financière internationale en émoi. Le 23 décembre 2001, l’éphémère président Adolfo Rodriguez Saa profita de ses quelques jours à la tête du pouvoir avant d’être balayé par une conspiration de palais pour annoncer que le pays n’honorerait plus la part privée de la dette de l’Etat, plus de 100 milliards aujourd’hui intérêts compris. Trois ans qui ont vu l’économie argentine sombrer puis battre tous les records de croissance, le peso éclipsé par une dizaine d’autres monnaies avant de reprendre des couleurs, la moitié de la population tomber sous le seuil de pauvreté sans toutefois s’en remettre. Et toujours, en arrière-plan, le lancinant «je t’aime moi non plus» entonné par le gouvernement argentin et le Fonds monétaire international (FMI).

Alors que l’épilogue – la fin du défaut – approche théoriquement, le rythme des épisodes se fait bien poussif. Les observateurs s’attendaient ces jours-ci à voir le gouvernement du président Nestor Kirchner jeter toutes ses forces dans une bataille de communication pour convaincre ses créanciers d’accepter la restructuration fixée au 17 janvier. La tâche n’est pas simple : Buenos Aires leur offre de reprendre les remboursements s’ils acceptent de perdre 75% de la valeur des titres souscrits. S’ils refusent, ils n’auront pas un peso, martèle depuis des semaines le ministre de l’économie, Roberto Lavagna. Néanmoins, ce ton intraitable n’a de sens que si une majorité de détenteurs d’obligations argentines préfèrent s’en débarrasser aujourd’hui, en dépit des pertes, plutôt que d’intenter d’improbables poursuites judiciaires.

Or le gouvernement ne parvient même pas à lancer de campagne publicitaire à destination des créanciers. Il est totalement englué dans les procédures juridiques et techniques préliminaires à la restructuration. Mi-novembre, l’Argentine est tout bonnement lâchée par la Bank of New York, chargée du placement des nouveaux titres sur le marché américain, le plus important. L’établissement voulait revoir ses honoraires à la hausse.

Le président Nestor Kirchner tonne, refuse, prétend trouver une autre banque dans les jours suivants… et vient, la semaine dernière de réembaucher la Bank of New York. Impossible de tergiverser : sans agent chargé de la logistique de l’échange de titres, les autorités boursières américaines (la SEC), ne peuvent approuver l’opération.

Même ce feu vert est au centre d’une polémique. Roberto Lavagna prétendait avoir l’accord de la SEC. Après plusieurs dénégations de l’institution, son porte-parole a finalement confirmé hier soir son aval à l’offre d’échange argentine. Et il faut encore emporter l’aval des autorités de régulation des places boursières européennes où sera simultanément effectué l’échange de titres. Le plus difficile est la Consob, le gendarme boursier italien, qui met en jeu 400 000 créanciers.
Ces délais s’expliquent par la nature complexe de la dette (composée de 152 obligations, émises en quatorze monnaies et répondant à huit législations différentes) mais aussi par les intenses lobbies de créanciers pour contraindre le gouvernement argentin à faire une offre plus élevée. La vigueur de la croissance, qui devrait dépasser 8% cette année comme en 2003 a en effet surpris les plus optimistes, et rendu les créanciers plus gourmands.

Ces derniers poussent leurs gouvernements – et par ricochet, puisqu’il s’agit des grandes capitales, le Fonds monétaire international – à montrer les dents en refusant de reprendre les négociations pour un accord, aujourd’hui gelé. La guerre des nerfs est loin d’être terminée.

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L’AFFAIRE “GIOVANNI PIRAS – JUAN PERON”(la verité sur les origines de Juan Domingo Peron)

Mardi 28 décembre 2004

Texte repris sur un site italien dans un fran�ais tr�s h�sitant , mais l’histoire est tellement croustillante que je le reproduis tel quel.
Quoting from this site:

Un de cas entre le plus mysterieux e charmant de l�histoire moderne, en particulier le fait se deploient � Mamoiada, petit ville de la Sardaigne centrale en Province de Nuoro (Italie), c�este le cas “Giovanni Piras � Juan Peron”; c�est � dire deux noms, ces deux individus, sont en r�alit� la meme personne.
On ne peut pas croire que le mitique General Peron, trois fois Pr�sident de la Republique Argentine, a �t�, Giovanni Piras, un humble paysan de Mamoiada emigr� tr�s jeune dans les premi�res ann�es du siecle pass� en Amerique du Sud.
Tous se demamdent pourquoi ce Giovanni Piras aurait du changer son identit� ou pourquoi Juan Peron a cach� sa vraie origine?
Le Piras se devait cr�er une naissance argentine pour ne pas faire le service militaire dans sa patrie, l�Italie, quand etait en train d��clatter la pr�mi�re guerre mondiale, il faudrait �chapper aux fonctionnaires de l�ambassade italienne en Argentine qui cherchaient les emigr�s d�serteurs. En cette periode Giovanni Piras, avec l�aide de personnes amies et puissantes, ont trouv�s la situation adapte pour l�introduire avec une substitution de personne dans l�Academie Militaire pour en entreprendre les etudes qui etait permis seulement aux citoyens argentins pour naissance et pour nationalit�.
Changer l�identit� etait, en effet, l�unique mani�re pour acceder au Colegio Militar.
Une fois devenu Pr�sident de l�Argentine a majeure raisonne sa varitable identit� ne devait pas �tre r�vel�e parce que la Constitution Argentine proclame que le President de la Nation doit �tre n� en Argentine.
Le proc�s etait au point de ne pas pouvoire r�tourner en arri�re, c�etait une chose serieuse e dangereuse pour Peron parce que s�etait pass� une fraude a l��tat, une chose tr�s grave non seulement pour un politique. D�voiler l�identit� signifiait compromettre sa credibilit�, son profond sens de l��tat ca signifiait “trahison de la patrie, et de son �tre vrai, genuine et fid�le argentin” que lui exaltait e repetait dans ses discours, signifiait perdre grades, uniforme et pouvoir.
Ca c�est la vraie raison pour la quelle a �t� cach� son identit�, c�etait une situation tr�s dangereuse pour sa position, contrairement Peron aurait �t� tr�s fier de son origine en connaissant son orgueuil e son caracter.
Per�n justifiait son grand amour pour la Sardaigne e pour les sardes en disant que son bisaieul de la part de son p�re c�estait sarde venu de cet ile, donc il avait sang sarde dans le veines, mais apr�s il se d�couvrait que l�alibi de ce d�clar� ancetre ne subsistait pas.
Dans une de ses livres Enrique Pavon Pereyra, biographe personnel de Peron, d�tache en mani�re enigmatique une phrase dict�e a l��crivain par l�exil� argentin dan sa maison de Madrid sur le fait de comme Per�n �tait r�ussi a cach�r l�origine de sa naissance, on lit ��J�ai jou� avec mon destin une magique pari, j�ai reussi jusqu�� aujourd�hui � garder mes origines comme profond secret�.
Dans la petite ville de Mamoiada on parle de ce cas depuis soissante ans, aujourdui on n�a plus des doutes grace � la recherche de Raffaele Ballore que, dans un meeting � Mamoiada tenu le mois de mars de 2001 a illustr� le preuves recoltes d�masquant e d�montrant avec efficacet� le beaucoup de contradictions de Per�n et des historien argentins avec documents e temoignages, il y a meme toute une serie de temoignages oral document��s e autres coincidences.
La presse argentine e le biographe du General Peron sont encore vivants et ont jamais r�pondu aux appels pour discuter sur le cas, mais l�indisposition pour evaluer avec objectivit� e serenit�, il semble qu�ils soit doct�e pour la peur de la verit�, ou meme ils craignent de voire demolis ses �tudes et ses publications sur la jeunesse du grand personnage.
Le cas pourrait alimenter des tremblements id�ologique ou susciter de ressentiment patriotard, on peut comprendre le souci pour le danger de voire �gratign� la figure de ce mythe, mais la verit� historique ne peut pas avoir des compromis.
Prouver la vraie identit� de Peron, par l�auteur, ne veut pas �tre un acte de impolitesse � l��gard du peuple argentin, ni amoindrir la figure de son ancien President, s�il a �t� �lu democratiquement pour trois fois ca signifie qu�il a eu beaucoup de m�rite, et avec Evita reste une veritable mythe de l�enti�re Amerique Latine.
Seulement apr�s la vision de la r�lation (35 pages en langue italien) on peut exprimer un jujement e arriver a une conclusion. La recherche c�est document� e d�pos�e, chaque chose c�est digne de foi, il n�existent pas meme des temoignages orels mais, preuves document�es et photografiques.

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En Argentine le Père Noël est déjà passé

Vendredi 24 décembre 2004

En Argentine le père Noël est déjà passé et a privilégié la classe politique :

Nestor Kirchner a vu le juge Guillermo Montenegro se déclarer incompétent en ce qui concerne les centaines de millions de dollars de la Province de Santa Cruz…Il a renvoyé le dossier aux juges de la Province, c’est-à-dire aux oubliettes.

Carlos Menem a pu rentrer dans son pays et échappe à la Prison.

Bergoglio, l’Opus Dei et tous les fanatiques religieux ont fait interdire par la justice l’exposition de Ferrari et le dernier Juge de la cour suprême, Ricardo Lorenzetti, s’est écrié après sa nomination, pour la Patrie et les Saintes Évangiles!

Hugo Moyano notre Jimmy Hoffa national et leader de la CGT, parce qu’il restera à la tête du seul et unique syndicat en Argentine, la CTA n’obtiendra pas le statut de syndicat, et pourra ainsi continuer à racketter employeurs et employés.

Eduardo Duhalde placé entre les deux fronts, Menem d’un coté, qu’il a fait élire deux fois Président, et Kirchner, de l’autre, qui lui doit lui aussi son investiture, va reprendre de plus belle le rôle qu’il préfère, celui qui ne dit rien, mais qui décide de tout.

Pour le reste des Argentins, il est bien évident, qu’après tous ces cadeaux fort coûteux pour la démocratie, la hotte était vide !

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Naissance en Argentine du premier veau mâle transgénique au monde

Jeudi 23 décembre 2004

Quoting from this site:

BUENOS AIRES - Le premier veau transgénique au monde est né dans un laboratoire privé argentin. Le taurillon, né le 7 décembre et surnommé “Pampero”, est le produit du croisement entre une vache clonée et un taureau reproducteur.

Un responsable du laboratoire Biosidus a confirmé mercredi une information donnée par le quotidien argentin “Clarin”. Selon le laboratoire, comme sa génitrice possède dans son ADN une hormone de croissance humaine, cela pourrait permettre de produire des hormones de croissance à partir du lait de vaches génétiquement modifiées.

“Avec la production d’hormones qui peut être obtenue du lait d’une seule vache il est possible de satisfaire la demande du pays”, a affirmé au journal “Clarin” Marcelo Criscuolo, directeur de Biosidus. Il a souligné que l’Argentine compte 1500 enfants qui connaissent des problèmes de croissance.

“Avec le sperme d’une seule éjaculation de Pampero, nous pourrons féconder quelque 300 vaches”, dont la moitié seront transgéniques, et qui pourront fabriquer des hormones de croissance en donnant du lait, a-t-il ajouté, soulignant que le faire en laboratoire “demanderait des années”.

Le laboratoire a investi 7 millions de dollars dans ce projet

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Menem revient au pays aujourd’hui

Mercredi 22 décembre 2004

Vous lui auriez acheté une voiture d’occasion ?
Les argentins l’ont élu deux fois Président, ils trouvent encore qu’il avait de la classe.
Comme quoi les goûts et les couleurs…..
Bref, la grande famille péroniste est de nouveau au complet, prête à gagner les élections législatives et sénatoriales de 2005.
Il était corrompu ?
Bon, vous en connaissez, dans la politique locale qui ne le soit pas…. peut-être un ou deux pour vous faire plaisir. comme disait Gabin : « il y a aussi des poissons volants, mais c’est pas la loi du genre.»
Trêve de plaisanterie, dans la Province de la Rioja même les sapins ont les boules !

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Les inégalités qui démontrent l’apauvrissement du pays

Mardi 21 décembre 2004

Le chômage aurait diminué…… en fait, il y a deux millions et demi de chômeurs et autant ayant droit à une aide sociale (50 dollars pas mois). Cela fait 5 millions de familles laissées sur le carreau. Autant de personnes en situation de sous-emploi, ce qui fait que la situation du pays n’a guère changée depuis l’arrivée de Kirchner et ce quelques soient les déclarations triomphales qui sont faites régulièrement. La moitié du pays crève toujours la faim.
En fait, les riches sont beaucoup plus riches aujourd’hui et la classe moyenne a tendance à disparaître.
Une étude du CEB, centre d’étude de Buenos Aires, démontre bien ce propos.
Le salaire moyen est passé entre 2001 et 2004 de 934 pesos à 1226 pesos ( en fait de 934 dollars à 400 dollars). Mais si en 2001 il fallait 42,8 salaires pour l’achat d’un appartement de 50 m2, il en faut aujourd’hui 77,7.
Le nombre de travailleurs susceptibles d’obtenir un prêt hypothécaire était de 1,4 million en 2001 et n’est que de 400.000 aujourd’hui.
Dans le même temps, l’année 2004 a vu la vente de projets immobiliers d’appartements de grand luxe en augmentation constante. Des appartements de plusieurs millions de dollars sont vendus sur plan en deux ou 3 jours, avec une liste d’attente impressionnante.

Une meilleure répartition des richesses aurait dû être le souci principal de ce gouvernement. Une éradication de la corruption, son parallèle.
En ce qui concerne la corruption, un dossier volumineux a été remis aux autorités et à la presse par Elisa CARRIO sur le système de corruption de la Province de Santa Cruz qui met directement en cause Monsieur Julio de Vido et le Président. Pour une fois le dossier est complet et bien documenté.
Pratiquement aucun journaliste n’est venu à la conférence de presse organisée pour cette occasion.
Je doute fort qu’on puisse parler de démocratie dans un pays où la presse est muselée et encore moins qu’il puisse avoir des avancées sociales dans un pays où celle-ci ne règne pas et où la corruption est toujours et encore le festin de roi que se réservent les élus.

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Castro ne croit pas au Père Noël, surtout losqu’il s’appelle Kirchner

Lundi 20 décembre 2004

Kirchner et son équipe avaient préparé un show médiatique pour faire pleurer les argentins dans leurs chaumières et présenter le Président comme le meilleur défenseur des droits de l’homme.
Un magnifique lettre avait été adressée au vieux Dictateur dont le texte répandu dans les médias avait déjà commencé à humidifier les yeux des commentateurs préférés du pouvoir et de ceux qui les écoutaient.
Il s’agissait de faire venir une vieille dissidente cubaine pour voir ses petits-enfants en Argentine pour les fêtes de Noël. Qui était-elle ?
Hilda Molina, diplômée en médecine à l’université de La Havane avant de se spécialiser en neurochirurgie, a été l’une des pionnières des techniques de greffe de cellules foetales dans les cerveaux de patients atteints de la maladie de Parkinson.
En avril 1987, elle est devenue mondialement célèbre pour avoir été la première femme à réussir une greffe de tissu cérébral, une opération seulement menée à bien auparavant par quatre hommes, aux États-Unis, au Mexique, en Suède et en Chine.
Militante active du Parti communiste au pouvoir, Mme Molina a reçu plusieurs distinctions pour ses mérites scientifiques et a même occupé un siège de député au parlement.
Elle a créé et dirigé le Centre international de restauration neurologique (CIREN), une institution symbole de la médecine cubaine, équipée de technologies de pointe et où sont offerts des services à des patients étrangers qui paient leurs traitements en devises.
Sa vie a changé de cap en 1994 lorsqu’elle a renoncé à son poste de directrice du CIREN pour désaccord avec la « médecine mercantile » qui, selon elle, y était pratiquée et pour ses interrogations sur l’utilisation du tissu foetal humain.
À partir de ce moment, Mme Molina est tombée en disgrâce, a dû cesser de travailler dans la médecine et s’est tournée vers la pratique religieuse et la dissidence.
3 dollars par mois, c’est la pension que lui verse l’état Cubain. Le prix d’un litre d’huile sur l’île.
Depuis dix ans, elle réclame la permission au gouvernement cubain de sortir de l’île pour rendre visite à son fils, Roberto Quinones, un médecin installé à Buenos Aires, à l’épouse de celui-ci et à leurs enfants qu’elle ne connaît pas.
Depuis 10 ans on lui répond que son cerveau est patrimoine national et que par conséquent elle ne peut voyager.

Passons sur les épisodes qui ont suivi la réponse de Castro pendant lesquels on ne sut pas si madame Molina et sa Mère, réfugiées à l’ambassade d’Argentine de La Havane étaient considérées ou non comme réfugiées politiques. Assez lamentable en fait la gestion de tous les protagonistes de cette histoire, mais tant qu’on nommera dans les administrations argentines le cousin de la tante de mon oncle ou l’ami du capo de la Province de..Au lieu de professionnels, tous ministères confondus, il faut s’attendre à ce genre d’épisodes.

Le vieux renard cubain répondit donc au pingouin patagon : Mon cher ami, il est impossible que Mme Molina puisse se rendre en Argentine, mais je suis d’accord pour que son fils et ses petits enfants viennent la visiter à Cuba, l’état prendra même en charge les frais de ce voyage.
Pourquoi n’y a-t-il pas eu une gestion discrète de cette affaire, comment croire qu’une lettre démagogique pouvait émouvoir le vieux dictateur cubain qui, ne le prenons pas pour un sot, a compris immédiatement que Kirchner essayait simplement de faire un show médiatique destiné à sa population et au reste du monde sur son dos et celui de madame Molina.
Lorsqu’en avril de cette année, la commission des droits de l’homme des Nations Unies, dans une résolution pour une fois modérée, demandait, entre autres, à Cuba de libérer 75 dissidents, principalement intellectuels et journalistes, arrêtés en mars 2003, l’Argentine avait préféré s’abstenir.
Certains penseront que le Président est naïf, je crois qu’il est cynique…

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l’asymétrie selon Kirchner

Vendredi 17 décembre 2004

Entre le Brésil et l’Argentine rien ne va plus depuis un certain temps déjà. Dans un billet précédent intitulé Petit déjeuner entre Lula et Kirchner, la soupe à la grimace, du 20/09/2004, et alors que tout le monde disait le contraire, Argentine au jour le jour s’en faisait déjà l’écho.
De quoi s’agit-il ? L’Argentine traditionnellement avait une balance commerciale positive pour ce qui concerne ses échanges commerciaux avec le Brésil, et ce, même pendant l’époque de la convertibilité.
Depuis quelques mois, en fait la situation s’est aggravée au début 2003, c’est le Brésil qui tient la tête et de loin. D’autre part, les derniers investisseurs industriels qui se sont présentés dans la région ont préféré le Brésil et délaissé l’Argentine.

Pourquoi cette situation ? Tout d’abord, le Brésil gère son économie d’une manière planifiée et a su ces dernières années mettre en oeuvre des politiques de prêts bonifiés pour développer les petites et moyennes entreprises et les aider ainsi à s’équiper.
L’Argentine, quant à elle a une gestion au jour le jour, les plus favorisés, les exportateurs agricoles maintiennent une pression permanente sur le gouvernement demandant des baisses d’impôts au fur et à mesure que leurs revenus augmentent.
Elle n’est, d’autre part, pas équipée pour répondre à une demande d’accompagnement de ses petites entreprises industrielles, pas de fonctionnaires formés à cela, une administration corrompue capable de décourager les meilleures volontés, qui par surcroît sont rares. L’entrepreneur argentin a su s’adapter à la forme de gouvernement qu’il subit et ne désire pas prendre de risques à long terme.
Le Brésil a, il y a quelques semaines, proposé de donner aux entreprises argentines impliquées dans le commerce du Mercosur les mêmes avantages, c’est à dire les mêmes prêts qu’à ses entreprises locales afin d’aider à leur intégration. La réponse argentine fut de faire la sourde oreille, spécialité locale.

La proposition de Kirchner, lors de cette réunion du Mercosur au Brésil à Ouro Preto ne présage rien de bon. Il y a asymétrie économique, le Brésil doit accepter de limiter ses exportations. Les plus riches doivent aider les plus pauvres, les bénéfices de l’intégration ne peuvent pas favoriser qu’un seul pays.
En résumé, n’allez pas trop vite, nous nous avons tout notre temps, participez à nos pertes comme nous participerons de vos gains.
Le blocage argentin ne peut en fait que favoriser le Brésil, les investisseurs sur le Mercosur, préféreront toujours s’installer dans le pays ou la consommation interne est la plus forte tant qu’une véritable intégration du Mercosur ne sera pas réalisée.

Donc après, c’est la faute aux Français, aux Allemands, aux Italiens, aux Japonais sans oublier bien sûr les Anglais, nous voyons poindre à l’horizon un c’est la faute aux Brésiliens qui viennent s’insérer dans une longue liste de responsables de la misère argentine. Je me souviens pourtant du : Que se vayan todos! On parlait alors des politiques argentins.

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