Archive pour le 14 décembre 2004

Un procès en sorcellerie fait contre Leon Ferrari

Mardi 14 décembre 2004

Leon FerrariBon sang, mais c’est bien sûr…. un procureur proche de Bergoglio vient d’intenter, au pénal, un procès à Leon Ferrari pour incitation à la violence religieuse.
Voyez un des derniers billets sur le sujet, on a détruit ses oeuvres après un appel du Primat d’Argentine, candidat à la succession du Pape, qui l’accusait de blasphème et autres qualificatifs qui n’ont plus cours dans les sociétés démocratiques et tolérantes, mais seulement chez les fondamentalistes religieux.
Naïvement je croyais que ce genre de choses n’avait plus cours que chez les islamistes.
Alors, allons-y franchement les amis, torturez-le, brûlez-le sur un bûcher et pour faire bonne mesure pendez-le par les couilles sur la place du marché.
Pas de raison de jouer au censeur respectueux des lois lorsqu’on est con comme la lune !

Méditer plutôt ce poème
Charles Baudelaire
Châtiment de l’orgueil

En ces temps merveilleux où la Théologie
Fleurit avec le plus de sève et d’énergie,
On raconte qu’un jour un docteur des plus grands,
Après avoir forcé les coeurs indifférents;
Les avoir remués dans leurs profondeurs noires;
Après avoir franchi vers les célestes gloires
Des chemins singuliers à lui-même inconnus,
Où les purs Esprits seuls peut-être étaient venus,
Comme un homme monté trop haut, pris de panique,
S’écria, transporté d’un orgueil satanique:
Jésus, petit Jésus! je t’ai poussé bien haut!
Mais, si j’avais voulu t’attaquer au défaut
De l’armure, ta honte égalerait ta gloire,
Et tu ne serais plus qu’un foetus dérisoire!

Immédiatement sa raison s’en alla.
L’éclat de ce soleil d’un crêpe se voila;
Tout le chaos roula dans cette intelligence,
Temple autrefois vivant, plein d’ordre et d’opulence,
Sous les plafonds duquel tant de pompe avait lui.
Le silence et la nuit s’installèrent en lui,
Comme dans un caveau dont la clef est perdue.
Dès lors il fut semblable aux bêtes de la rue,
Et, quand il s’en allait sans rien voir, à travers
Les champs, sans distinguer les étés des hivers,
Sale inutile et laid comme une chose usée,
Il faisait des enfants la joie et la risée.

Catégorie Culture - Idiosyncrasie, Humeur - Humour, L'église/les églises | Pas de Commentaires »

Le curieux voyage en Espagne de Cristina Fernández et d’ Alberto Fernández

Mardi 14 décembre 2004

Madame Kirchner et le bras droit du Président, Alberto Fernandez, sont en Espagne pour une semaine, pour ce que, même les Espagnols considèrent comme une curieuse démarche :
Faire pression sur le FMI en les menaçant de régler leur arriéré. Si vous continuez à me demander des réformes structurelles, je paie tout ce que je vous dois…..
Moi si j’étais le FMI je répondrais : Chiche !! même en sachant que les 15 milliards de dollars en retard et refinancés par des accords stand-by, n’existent pas dans le pays et que cela est impossible.
Le deuxième point de la démonstration familiale de l’équipe argentine est de dire, les recettes du FMI sont mauvaises et ils sont responsables de la situation économique du pays.
Si l’Argentine avait mis en application l’intégralité des recettes du FMI on pourrait effectivement en faire un cas d’école. Malheureusement, voyez tous les billets précédents sur le thème, les réformes demandées n’ont jamais dépassé le stade de la lettre d’intention et l’argent prêté est bien arrivé.
Le dernier point est encore plus risible. En fait, il s’agit de faire pression sur le FMI et donc particulièrement sur l’administration américaine. Zapatero n’est certainement pas celui qui a l’oreille de Bush surtout après le retrait des troupes espagnoles d’Irak.
Et enfin, si, Monsieur Kirchner, vous voulez amadouer le gouvernement allemand et italien en ce qui concerne la refinanciation de la dette privée, ne soyez pas systématiquement absent aux rendez-vous internationaux. En ce qui concerne la diplomatie et compte tenu du peu de cas que vous avez fait de l’aide apportée par les européens au début de votre mandat dans vos négociations avec le FMI, le billard à 5 bandes n’est pas la bonne méthode.
Pas non plus la bonne méthode que de faire pression sur les entreprises européennes présentes en Argentine et les décrire à une population toujours prête à trouver un bouc émissaire comme les responsables de la désastreuse manière avec laquelle les politiques argentins gèrent leur pays.
Lorsqu’on est dans la situation qui est la vôtre on essaie d’attraper les mouches avec du miel, pas avec du vinaigre.

Catégorie Humeur - Humour, La dette, Politique | 1 Commentaire »