Les inégalités qui démontrent l’apauvrissement du pays
Le chômage aurait diminué…… en fait, il y a deux millions et demi de chômeurs et autant ayant droit à une aide sociale (50 dollars pas mois). Cela fait 5 millions de familles laissées sur le carreau. Autant de personnes en situation de sous-emploi, ce qui fait que la situation du pays n’a guère changée depuis l’arrivée de Kirchner et ce quelques soient les déclarations triomphales qui sont faites régulièrement. La moitié du pays crève toujours la faim.
En fait, les riches sont beaucoup plus riches aujourd’hui et la classe moyenne a tendance à disparaître.
Une étude du CEB, centre d’étude de Buenos Aires, démontre bien ce propos.
Le salaire moyen est passé entre 2001 et 2004 de 934 pesos à 1226 pesos ( en fait de 934 dollars à 400 dollars). Mais si en 2001 il fallait 42,8 salaires pour l’achat d’un appartement de 50 m2, il en faut aujourd’hui 77,7.
Le nombre de travailleurs susceptibles d’obtenir un prêt hypothécaire était de 1,4 million en 2001 et n’est que de 400.000 aujourd’hui.
Dans le même temps, l’année 2004 a vu la vente de projets immobiliers d’appartements de grand luxe en augmentation constante. Des appartements de plusieurs millions de dollars sont vendus sur plan en deux ou 3 jours, avec une liste d’attente impressionnante.
Une meilleure répartition des richesses aurait dû être le souci principal de ce gouvernement. Une éradication de la corruption, son parallèle.
En ce qui concerne la corruption, un dossier volumineux a été remis aux autorités et à la presse par Elisa CARRIO sur le système de corruption de la Province de Santa Cruz qui met directement en cause Monsieur Julio de Vido et le Président. Pour une fois le dossier est complet et bien documenté.
Pratiquement aucun journaliste n’est venu à la conférence de presse organisée pour cette occasion.
Je doute fort qu’on puisse parler de démocratie dans un pays où la presse est muselée et encore moins qu’il puisse avoir des avancées sociales dans un pays où celle-ci ne règne pas et où la corruption est toujours et encore le festin de roi que se réservent les élus.