Archive pour décembre 2004

La dernière réunion de Madame Kirchner en Espagne….

Vendredi 17 décembre 2004

La presse argentine de ce matin relate le dernier entretien que cette dernière a eu avec Manuel Marín, Président de la Chambre des Députés en Espagne. Je cite :
Madame Kirchner et Marín ont échangé longuement leurs expériences respectives sur les problèmes du terrorisme fondamentaliste et le rôle des forces de sécurité.
Il est vrai que les auteurs de l’attentat du 11 mars en Espagne sont arrêtés et que ceux de l’AMIA et de l’ambassade d’Israël courent toujours, plus de 10 ans après.

Pendant ce temps là à Buenos Aires, monsieur Kirchner faisait un de ses discours dont il a le secret et fustigeait les pays riches pour être les plus pollueurs de la planète tout en faisant arrêter et incarcérer les militants de Greenpeace qui manifestaient contre le fait que l’Argentine avait accepté de devenir la poubelle nucléaire de l’Australie dans cette magnifique région de lacs et de paysages splendides qu’est Bariloche.

Mais pour conclure sur une note positive, Monsieur Marin, qui doit visiter le glacier Perito Moreno. la semaine prochaine en Argentine, a demandé à madame Kirchner quel vêtement il devait emporter afin de ne pas avoir froid. La presse ne donne pas la réponse qui lui a été faite, mais il y fort a parier qu’elle fut satisfaisante.
Un voyage, donc, qui n’aura pas été inutile, Manuel Marín ne prendra pas froid.

Catégorie Humeur - Humour, Politique | Pas de Commentaires »

Quand un évèque se met à table

Jeudi 16 décembre 2004

Justo Laguna, ancien évêque de Moron, Province de Buenos Aires, qui vient d’être autorisé par le Pape à prendre sa retraite, vient de concéder à la revue Gente un interview explosif.
Quand je dis explosif, c’est bien sûr pour le public argentin, pour ma part rien de nouveau sous le soleil de ce mois de décembre.
En bref et en résumé :
Perón était un menteur, corrompu, sans scrupules et seule l’intéressait sa propre personne. Il n’aimait pas Evita, mais s’en est servi.
Évita était une méchante femme, vraiment méchante dans la plus large acceptation du terme.
Isabelita une inutile.
En fait rien de ce que personne n’ignore s’il n’est pas péroniste et argentin.
Quant à Perón, manifestement il a fait des émules, je cherche encore sans le trouver qui a pu lui succéder sans lui ressembler.

Catégorie L'église/les églises, Le péronisme | Pas de Commentaires »

Cristina ! tu nous as bien fait rire…

Tags: Mercredi 15 décembre 2004

Il est vrai que lorsqu’on n’a pas la presse aux ordres, comme en Argentine, le discours devient compliqué.
C’est donc lamentablement que va se terminer le voyage des deux Fernandez en Espagne. La première dame répondant aux journalistes espagnols a du avouer que bien sûr il n’était pas possible pour l’Argentine de payer le retard d’échéances du au FMI, que non bien sûr elle n’était pas là pour demander à Zapatero et au Roi d’Espagne d’intervenir auprès de cet organisme.
À la question : quand allez-vous augmenter les tarifs des services publics, elle réussit à bégayer qu’elle n’était qu’une simple Sénatrice et que la question dépendait des Ministères concernés . D’où lui vient cette soudaine humilité !
Alors pourquoi êtes-vous là ? J’avais été invité par notre Ambassadeur à participer à un colloque sur l’effet de la mondialisation sur les processus démocratiques……
5 jours pour cela, accompagnée du premier ministre, tout le monde y a cru.
Incorrigible, c’est sûr, ingénue ? non, mais quand le pouvoir absolu monte à la tête, on a facilement tendance à croire qu’on peut faire n’importe quoi, n’importe oú.

Catégorie Humeur - Humour, Politique | 1 Commentaire »

Un procès en sorcellerie fait contre Leon Ferrari

Mardi 14 décembre 2004

Leon FerrariBon sang, mais c’est bien sûr…. un procureur proche de Bergoglio vient d’intenter, au pénal, un procès à Leon Ferrari pour incitation à la violence religieuse.
Voyez un des derniers billets sur le sujet, on a détruit ses oeuvres après un appel du Primat d’Argentine, candidat à la succession du Pape, qui l’accusait de blasphème et autres qualificatifs qui n’ont plus cours dans les sociétés démocratiques et tolérantes, mais seulement chez les fondamentalistes religieux.
Naïvement je croyais que ce genre de choses n’avait plus cours que chez les islamistes.
Alors, allons-y franchement les amis, torturez-le, brûlez-le sur un bûcher et pour faire bonne mesure pendez-le par les couilles sur la place du marché.
Pas de raison de jouer au censeur respectueux des lois lorsqu’on est con comme la lune !

Méditer plutôt ce poème
Charles Baudelaire
Châtiment de l’orgueil

En ces temps merveilleux où la Théologie
Fleurit avec le plus de sève et d’énergie,
On raconte qu’un jour un docteur des plus grands,
Après avoir forcé les coeurs indifférents;
Les avoir remués dans leurs profondeurs noires;
Après avoir franchi vers les célestes gloires
Des chemins singuliers à lui-même inconnus,
Où les purs Esprits seuls peut-être étaient venus,
Comme un homme monté trop haut, pris de panique,
S’écria, transporté d’un orgueil satanique:
Jésus, petit Jésus! je t’ai poussé bien haut!
Mais, si j’avais voulu t’attaquer au défaut
De l’armure, ta honte égalerait ta gloire,
Et tu ne serais plus qu’un foetus dérisoire!

Immédiatement sa raison s’en alla.
L’éclat de ce soleil d’un crêpe se voila;
Tout le chaos roula dans cette intelligence,
Temple autrefois vivant, plein d’ordre et d’opulence,
Sous les plafonds duquel tant de pompe avait lui.
Le silence et la nuit s’installèrent en lui,
Comme dans un caveau dont la clef est perdue.
Dès lors il fut semblable aux bêtes de la rue,
Et, quand il s’en allait sans rien voir, à travers
Les champs, sans distinguer les étés des hivers,
Sale inutile et laid comme une chose usée,
Il faisait des enfants la joie et la risée.

Catégorie Culture - Idiosyncrasie, Humeur - Humour, L'église/les églises | Pas de Commentaires »

Le curieux voyage en Espagne de Cristina Fernández et d’ Alberto Fernández

Mardi 14 décembre 2004

Madame Kirchner et le bras droit du Président, Alberto Fernandez, sont en Espagne pour une semaine, pour ce que, même les Espagnols considèrent comme une curieuse démarche :
Faire pression sur le FMI en les menaçant de régler leur arriéré. Si vous continuez à me demander des réformes structurelles, je paie tout ce que je vous dois…..
Moi si j’étais le FMI je répondrais : Chiche !! même en sachant que les 15 milliards de dollars en retard et refinancés par des accords stand-by, n’existent pas dans le pays et que cela est impossible.
Le deuxième point de la démonstration familiale de l’équipe argentine est de dire, les recettes du FMI sont mauvaises et ils sont responsables de la situation économique du pays.
Si l’Argentine avait mis en application l’intégralité des recettes du FMI on pourrait effectivement en faire un cas d’école. Malheureusement, voyez tous les billets précédents sur le thème, les réformes demandées n’ont jamais dépassé le stade de la lettre d’intention et l’argent prêté est bien arrivé.
Le dernier point est encore plus risible. En fait, il s’agit de faire pression sur le FMI et donc particulièrement sur l’administration américaine. Zapatero n’est certainement pas celui qui a l’oreille de Bush surtout après le retrait des troupes espagnoles d’Irak.
Et enfin, si, Monsieur Kirchner, vous voulez amadouer le gouvernement allemand et italien en ce qui concerne la refinanciation de la dette privée, ne soyez pas systématiquement absent aux rendez-vous internationaux. En ce qui concerne la diplomatie et compte tenu du peu de cas que vous avez fait de l’aide apportée par les européens au début de votre mandat dans vos négociations avec le FMI, le billard à 5 bandes n’est pas la bonne méthode.
Pas non plus la bonne méthode que de faire pression sur les entreprises européennes présentes en Argentine et les décrire à une population toujours prête à trouver un bouc émissaire comme les responsables de la désastreuse manière avec laquelle les politiques argentins gèrent leur pays.
Lorsqu’on est dans la situation qui est la vôtre on essaie d’attraper les mouches avec du miel, pas avec du vinaigre.

Catégorie Humeur - Humour, La dette, Politique | 1 Commentaire »

L’axe progressiste Argentine-Brésil a du plomb dans l’aile

Lundi 13 décembre 2004

Quoting from this site:

La relation privilégiée entre les principales puissances d’Amérique latine, l’Argentine et le Brésil, scellée après l’arrivée au pouvoir de présidents “progressistes” dans les deux pays, traverse une mauvaise passe, sur fond de suspicions et de récriminations réciproques.

“La relation entre l’Argentine et le Brésil passe par une phase de froideur extrême”, a reconnu un proche du ministre argentin des Affaires étrangères Rafael Bielsa, cité dans le quotidien La Nacion de dimanche.

La dégradation des liens entre les gouvernements de Nestor Kirchner et de Luiz Inacio “Lula” da Silva jette une ombre sur le sommet du Mercosur, qui a lieu à partir de mercredi dans la ville brésilienne d’Ouro Preto.

Dans cette cité historique avait été signé il y a dix ans l’acte établissant l’union douanière au sein du Mercosur, qui réunit, outre l’Argentine et le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay. Le traité d’Ouro Preto II devait engager l’approfondissement de ce marché commun du sud de l’Amérique latine qui fonctionne toujours de manière très imparfaite.

Mais une plus grande libéralisation des échanges au sein du bloc heurte la volonté argentine de ressusciter son industrie nationale, décimée par une décennie de politiques ultra-libérales dans les années 90.

Une réunion de haut niveau vendredi à Buenos Aires n’a pas permis de rapprocher les positions. Le gouvernement argentin va maintenir sa position “intransigeante”, a souligné M. Bielsa. “C’en est terminé” a-t-il affirmé, d’un type de relation où l’Argentine “cédait sans bénéfice d’inventaire”.

“C’en est fini non seulement dans les relations avec le Brésil, mais aussi dans celles avec l’Union européenne, avec la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques, voulue par les Américains) et dans toute négociation dont l’Argentine serait partie prenante”, a lancé le ministre.

“La question n’est pas de se montrer sympathique à notre interlocuteur mais de défendre férocement nos intérêts”, a-t-il expliqué.

L’Argentine a déjà imposé des barrières provisoires à l’importation de téléviseurs et d’électroménager brésiliens et se refuse à libéraliser davantage son marché automobile en arguant que six voitures sur dix vendues sur son sol sont de fabrication brésilienne. Ses fabricants de textile et de chaussures réclament aussi une protection contre les importations du pays voisin.

Les exportations du Brésil vers l’Argentine ont augmenté de 75,2% au premier semestre par rapport à la même période de 2003, à 3,3 milliards de dollars, alors que les importations brésiliennes de produits argentins ne progressaient dans le même temps que de 7,1%, à 2,5 milliards de dollars.

L’Argentine voit aussi d’un mauvais oeil la prétention du Brésil à se poser en moteur de l’intégration régionale. La presse brésilienne a relevé à l’envi l’absence du président Nestor Kirchner au sommet de Cuzco (Pérou) qui a fondé la semaine dernière la Communauté sud-américaine des nations

Dans ses conditions, la presse argentine évoque la possibilité d’un échec du sommet d’Ouro Preto. Mais il faut aussi tenir compte du style si particulier du gouvernement Kirchner qui n’aborde toute négociation qu’après un véritable tir de barrage contre son interlocuteur, qu’il soit “ami” ou “ennemi”.

Les relations bilatérales sont ainsi très distendues avec l’actuel gouvernement uruguayen (droite), mais aussi avec le Chili, pourtant dirigé par le socialiste Ricardo Lagos, où une visite prévue de M. Kirchner pour dissiper les malentendus est sans cesse repoussée.

Catégorie Mercosur et régional | Pas de Commentaires »

le temps du Club de Paris n’est pas encore arrivé (Jouyet)

Vendredi 10 décembre 2004

Quoting from this site:

Argentine: le temps du Club de Paris n’est pas encore arrivé (Jouyet)
BUENOS AIRES, 9 déc (AFP)

Les conditions ne sont pas encore remplies pour que le Club de Paris engage une renégociation des six milliards de dette que lui doit l’Argentine, a indiqué jeudi son président Jean-Pierre Jouyet.

“Je n’ai pas reçu de mandat du Club de Paris pour venir négocier”, a affirmé M. Jouyet dans un entretien accordé à l’AFP à Buenos Aires, peu après y avoir rencontré le ministre argentin de l’Economie Roberto Lavagna.

Le haut fonctionnaire français a souligné qu’une telle renégociation ne serait possible qu’une fois normalisées les relations entre le pays latino-américain et le Fonds monétaire international (FMI). “C’est une règle classique du Club de Paris. Ce n’est pas un chantage à l’encontre de l’Argentine”, a-t-il assuré.

Le Club de Paris est une structure comprenant 19 pays riches, auquel il revient de renégocier les créances de ces pays sur d’autres Etats connaissant des difficultés financières. Le Club de Paris avait commencé ses activités en 1956, en traitant, déjà, du dossier de la dette argentine.

M. Jouyet a rappelé à M. Lavagna et au secrétaire aux Finances Guillermo Nielsen que “les créanciers publics, comme tout le monde, aimeraient être remboursés, après trois ans sans le moindre versement” de la part de l’Argentine.

Pour autant, “le momentum n’est pas pour l’instant celui du Club de Paris. Le momentum est celui de la restructuration de la dette privée”.

Il a souhaité que l’offre reçoive “un taux de participation le plus élevé possible” et a rappelé qu’une restructuration réussie de sa dette privée était l’un des engagements souscrits par l’Argentine envers le FMI. M. Jouyet n’a pas voulu s’avancer sur le niveau d’adhésion qui permettrait de qualifier de succès l’offre argentine - par ailleurs fort critiquée par les porteurs de titres.

Le président argentin Nestor Kirchner a signé ce jeudi les décrets permettant de lancer le 17 janvier la restructuration des 100 milliards de dollars dus aux créanciers privés, qui ne sont plus honorés depuis décembre

M. Jouyet a rappelé que le Club de Paris insistait généralement sur une “comparabilité de traitement” entre créanciers publics et privés, tout en reconnaissant que le cas argentin était différent du fait du déséquilibre existant entre la dette privée (100 mds USD) et la dette publique (6 mds USD).

“L’offre argentine doit trouver un certain écho au niveau international. Et c’est après, en fonction du programme signé avec le FMI, que le Club de Paris jugera de la soutenabilité de la dette à long terme de l’Argentine”, a-t-il souligné.

M. Jouyet a assuré qu’il était venu à Buenos Aires essentiellement au titre d’ambassadeur chargé des relations économiques internationales de la France.

A ce titre, il a exprimé la “préoccupation” de la France devant un projet de loi-cadre sur les services publics, qui pourrait entraîner à un “déséquilibre” dans les contrats de concession. “Il y va de la crédibilité de l’Argentine vis-à-vis des investisseurs étrangers”, a-t-il fait valoir.

Il a également présenté aux autorités étrangères une initiative française visant à dégager des ressources “stables et à long terme” pour le développement des pays les plus pauvres.

Catégorie La dette | Pas de Commentaires »

Douze pays lancent la Communauté sud-américaine de nations

Mercredi 8 décembre 2004

Quoting from this site:

LIMA, mercredi 8 décembre 2004 (LatinReporters.com) - La Communauté sud-américaine de nations (CSN) va être créée par les douze pays d’Amérique du Sud, réunis pour leur 3e sommet de chefs d’Etat mercredi et jeudi à Cuzco et Ayacucho (Pérou). Avec 360 millions d’habitants, 17 millions de km2 et un PIB global de 800 milliards de dollars, la CSN serait la plus vaste région politico-économique de la planète, mais non la plus riche ni la plus peuplée.L’ambition est d’unifier politiquement et économiquement l’Amérique du Sud en s’inspirant de la longue marche de l’Union européenne. Le lancement de la CSN est facilité par des accords existants entre le Mercosur (marché commun regroupant le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay) et la Communauté andine de nations (Venezuela, Colombie, Pérou, Equateur et Bolivie). Le Chili, le Surinam et la Guyana devraient aussi avaliser le lancement de la nouvelle union.

La création de cette CSN, appelée souvent dans les médias Union sud-américaine, est un geste politique fort. Néanmoins, ses organes de gouvernance, son fonctionnement et les outils communs entre les pays membres ne seront probablement définis que dans plusieurs mois, lors d’un autre sommet de chefs d’Etat.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue vénézuélien Hugo Chavez seront les personnalités les plus en vue du sommet sud-américain de Cuzco. L’intégration politique et économique de l’Amérique du Sud pour faire contrepoids à la prépondérance des Etats-Unis est la ligne directrice de leur politique étrangère, Lula observant toutefois une prudence sociale-démocrate qui contraste avec le populisme pro-castriste du président Chavez.

Tous deux et surtout Hugo Chavez apprécient que l’acte officiel de naissance de la CSN soit signé le 9 décembre à Ayacucho. Comme le rappelle leur hôte péruvien, le président Alejandro Toledo, c’est le 9 décembre 1824 à Ayacucho que le général vénézuélien Sucre, au service du légendaire Simon Bolivar, remporta sur les Espagnols la victoire décisive ouvrant l’indépendance à l’Amérique du Sud.

L’ambition hégémonique sur le sous-continent prêtée au Brésil nourrit cependant des susceptibilités régionales. A cet égard, l’absence du président argentin Nestor Kirchner sera très remarquée. (Officiellement, son médecin lui a recommandé de ne pas séjourner à une altitude aussi élevée que celle de Cuzco, perchée dans les Andes à 3.300 m). L’Uruguayen Jorge Batlle, le Paraguayen Nicanor Duarte et l’Equatorien Lucio Gutierrez n’ont pas davantage répondu à l’appel, pas plus que le Mexicain Vicente Fox, invité lui en qualité d’observateur.

Malgré leurs excuses institutionnelles ou personnelles, l’absence de ces chefs d’Etat, qui seront représentés par des vice-présidents ou des ministres, préfigure peut-être les embûches qui compliqueront la construction de la CSN. Au chapitre des difficultés, il faudra tenir compte du peu de sympathie que suscite aux Etats-Unis une éventuelle intégration politique de l’Amérique du Sud. Par contre, une intégration purement économique pourrait être perçue à Washington comme un pas vers la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) que le président George W. Bush voudrait instaurer de l’Alaska à la Terre de Feu.

L’un des principaux artisans de la Communauté sud-américaine de nations, l’ex-président argentin Eduardo Duhalde (ses relations avec son successeur Nestor Kirchner sont tendues) sera présent à Cuzco en sa qualité de président de la Commission de représentants permanents du Mercosur.

Il estime que la CSN -que lui aussi appelle volontiers “Union sud-américaine”- accroîtra l’influence politique et économique de l’Amérique latine dans le monde. Les Latino-Américains se feront entendre avec force au sein des Nations unies et de l’Organisation mondiale du commerce et leur union servira aussi à négocier “dans de meilleures conditions des accords commerciaux, politiques et de coopération avec l’ALCA (sigle espagnol de la ZLEA) et avec l’Union européenne” écrivait lundi Eduardo Duhalde dans le quotidien argentin Clarin.

Allan Wagner, secrétaire général de la Communauté andine (qui tenait une réunion préalable mardi à Cuzco), n’écarte pas le lancement futur d’une monnaie unique sud-américaine, mais il souligne que l’Union européenne a patienté un demi-siècle avant d’instaurer l’euro.

Catégorie Mercosur et régional | Pas de Commentaires »