Archive pour le 3 janvier 2005

Le silence inhabituel de Nestor Kirchner

Lundi 3 janvier 2005

Plus de 180 morts dans une discothèque, voilà qui aurait dû théoriquement faire sortir le Président de son refuge patagonique.
Grosse surprise, il n’en est rien.
Anibal Ibarra le Maire, gôche porténienne est un allié de Kirchner ; en faisant entrer de fidèles péronistes à la Mairie de Buenos Aires, Ibarra a pu conserver son poste malgré l’opposition de Macri aux dernières élections. Il fait donc partie de ce qu’on appelle la transversabilité.
Il se trouve en première ligne dans le scandale qui a ému la cité à juste titre.
Les démissions des responsables politiques et techniques de la sécurité de la ville ne sont pas suffisantes.
Les prochaines élections municipales se préparent en fait depuis un certain temps et les Péronistes espèrent bien prendre cette citadelle dont la population n’a jamais apprécié le côté populiste du mouvement justicialiste.
Fustiger les coupables risque fort de rendre cette stratégie inefficace.
Il n’en reste pas moins que ce silence commence à peser et que les critiques contre la Mairie de Buenos Aires se transforment peu à peu en critiques contre le Président.
La politique politicienne a ses limites qui semblent avoir été atteintes, la corruption est la raison principale de ce drame, corruption des édiles, des fonctionnaires, des pompiers qui cette fois ne s’en prennent pas seulement aux portefeuilles des Argentins, mais à la vie de leurs enfants.
Ne pas sacrifier Ibarra était un pari politique difficile, et le faire avec du retard laissera des traces qui, elles aussi, seront difficiles à oublier, même si la bataille municipale n’a lieu que dans 2 ans.

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Discothèque de Buenos Aires: funérailles et colère

Lundi 3 janvier 2005

Avant tout un autre drame de la corruption, de la bêtise et du mépris, les responsabilités sont multiples, de la Mairie, aux pompiers, aux règlements laxistes de sécurité……Quoting from this site:

Les victimes de l’incendie de la discothèque de Buenos Aires ont été enterrées dimanche tandis que des Argentins manifestaient pour la démission du maire de la capitale Anibal Ibarra et le renforcement des règles de sécurité pour les salles de spectacle.

Le bilan du sinistre qui a frappé dans la nuit de jeudi à vendredi l’établissement « Republica de la Cromagnon», une discothèque très fréquentée par les adolescents et jeunes gens, a été revu à la hausse pour s’élever à 188 morts. Les autorités évaluent à plus de 700 le nombre des blessés. Quelque 263 restaient hospitalisées dimanche, dont 117 dans un état grave, voire critique, selon le gouvernement. Une vingtaine de corps attendent encore d’être identifiés à la morgue.

Les enquêteurs pensent que quelqu’un a allumé un feu de bengale dans la foule, enflammant le plafond. Les sorties de secours étaient apparemment bloquées. Trois personnes pouvant être à l’origine du sinistre ont été identifiées, mais la police ignore si elles ont péri ou non. D’après le journal « La Nacion » de dimanche, les autorités vérifient si la boîte de nuit avait été inspectée par les agents municipaux en 2004. Le propriétaire, Omar Chaban, arrêté, pourrait être présenté à un juge lundi. Trois de ses associés sont recherchés.

Des habitants en colère ont manifesté dimanche à Buenos Aires, exigeant que le gouvernement rende des comptes. Le chef de la sécurité publique de Buenos Aires, Juan Carlos Lopez, a démissionné pendant le week-end.

Le maire Anibal Ibarra a ordonné samedi la fermeture pour 15 jours des discothèques de la capitale afin que des inspections soient réalisées. Le président Nestor Kirchner a décrété trois jours de deuil national.

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