Archive pour janvier 2005

José Bové intercepte un cargo d’OGM en provenance d’Argentine

Mardi 25 janvier 2005

Encore une pierre dans la chaussure dont on n’avait pas besoin pour le moment.
Arrête tes conneries José, on va croire que tu roules pour SUEZ. Tu ne pouvais pas intercepter un chargement d’OGM brésilien ?
C’est vrai que tu vas voir ton ami Lula à Porto Alegre prochainement ! Pas clair non plus sur les OGM celui-la!
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Un cargo transportant 32.000 tonnes de soja transgénique a été « intercepté» par un navire de Greenpeace, avec à son bord le militant paysan.

Un cargo transportant 32.000 tonnes de tourteaux de soja transgéniques en provenance d’Argentine et à destination du port de Lorient a été “intercepté” en haute mer par un navire de Greenpeace, a annoncé l’association mardi 25 janvier dans un communiqué commun avec la Confédération paysanne et les Faucheurs volontaires d’OGM.
Le Golden Lion a été arraisonné vers 10H30 GMT au large du Portugal par l’Esperanza, au bord duquel se trouvaient notamment le syndicaliste français José Bové, aux côtés de militants des associations Greenpeace, des Faucheurs volontaires d’OGM et de la Confédération paysanne, selon le communiqué.

Transparence

“Le combat prend aujourd’hui une autre dimension”, estime José Bové, cité dans le communiqué. “En nous opposant aujourd’hui aux importations d’OGM d’Argentine nous refusons la dépendance protéique de l’Europe et réclamons de l’Union européenne une nouvelle Politique agricole commune”, a-t-il poursuivi. Cette action vise aussi, selon lui, à condamner “l’asservissement des paysans par les brevets sur les semences, imposés par les multinationales”.

Pour ces associations, les lois adoptées par l’Union européenne sur l’étiquetage des OGM “ne garantissent pas une transparence totale de l’utilisation des OGM”, selon le communiqué.
Le Golden Lion devrait arriver jeudi soir à Lorient, où les associations ont appelé à une “mobilisation massive”, et à un rassemblement vendredi à 10H00 sur le port afin de protester contre le débarquement du soja, est-il encore précisé.

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Vers une débauche de dépenses?

Mardi 25 janvier 2005

On l’a vu depuis deux ans, même une croissance de plus de 8% ne fait pas baisser le chômage ou la misère. Cette croissance due en grande partie à la forte demande de matière première de l’Inde et de la Chine est fragile. Il suffirait d’un ralentissement économique en Chine ou une forte hausse des taux d’intérêt aux États unis pour augmenter les problèmes de tous les pays d’Amérique latine. Le saupoudrage des plans sociaux en Argentine, s’il est bien nécessaire, doit être une mesure provisoire.
Il n’y a que les investissements extérieurs qui pourront développer d’une manière stable l’économie de ce pays. Encore faut-il un cadre juridique acceptable, un état fort en tant qu’état, des institutions fortes, c’est à dire indépendantes du Président de passage, que les politiques cessent de considérer les caisses de l’état ou de leur province comme leur cassette personnelle.
Depuis 10 ans le FMI demande à l’Argentine des réformes structurelles, ces réformes concernent justement ces problèmes, un cadre juridique permettant les investissements, des réformes politiques destinées à renforcer les institutions et éviter le pillage des fonds de l’état par le pouvoir politique.
En ce qui concerne l´excédent fiscal, l’équipe Kirchner et Lavagna ont dépassé les recommandations du FMI, tout en criant que jamais au grand jamais ils n’accepteront cette demande. En ce qui concerne les réformes rien n’a été fait, il n’ont ni la volonté de le faire ni semble-t-il le pouvoir.
Ceci étant il est inadmissible de voir Le Président d’un pays commencer à polémiquer en public avec un chef d’entreprise, quelques soient ses griefs. C’est une attitude qui rabaisse sa fonction. Les institutions et les lois d’un pays n’ont pas à être manipulées par les incantations de celui qui d’une manière provisoire les représente.
On peut parfaitement comprendre le désir d’un pays de gérer ce qui est essentiel pour sa population, l’eau, l’électricité, etc..Faut-il encore avoir les moyens de le faire et se rappeler les raisons pour lesquelles ces services ont été confiés à des entreprises étrangères. Nid de corruption et d’inefficacité…Il me semblerait juste aujourd’hui d’avoir cette mémoire et cette reconnaissance et peut-être d’essayer de négocier une transition et un passage de pouvoir sur quelques années afin de rendre aux argentins des entreprises publiques dignes de ce nom et non de les rendre à un pouvoir syndical corrompu qui ne fera que les transformer en ce qu’elles étaient jadis.
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Dans toute la région, les gouvernements comptent sur la croissance économique en 2005 pour faire des dépenses sociales supplémentaires et renforcer ainsi leur popularité. Après les turbulences de ces dernières années, la vie politique devrait revenir au calme.
Parmi les plus grands pays du sous-continent, seul le Chili connaîtra une élection présidentielle – même si, dans plusieurs autres, notamment le Brésil et le Mexique, le second semestre va être marqué par le début de la campagne électorale pour les présidentielles de 2006. En Argentine, le gouvernement de Néstor Kirchner disputera une importante élection au Congrès en octobre : celle-ci devrait confirmer que sa position au sein du mouvement péroniste au pouvoir est loin d’être hégémonique.
Étant donné les extrêmes inégalités économiques qui sévissent en Amérique latine, un taux de croissance de 4 % n’entraînera qu’une faible diminution de la pauvreté. Certains gouvernements essaieront d’accélérer les choses au moyen de programmes sociaux ciblés. Mais la pauvreté n’en restera pas moins le thème favori des populistes, qui promettront une impossible redistribution des richesses plutôt que de renforcer les institutions et de créer les conditions d’une hausse des investissements.

Avec Mike Reid, chef du service Amériques de The Economist

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L’Ambassadeur Raúl Taleb est un gros con

Lundi 24 janvier 2005

Vous vous souvenez du joli conte de Noël que nous avait préparé Kirchner pour la fin de l’année. (Lire: Castro ne croit pas au Père Noël, surtout lorsqu’ » il s’appelle Kirchner)
après le blop prévisible de l’affaire, Raúl Taleb avait été démis de ses fonctions. Mais il est resté à Cuba jusqu’à ce début d’année, date à laquelle il a fait ses adieux à la presse locale et internationale.
Qu’a-t-il déclaré ? Maintenant que je suis devenu un civil, je peux bien vous le dire Madame Hilda Molina n’avait pas la moindre intention de revenir à Cuba après avoir visité ses petits enfants en Argentine.
Un gros con doublé d’un salaud !

C’est sans doute la raison pour laquelle, le Gouverneur de la Province d’Entre Rios, Jorge Busti, vient de le nommer Secrétaire aux relations institutionnelles, chargé d’harmoniser les relations entre le pouvoir exécutif et législatif en ce qui concerne la justice, la sécurité et les droits de l’homme.

La solidarité péroniste!

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Drôle de voyage!

Lundi 24 janvier 2005

Un départ mardi soir, pour voyager la nuit…bien
Louer un 747 pour Le Président, son épouse, 3 Ministres, quelques amis politiques, une presse muette…c’est un peu grand, mais après tout il n’y avait peut-être aucun autre avion disponible.
Mercredi : Repos, vous n’avez jamais entendu parler du jet lag ?
Jeudi : 3/4 d’heure d’entretien avec Chirac, réunion avec la BID - après midi libre -
Vendredi : Medef le matin, Après-midi libre, Ambassade dans la soirée -
Samedi : Journée libre, visite de Malmaison, madame aime bien bien Napoléon.
Dimanche retour à Buenos Aires.

Moi ce que j’en dis c’est que j’aurais un employé de cette envergure, il y a longtemps que je l’aurais viré.

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Aguas argentinas, qui sont les actionnaires?

Samedi 22 janvier 2005

Composition du capital social

P.P.P. La participations des travailleurs

Corporation Financiera Internacional - il s’agit en fait de la Banque Mondiale, actionnaire et principal créancier de la société.

Bon des anglais, des espagnols. des français et la Banque Mondiale, un mélange explosif!

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Roberto Lavagna, Ministre des Finances argentin, se fait remonter les bretelles par Kirchner

Vendredi 21 janvier 2005

Bel exemple de cohésion gouvernementale….Roberto Lavagna n’avait pas fini de déclarer sur Radio France Internationale qu’une négociation était en cours avec SUEZ, portant sur une proposition argentine d’augmenter les tarifs de 16 % contre la demande française de 60 %, qu’il était contredit sur ordre du Président Kirchner. Aucune augmentation n’est possible !

Colère aussi de Kirchner contre le bras droit de Lavagna, Nielsen, qui s’est excusé à la télévision italienne, de l’offre peu avantageuse, c’est le moins qu’on puisse dire, de la restructuration de la dette privée.

Un psychodrame économico-péronisme sur les Champs-Elysées, pas de quoi remplir une salle certes, mais un événement qui donnera certainement à réfléchir aux candidats à l’investissement en Argentine.

Pour qui roule Lavagna? Pour lui et un futur poste de Président de la BID, dit-on çà et là.

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Madame Kirchner se présenterait contre son mari aux prochaines présidentielles

Vendredi 21 janvier 2005

Intéressante analyse d’Isabelle Dath pour RTL, Madame Kirchner se présenterait contre son mari aux prochaines présidentielles
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Kirchner n’a donné aucun signe d’assouplissement?
Apparemment pas. Parfois une rencontre entre chefs d’états débloque une situation. Et hier, Jacques Chirac a été net, il faut un règlement rapide de cette question pour dissiper tout ce qui pourrait affecter la confiance des investisseurs français désireux de s’installer en Argentine. Mais Kirchner a botté en touche. En fait, il est assez ambigu. Il veut récupérer les services publics, il accuse Carlos Menem de les avoir bradés dans les années 90, et donc se débarrasser d’une façon ou d’une autre des multinationales. En même temps, il voudrait persuader les entrepreneurs d’investir. D’ailleurs, il prend en ce moment même son petit déjeuner avec des membres du Medef. Il est en progrès. Lors de sa précédente visite en juillet 2003, il leur avait posé un lapin. Son combat pour les services publics n’est pas dénué d’arrière-pensées. Les élections législatives approchent, il doit impérativement les remporter, et se montrer dur avec les entreprises étrangères est tout bénéfice. Il y a eu des manifs hier devant l’ambassade de France contre Suez. Et puis dans deux ans Kirchner remet son mandat en jeu, et la concurrence ne manque pas. Il pourrait avoir à affronter une sénatrice redoutable qui adore se comparer non pas à Évita Peron mais à Hillary Clinton. Son ambition est démesurée. C’est sa propre femme.

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Kirchner sourd aux pressions de Chirac sur les entreprises françaises

Vendredi 21 janvier 2005

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Lamia Oualalou
[21 janvier 2005]
Partie de poker menteur entre l’Argentine et Suez. Après avoir rivalisé de déclarations d’amour en mai – le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Renaud Muselier avait fait le déplacement à Buenos Aires pour coiffer la signature d’un accord entre la société et le gouvernement – les deux parties semblent prêtes au divorce. La dispute tombant en pleine visite d’Etat du président Nestor Kirchner à Paris, Jacques Chirac se trouve en position d’arbitre. L’objet du litige est Aguas Argentinas, la filiale de Suez à Buenos Aires. Le gouvernement prétend que l’entreprise ne respecte pas ses engagements en termes d’investissements, soumettant de surcroît la population à des coupures d’eau. Balivernes, rétorque Suez, qui met en avant la qualité de ses services. L’entreprise, qui avait fait d’Aguas Argentinas l’une de ses principales vitrines marketing dans les années quatre-vingt-dix, est à bout. Ses tarifs sont gelés depuis février 2002. Or, l’entreprise souffre en outre d’un endettement souscrit à la légère : il est essentiellement en dollars, une catastrophe après la dévaluation du peso.

Hier, les autorités argentines ont bien proposé une hausse de 16% des tarifs mais Suez réclame pour sa part une augmentation de 60%. Sans quoi le groupe français pourrait partir. En effet, les actifs de Suez ont été entièrement provisionnés, ce qui rendrait, d’un point de vue comptable, un départ du pays pratiquement indolore. D’autant que Buenos Aires ne semble plus tenir à la présence de Suez. Hier, lorsque Jacques Chirac a insisté sur «l’importance d’un règlement rapide des cas difficiles particuliers pour les entreprises concessionnaires de services publics», se référant également à Edenor, la filiale locale d’EDF, Nestor Kirchner n’a pas saisi la perche tendue, en protestant de sa bonne volonté ; il a au contraire répondu, aux dires de son bras droit Alberto Fernandez, que «son gouvernement savait ce qu’il avait à faire».

Alberto Fernandez a été plus explicite encore, considérant le problème Suez comme une «petite pierre dans la chaussure qu’il faudrait résoudre d’une manière ou d’une autre». Et de conclure : «S’il faut mettre fin au contrat, nous le ferons ; c’est un sujet qui se discutera à l’intérieur du pays.»

De fait, la distribution de l’eau, dont beaucoup d’Argentins restent privés, est un sujet hautement politique, à neuf mois d’élections législatives que Nestor Kirchner doit impérativement remporter. L’une des pistes envisagées est la nationalisation du secteur, dont la gestion pourrait être confiée aux syndicats. Le récent bombardement du chef du Syndicat de l’eau, Jose Luis Lingeri, à la tête de la CGT, l’un des principaux instruments politiques du parti péroniste, dont est issu Nestor Kirchner, plaide d’ailleurs pour cette hypothèse. Jacques Chirac (dont l’un des conseillers, Jérôme Monod, est, faut-il le rappeler, l’ex-patron de Suez) a eu beau prévenir qu’il fallait éviter «tout ce qui pourrait affecter la confiance des investisseurs français», le gouvernement argentin compte sur sa belle croissance (8% en 2003 et 2004) pour attirer de nouveaux capitaux. Le milieu des affaires hexagonal lui fera probablement connaître son état d’esprit ce matin, au cours d’une réunion organisée par le Medef. Néanmoins la capacité de l’Argentine à séduire dépend surtout du succès de la restructuration de la dette, lancée vendredi dernier, et dont les résultats seront connus le 14 mars.

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