Archive pour le 2 février 2005

Chavez: il n’y a pas d’autre chemin que celui de la Révolution

Mercredi 2 février 2005

Quand la presse cubaine s’y met, il y a de quoi être inquiet ! Voir aussi les qualificatifs donnés au directeur du Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet.
Libérateur où Ubu roi, l’avenir nous le dira !
Bref un texte plein de nuances. ;-)

Quoting Granma Cuba:

Chavez: il n’y a pas d’autre chemin que celui de la Révolution

PORTO ALEGRE .- Le président vénézuélien Hugo Chavez a défini le Forum social mondial comme l’événement politique le plus important de tous ceux qui se produisent dans le monde, lors de la clôture de la cinquième édition de cette rencontre à Porto Alegre, Brésil, a rapporté Prensa Latina.

Devant plus de 20 000 personnes qui remplissaient le stade Gigantinho ou qui l’ont vu et entendu grâce à un écran géant placé à l’extérieur, Chavez a été auparavant qualifié de révolutionnaire d’un nouveau genre et de nouveau libertador par l’éminent penseur et directeur du Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet.

Le président a dit qu’il s’inspire des révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui, y compris Simon Bolivar, Che Guevara, Artigas, San Martin, Augusto César Sandino et Fidel Castro dans une longue énumération des figures les plus importantes.

Il a fait remarquer, dans un exposé qui était parfois une conversation avec les présents et parfois un vibrant discours, que tous les impérialismes son aberrants, brutaux, pervers.

«L’unique chemin par lequel nous pouvons rompre l’hégémonie de l’impérialisme et des oligarchies de ces terres, c’est celui de la révolution. Il n’y a pas d’autre chemin», a-t-il indiqué.

Beaucoup sont d’avis que nous devons dépasser le capitalisme, a-t-il dit, ajoutant qu’il est nécessaire de le faire par la voie du socialisme, du véritable socialisme de l’égalité et de la justice; et qu’il est possible de le faire dans la démocratie «mais pas celle que Mister Superman souhaite nous imposer depuis Washington».

Chavez a affirmé que les gouvernants nord-américains savent qu’il n’ont aucune force à l’intérieur du Venezuela, et que s’ils l’envahissent ils mordront la poussière de la défaite dans les Caraïbes, l’Orénoque et les savanes où ont galopé les centaures de Bolivar.

Il a indiqué qu’au Forum vient la majorité des exclus, les sans voix, et qu’il est venu apprendre et exprimer sa gratitude pour la solidarité avec le Venezuela bolivarien attaqué depuis plusieurs années par l’impérialisme.

Il a dit qu’il ne se sent pas président, que c’est là une tâche circonstancielle, car il est un paysan, un soldat, un homme engagé dans cette lutte pour un monde meilleur et possible, nécessaire pour sauver la Terre.

La planète doit être sauvée depuis le Sud, où l’on a le plus conscience de cette nécessité, mais si l’on échouait et que s’imposait la doctrine Bush, le réchauffement de la planète et le dégel provoqueraient un désastre qui multiplierait plusieurs fois le tsunami qui a ravagé l’Asie, a ajouté Chavez..

Il a finalement fait référence aux progrès réalisés par la Révolution bolivarienne dans la récupération du pétrole, la santé, l’éducation et la justice sociale, des progrès, a-t-il dit, favorisés par la solidarité de Cuba.

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Chavez et Kirchner appellent à la création d’un club des endettés face au FMI

Mercredi 2 février 2005

De la poudre aux yeux !
l’Argentine avait d’ailleurs la possibilité de déclarer sa dette extérieure illégale. Elle ne l’a pas fait et ne le fera pas. Par contre, elle sait très bien réduire ses remboursements à une peau de chagrin lorsqu’il s’agit de petits porteurs étrangers ou ses propres retraités et payer les organismes internationaux sans faire de difficultés.
En faisant ce genre de discours, pour convaincre ses pauvres, ils sont de plus en plus nombreux, on se donne une bonne conscience, on fait croire qu’on est de gauche, on continue à accumuler leurs votes et on met l’establishment de son côté.

Que voulez-vous les discours s’impriment dans la presse, les avis de virement, non.

Voir aussi :

la dette extérieure sous la dictature ou le festin de Martinez de Hoz et de Cavallo

Domingo Cavallo le bon élève du FMI

La renégociation de la dette privée, entre arrogance et mauvaise foi

Quoting from this site:

Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé mardi à Buenos Aires à la création d’un « club des pays endettés » pour renforcer leur main dans leurs souvent difficiles négociations avec le FMI et les autres organismes de crédit multilatéraux.“Nous devrions avoir un club ou un groupe d’endettés » pour négocier avec le FMI, a lancé M. Chavez, flanqué du président argentin Nestor Kirchner qu’il venait de rencontrer. “Il y a des pays dont les budgets sont consacrés presque entièrement au paiement de la dette », a-t-il dénoncé devant la presse.

L’Argentine, où M. Chavez effectue une brève visite de travail après son passage au Forum social mondial de Porto Alegre (sud du Brésil), a des relations très tendues avec le FMI depuis l’arrivée au pouvoir de M. Kirchner.

Pour M. Chavez, le FMI est largement “coupable de la grande dette qui pèse » sur les pays en voie de développement. Il a estimé que l’organisme de Washington « a violé les Constitutions de nos pays, en bénéficiant à des secteurs minoritaires » des populations concernées.

M. Chavez a évoqué la possibilité de créer une banque commune aux pays latino-américains pour faciliter l’octroi de crédits au développement.

« La création d’une Banque du Sud est-elle ou non possible ? Moi, je crois que si « , a affirmé le président vénézuélien. L’Etat, selon lui, « doit se mettre au premier rang de la société pour empêcher la sauvagerie néo-libérale ».

M. Chavez était arrivé la veille à Buenos Aires pour une courte visite, la quatrième depuis l’arrivée au pouvoir de M. Kirchner en mai 2003.

Les deux dirigeants doivent signer plusieurs accords, dont l’un confirmant la participation argentine au projet de télévision latino-américaine impulsé par le Venezuela. M. Chavez doit également inaugurer la première station-service détenue en Argentine par le groupe pétrolier public du Venezuela, PDVSA.

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