Archive pour le 22 février 2005

Asile pour vieillard ou camp de concentration?

Mardi 22 février 2005

Plus de 50 vieillards dans un asile privé á Buenos Aires. La maison est pimpante, les peintures extérieures superbes, des stores extérieurs blancs avec des rebords dorés. Une entrée digne d’un immeuble de la 5 ème avenue à New York.
La réalité est bien différente…
Si le prix par personne correspond bien au standing extérieur (1200 pesos/mois, c’est cher ici) en réalité les personnes âgées étaient entassées dans 6 chambres, nues sur les lits, droguées pour pas enquiquiner la nuit et attachées avec leurs draps.
Un incendie… une seule infirmière… heureusement, les voisins entendent les cris, les pompiers arrivent, seulement 3 morts et une trentaine de blessés pour l’instant.
Les enfants qui laissent dans ces endroits leurs parents, vont-ils visiter réellement l’endroit où ils vont vivre, ou se contentent-ils de repartir chez eux avec la photo de l’édifice pour la montrer à leurs amis ?
Qui est responsable des autorisations d’ouverture de ces établissements ? Les propriétaires ont été mis en prison, soit, il y a eu un incendie, mais combien d’autres tenanciers devraient en réalité les rejoindre ?

Catégorie Culture - Idiosyncrasie, Humeur - Humour | Pas de Commentaires »

Semaine test pour la dette de l’Argentine

Mardi 22 février 2005

Quoting from this site:

Lamia Oualalou
[22 février 2005]

Plus que quelques jours avant la clôture de la restructuration de la dette argentine, conséquence de la plus importante faillite souveraine de l’histoire. La plus douloureuse aussi : sur les 100 milliards de dollars dûs aux opérateurs privés, l’État propose d’en rembourser un quart. Si les détenteurs d’obligations argentines caressaient l’espoir de voir l’offre revue à la hausse, le président Nestor Kirchner vient d’y mettre fin : «Avec tout le respect nécessaire, nous leur rappelons qu’il reste une petite semaine. C’est maintenant ou jamais.» En clair, ceux qui refusent d’échanger leurs obligations en souffrance auront tout perdu.

Pour que le coup de poker fonctionne, il faudra tout de même convaincre une majorité de créanciers. Selon les estimations officielles, ils sont déjà 40% à avoir dit oui «et il est probable que les plus grands mouvements auront lieu cette semaine», estime-t-on chez Goldman Sachs. S’il est impossible d’imaginer le résultat final, le sentiment au sein des banques d’investissements est que l’Argentine est en passe de gagner son pari en attirant plus de 70% des porteurs de titres.

Contrairement aux premières impressions, le gouvernement a bien manoeuvré. Le ministre de l’Economie Roberto Lavagna s’était d’abord assuré la participation des porteurs d’obligation installés en Argentine (40% du total), et en particulier des fonds de pension, les AFJP. Comme par hasard, les menaces d’une renationalisation du système de retraite ont cessé lorsque les AFJP, gestionnaires des pensions, ont fait connaître leur bonne volonté à l’égard de la restructuration de la dette. L’autre grand pôle de détenteurs de titres est constitué par les fonds américains, qui ont essentiellement racheté des obligations sur le second marché, à 20% de leur valeur. Pour eux, encaisser un peu plus de 25% représentera déjà une plus-value. Le silence bienveillant du Trésor américain, depuis quelques mois, semble accréditer la thèse d’une alliance tacite.

Les grands perdants seraient les petits épargnants argentins, allemands, japonais et surtout les 450 000 Italiens qui concentrent à eux seuls près de 15 milliards de dollars de dette. Les mouvements enregistrés par les institutions bancaires laissent entendre que même eux seraient prêts à accepter l’offre argentine, vaincus par la lassitude ou résolus à se retourner contre leurs propres banques, qui leur ont conseillé à la légère un investissement aussi risqué.

Les résultats de l’offre seront publiés officiellement le 14 mars, mais des fuites feront probablement connaître l’ampleur du succès de l’opération dès la semaine prochaine. Les questions ne manquent pas : que se passera-t-il si l’Argentine ne convainc que deux tiers des créanciers, un taux jugé insuffisant par les marchés financiers ? En cas de réussite, cette restructuration constituera-t-elle un précédent ? Et, surtout, quelle posture adoptera le Fonds monétaire international ?

Dépassée depuis le début, l’institution multilatérale a été incapable de tenir un discours cohérent sur cette restructuration, demandant à Buenos Aires de faire preuve de «bonne foi» sans toutefois préciser cette notion. Le FMI envisage d’attendre, pour en juger, le résultat de la restructuration, démontrant au passage l’inutilité de ses mécanismes d’arbitrage

Catégorie La dette | Pas de Commentaires »