Quand Ricardo Jaime chantait encore : “Ça plane pour moi”
Ricardo Jaime est, à l’heure ou j’écris, Secrétaire d’état au Transport. Bras droit de monsieur De Vido, Ministre de la Planification, il était en fait le véritable patron de Southern Winds, subventions obligent.
Il voyageait énormément en Espagne, généralement accompagnée de sa chère et tendre…
Première classe, pas besoin de réserver, rien à payer, notre fonctionnaire aurait pu se contenter de cela, en se disant que la vie lui était favorable et qu’il était bon d’en profiter.
D’ailleurs, son épouse voyageait de temps en temps seule, histoire de faire quelques emplettes…”chérie ya plus de *tùrron?” Non j’irais demain à Madrid en chercher !
Est-ce la proximité du ministre de Vido, ou un trait personnel de son caractère, Ricardo Jaime avait une notion tout à fait particulière de la manière dont ces privilèges lui étaient dus.
C’est ainsi que si l’avion était plein, on sortait un passager ou deux pour lui faire de la place, et que lorsqu’il était pressé l’avion devait partir séance tenante quitte à laisser des voyageurs sur place.
Une fois même, crime de lèse fonctionnaire Kirchnérien, l’avion, pour des raisons techniques, a pris une demi-heure de retard sur l’heure de départ et madame qui était pressée d’acheter ses *túrrones s’en est vivement plainte à son mari. Le commodore des forces armées responsable des autorisations de décollage fut viré séance tenante ce jour-là.
Il ne reste plus qu’à voir si monsieur Kirchner sera aussi exigeant avec ses proches collaborateurs que ceux-ci le sont avec les leurs.
*Turron : nougat espagnol nécessitant de bonnes dents.