Archive pour février 2005

Quand Ricardo Jaime chantait encore : “Ça plane pour moi”

Mercredi 23 février 2005

Ricardo Jaime est, à l’heure ou j’écris, Secrétaire d’état au Transport. Bras droit de monsieur De Vido, Ministre de la Planification, il était en fait le véritable patron de Southern Winds, subventions obligent.
Il voyageait énormément en Espagne, généralement accompagnée de sa chère et tendre…
Première classe, pas besoin de réserver, rien à payer, notre fonctionnaire aurait pu se contenter de cela, en se disant que la vie lui était favorable et qu’il était bon d’en profiter.
D’ailleurs, son épouse voyageait de temps en temps seule, histoire de faire quelques emplettes…”chérie ya plus de *tùrron?” Non j’irais demain à Madrid en chercher !
Est-ce la proximité du ministre de Vido, ou un trait personnel de son caractère, Ricardo Jaime avait une notion tout à fait particulière de la manière dont ces privilèges lui étaient dus.
C’est ainsi que si l’avion était plein, on sortait un passager ou deux pour lui faire de la place, et que lorsqu’il était pressé l’avion devait partir séance tenante quitte à laisser des voyageurs sur place.
Une fois même, crime de lèse fonctionnaire Kirchnérien, l’avion, pour des raisons techniques, a pris une demi-heure de retard sur l’heure de départ et madame qui était pressée d’acheter ses *túrrones s’en est vivement plainte à son mari. Le commodore des forces armées responsable des autorisations de décollage fut viré séance tenante ce jour-là.

Il ne reste plus qu’à voir si monsieur Kirchner sera aussi exigeant avec ses proches collaborateurs que ceux-ci le sont avec les leurs.

*Turron : nougat espagnol nécessitant de bonnes dents.

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L’avortement en Argentine

Mercredi 23 février 2005

Devant les nombreux courriers qui accusent Argentine au jour le jour de faire campagne systématiquement contre tous ceux qui se manifestent en faveur de l’avortement, voici un billet écrit en juillet 2004 qui fera peut-être réfléchir:
Quoting from this site:

L´avortement en Argentine entre le poids de l´Eglise, la faiblesse de l´État et le silence de la presse

Romina Tejerina, mineure, a été violée par un de ses voisins et s´est retrouvée enceinte. En Argentine, l´avortement est illégal. Cachant sa grossesse, Romina a finit par accoucher et par tuer le nouveau-né. En fait, à sept mois de grossesse elle a accouché toute seule dans sa salle de bain, et suite au stress post-traumatique, a blessé mortellement la nouveau-née. Pour ce fait, elle a été condamné à la prison à perpétuité. Le tribunal n´a pas tenu compte des conditions de l´assassinat (c´est le terme employé par la justice) ni du fait qu´elle ait été violée. Son violeur, quant à lui, est en liberté.
Pour le juge Argentino Suarez, le viol qu´a souffert Romina n’est pas important, et pour cela il n´apparaît même pas dans son dossier….
Le16 juillet, la cour de cassation a rendu son appréciation de la peine infligée à Romina et a confirmé sa peine. L´espoir était mince pour ne pas dire inexistant dans ce pays trés catholique dont le ministre de la justice est de l´Opus Dei.
On estime à entre 350 000 et 400 000 le nombre d´avortement par an en Argentine. Le nombre moyen de naissance est lui de 650 000. ce qui veut dire qu´il y a un avortement pour deux accouchements à terme. Entre 30 et 40 pour cent des lits des services publics de gynécologie sont occupés par des femmes qui souffrent de complications suite à des avortements ” maisons ” ou mal faits. La majorité de ces femmes ont un niveau de ressources économiques faible. Il faut savoir que c’est la cause de 200 000 morts par an.

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Asile pour vieillard ou camp de concentration?

Mardi 22 février 2005

Plus de 50 vieillards dans un asile privé á Buenos Aires. La maison est pimpante, les peintures extérieures superbes, des stores extérieurs blancs avec des rebords dorés. Une entrée digne d’un immeuble de la 5 ème avenue à New York.
La réalité est bien différente…
Si le prix par personne correspond bien au standing extérieur (1200 pesos/mois, c’est cher ici) en réalité les personnes âgées étaient entassées dans 6 chambres, nues sur les lits, droguées pour pas enquiquiner la nuit et attachées avec leurs draps.
Un incendie… une seule infirmière… heureusement, les voisins entendent les cris, les pompiers arrivent, seulement 3 morts et une trentaine de blessés pour l’instant.
Les enfants qui laissent dans ces endroits leurs parents, vont-ils visiter réellement l’endroit où ils vont vivre, ou se contentent-ils de repartir chez eux avec la photo de l’édifice pour la montrer à leurs amis ?
Qui est responsable des autorisations d’ouverture de ces établissements ? Les propriétaires ont été mis en prison, soit, il y a eu un incendie, mais combien d’autres tenanciers devraient en réalité les rejoindre ?

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Semaine test pour la dette de l’Argentine

Mardi 22 février 2005

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Lamia Oualalou
[22 février 2005]

Plus que quelques jours avant la clôture de la restructuration de la dette argentine, conséquence de la plus importante faillite souveraine de l’histoire. La plus douloureuse aussi : sur les 100 milliards de dollars dûs aux opérateurs privés, l’État propose d’en rembourser un quart. Si les détenteurs d’obligations argentines caressaient l’espoir de voir l’offre revue à la hausse, le président Nestor Kirchner vient d’y mettre fin : «Avec tout le respect nécessaire, nous leur rappelons qu’il reste une petite semaine. C’est maintenant ou jamais.» En clair, ceux qui refusent d’échanger leurs obligations en souffrance auront tout perdu.

Pour que le coup de poker fonctionne, il faudra tout de même convaincre une majorité de créanciers. Selon les estimations officielles, ils sont déjà 40% à avoir dit oui «et il est probable que les plus grands mouvements auront lieu cette semaine», estime-t-on chez Goldman Sachs. S’il est impossible d’imaginer le résultat final, le sentiment au sein des banques d’investissements est que l’Argentine est en passe de gagner son pari en attirant plus de 70% des porteurs de titres.

Contrairement aux premières impressions, le gouvernement a bien manoeuvré. Le ministre de l’Economie Roberto Lavagna s’était d’abord assuré la participation des porteurs d’obligation installés en Argentine (40% du total), et en particulier des fonds de pension, les AFJP. Comme par hasard, les menaces d’une renationalisation du système de retraite ont cessé lorsque les AFJP, gestionnaires des pensions, ont fait connaître leur bonne volonté à l’égard de la restructuration de la dette. L’autre grand pôle de détenteurs de titres est constitué par les fonds américains, qui ont essentiellement racheté des obligations sur le second marché, à 20% de leur valeur. Pour eux, encaisser un peu plus de 25% représentera déjà une plus-value. Le silence bienveillant du Trésor américain, depuis quelques mois, semble accréditer la thèse d’une alliance tacite.

Les grands perdants seraient les petits épargnants argentins, allemands, japonais et surtout les 450 000 Italiens qui concentrent à eux seuls près de 15 milliards de dollars de dette. Les mouvements enregistrés par les institutions bancaires laissent entendre que même eux seraient prêts à accepter l’offre argentine, vaincus par la lassitude ou résolus à se retourner contre leurs propres banques, qui leur ont conseillé à la légère un investissement aussi risqué.

Les résultats de l’offre seront publiés officiellement le 14 mars, mais des fuites feront probablement connaître l’ampleur du succès de l’opération dès la semaine prochaine. Les questions ne manquent pas : que se passera-t-il si l’Argentine ne convainc que deux tiers des créanciers, un taux jugé insuffisant par les marchés financiers ? En cas de réussite, cette restructuration constituera-t-elle un précédent ? Et, surtout, quelle posture adoptera le Fonds monétaire international ?

Dépassée depuis le début, l’institution multilatérale a été incapable de tenir un discours cohérent sur cette restructuration, demandant à Buenos Aires de faire preuve de «bonne foi» sans toutefois préciser cette notion. Le FMI envisage d’attendre, pour en juger, le résultat de la restructuration, démontrant au passage l’inutilité de ses mécanismes d’arbitrage

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C’est dur la vie d’artiste!

Lundi 21 février 2005

IIls ont réussi à réunir 2000 personnes, pour les deux meilleurs comiques du pays, ce n’est pas franchement un succès.

En plus, le prix des entrées était soldé, 30 pesos par personne (10 dollars) nourriture comprise, on est loin du seuil de rentabilité.

Quelques nouvelles blagues du style : « cocaïne avec un K ou avec un un C » ont néanmoins ravi un public acquis par avance à leur cause.

Même si la marche péroniste chantée par nos deux compères a été reprise par l’ensemble des participants, certains spectateurs nous ont fait part de leur inquiétude devant les fausses notes répétées des deux ténors.

Prochain spectacle d’ Adolfo Rodriguez Saa et Eduardo Saúl Menem : date indéterminée.

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Maradona sur le billard

Lundi 21 février 2005

C’tait vrai, Maradona sera ou est bien, en ce moment soumis une opration visant rduire sa masse graisseuse et viter qu’elle ne se reforme.
Visitez la clinique !

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Trafic de drogue en Argentine, bon résumé sur Libé

Dimanche 20 février 2005

Ce qui a mis en colère le Président, c’est d’avoir appris, la semaine passée par le Directeur des douanes, l’existence de cette affaire qui a maintenant 7 mois d’existence. Pampuro, le Ministre des Armées n’était pas non plus au courant.
Quoting from Libération:

Trafic aérien de cocaïne de Buenos Aires vers Madrid
L’armée de l’air argentine serait impliquée dans la contrebande.

Par Antoine BIGO
samedi 19 février 2005 (Liberation - 06:00)
Buenos Aires de notre correspondant

En épurant sans attendre l’état-major de l’armée de l’air, soupçonné d’être impliqué dans un trafic de cocaïne, le président argentin Nestor Kirchner espère ne pas être éclaboussé par un scandale qui met aussi en cause une compagnie aérienne dont l’Etat argentin est un des actionnaires.

A première vue, avec son lot de témoins anonymes, de bandes vidéo effacées, de «valises volantes», l’affaire pourrait presque paraître banale en Amérique du Sud. Mais l’ampleur de la contrebande à destination de l’Europe, 750 kg de cocaïne en moins de six mois, illustre l’omniprésente corruption qui gangrène la société argentine et l’impunité acquise par les militaires qui, depuis la dictature (1976-1983), assurent la sécurité de l’espace aérien civil et des aéroports locaux.

Détention préventive. L’histoire qui vient d’être révélée commence en septembre 2004 à l’aéroport international de Madrid. Arborant des étiquettes «Ambassade d’Argentine en Espagne», quatre valises, arrivant de Buenos Aires par un vol de la Southern Winds ne sont pas réclamées. Les douaniers espagnols y découvrent 60 kg de cocaïne. Le principal suspect est le chef d’escale à Madrid de la compagnie argentine. Interrogé à Buenos Aires, il sera finalement libéré avant que le juge, s’apercevant de son erreur, le fasse à nouveau rechercher par Interpol. Deux responsables de Southern Winds, le gérant commercial et le chef d’escale d’Ezeiza, l’aéroport international de Buenos Aires, sont alors mis en détention préventive. Mais très vite les soupçons se portent sur un autre employé de la compagnie, Walter Beltrame, chargé des voyageurs en classe affaires et premières de Southern Winds. En fuite, cet employé est le fils du responsable de l’armée de l’air en charge de l’aéroport. Il vient de se livrer à la justice et est actuellement interrogé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, entre avril et septembre 2004, il aurait fait l’aller-retour Buenos Aires-Madrid presque chaque semaine. Son père est limogé ainsi que le responsable de la PAN (Police aéronautique nationale) et, finalement, le chef d’état-major de l’armée de l’air, pilote de chasse, ancien héros de la guerre des Malouines. Un civil, le numéro 2 du ministère de la Défense, est chargé de reprendre en main la sécurité des aéroports et de l’espace aérien civil jusqu’alors assurée par des militaires. Selon Ricardo Etchegaray, le directeur des douanes, 50 «valises volantes», c’est-à-dire n’appartenant à aucun passager ­ ce qu’interdisent les règlements aéronautiques ­ auraient effectué le vol Buenos Aires-Madrid de la Southern Winds avant la découverte du pot-aux-roses. Les douaniers de l’aéroport se plaignent de ne pouvoir effectuer leur travail sans demander l’autorisation aux militaires et accusent de négligence la société privée chargée par Southern Winds de contrôler les bagages.

Base d’expédition. «L’importance des quantités de drogue introduites illégalement en Espagne démontre indiscutablement l’existence d’une chaîne de complicités entre la police aéronautique et la compagnie aérienne», affirme Carlos Liporace, le juge chargé de l’enquête. Selon ses premières déclarations, la drogue proviendrait de Colombie. L’Argentine, nouvelle base d’expédition de la cocaïne vers l’Europe et les Etats-Unis est dans le collimateur de la DEA (Drug Enforcement Agency) américaine. Le nord du pays, peu surveillé, est en effet truffé de pistes d’atterrissage sommaires.

Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld est d’ailleurs attendu le 6 mars prochain à Buenos Aires pour convaincre les autorités argentines de s’équiper de radars modernes capables de discerner les avions légers des contrebandiers.

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Les nostalgies de monseigneur Baseotto

Samedi 19 février 2005

BasettoAntonio Baseotto est l’évêque des forces armées argentines.

Lui aussi il faut qu’il parle de temps en temps…

L’avortement, le sujet est d’actualité, et les dernières réflexions du ministre de la Santé l’ont mis en émoi :
Il faudrait lui attacher une pierre autour du cou et le jeter, à la mer a-t-il déclaré, cette fin de semaine.

On ne se refait pas !
Quand on sait ce que furent les vols de la mort pendant la dictature. voir les confessions du Cap Scilingo, il y de quoi être sincèrement outré par ces propos.

Bref, on comprend mieux pourquoi ces atrocités ont été commises avec la bénédiction de l’église.

Une chance, il n’est pas cardinal, enfin pas encore.

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