Archive pour le 9 mars 2005

Ma bonne dame ! C´est qu´on est même plus à l´abri dans un Country !

Mercredi 9 mars 2005

Quand on a de l´argent, on vit dans un country, un ghetto pour possesseurs de 4×4 de tout genre.
Les promoteurs l´on bien compris et c´est ainsi qu´on a vu fleurir, ces 20 dernières années, toutes sortes de quartiers fermés, á l´extérieur de la ville, sur des terrains boisés, avec piscines, club-houses, terrains de golf, de hockey et même de polo.

Petit à petit, on a construit autour de ces petites villes fortifiées, restaurants de luxe, écoles de luxe, universités de luxe et bien pensantes, supermarchés de luxe, hôpitaux de luxe, galeries marchandes de luxe, même des bureaux et des emplacements pour des industries, non polluantes s´il vous plaît.

Plus besoin d´aller en ville, on ne mélange plus nos gamins avec n´importe qui… à l´abri de la délinquance, du moins le croyait-on.

Petit à petit, autour de ces ghettos, se sont créées des des zones habitées par un autre type de population. Celle qui se nourri des restes trouvés dans les poubelles, celle qui vit des petits travaux qu´on ne veut pas faire, le ménage, tondre la pelouse, élaguer les arbres, quand ce n´est pas tout simplement ramasser les balles de golf ou brosser les chevaux.

Mais comme on est à la campagne, et qu ´un sou c´est un sou, on paye tous ces services le moins cher possible.

Pour nourrir cette population dépendante, se sont installés quelques petits bouchers, boulangers et autres commerçants nécessaires à la vie d´une population si démunie qu´elle soit.

Ces bonnes dames des country sont allées les voir, toujours à l´affut d´une bonne affaire, le pain moins cher qu´au supermarché avec en plus ce sentiment de s´encanailler… vous ne pouvez pas savoir mon bon monsieur.

Pas de chance, inflation 3,5% depuis le début de l´année, la viande plus 20 % en deux mois, à l´ombre du paradis artificiel, créé de toutes pièces et qui croît plus vite que ses possibilités, on commence à penser qu´un petit raid par-ci par-là mettrait un peu de beurre dans les épinards.

Alors, voilà, c´est fini le country, on y rentre comme on veut, surtout lorsqu´on est nombreux, on y prend l´argent, les appareils ménagers dont on a toujours rêvé et on repart avec la voiture des propriétaires.

Ben oui, madame, c´est bien un country, c´est très 21 eme siècle dans sa conception, sauf quand on traite les gens comme au moyen âge, qu´on les visite comme lorsqu´on va au zoo. Ils finissent, c´est bien normal. par se comporter comme des prédateurs. Vous ne pouvez pas savoir la force que contient le regard des autres.

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Campagne pour le droit à l’avortement en Argentine

Mercredi 9 mars 2005

Le témoignage par lequel la campagne a démarré fut celui de Gabriela Adelstein, 42 ans, traductrice, employée administrative, mère de deux enfants, collaboratrice de RIMA et résidant à Buenos Aires. Elle s’est mobilisée lors de la dernière Rencontre nationale de femmes qui s’est réalisée il y a quelques mois à Mendoza -et qui s’était terminée par une manifestation en faveur de la dépénalisation de l’avortement- et par la visite en Argentine de la médecin hollandaise Rebecca Gomperts, créatrice de l’ONG Femmes sur les vagues, qui promeut la pratique d’avortements sécurisés sur un bateau face aux côtes des pays dans lesquels il est un délit. Mi-décembre, Gabriela Adelstein a écrit : « J’ai avorté mais comme je suis de classe moyenne, j’ai bénéficié de médecins compétents, d’une asepsie et d’une anesthésie. J’ai même eu un homme responsable à mes côtés (tout un luxe). J’ai aussi accompagné mes soeurs à avorter. J’ai aidé économiquement et moralement mon employée domestique à avorter mais comme elle est de « classe basse », (…)

Rompre le silence

Le texte, spontané et engagé de Gabriela a déclenché une avalanche de récits disponibles sur la page du RIMA, http://www.rimaweb.com.ar/. « J’ai senti qu’il fallait faire quelque chose et j’ai écrit ce mail. Je l’ai lancé sans aucun calcul. Je ne milite dans aucune organisation. Ce fut une réaction viscérale ». Ce qui est important maintenant, a t-elle dit, c’est l’espace qui s’est ouvert pour que d’autres, beaucoup, toutes les femmes qui sont passées par un avortement, se mettent à parler. Et ce ne sont pas seulement celles qui l’ont souffert dans leurs propres corps qui rompent le silence. Plusieurs femmes qui ont rejoint la campagne ont accompagné une soeur ou une amie dans ce moment critique tant difficile, qu’affrontent plus d’un demi-million de femmes argentines par an, selon les calculs du ministre de la Santé, Ginés González García.
http://www.rimaweb.com.ar/

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Roberto Lavagna a renoué le dialogue avec le FMI à Washington

Mercredi 9 mars 2005

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WASHINGTON, 8 mars (AFP)Le ministre argentin de l’Economie, Roberto Lavagna, renoué le dialogue avec le Fonds monétaire international (FMI) peu après la conclusion de la restructuration de la dette argentine, lors d’une visite de trois jours à Washington, qui s’est achevée mardi.

M. Lavagna avait rencontré dès dimanche à Washington le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, lors d’un dîner privé, selon des sources diplomatiques, mais dont aucune information n’a filtrée.

Le lendemain le ministre argentin a eu “des discussions initiales fructueuses et cordiales” avec les responsables du Fonds monétaire, selon un porte-parole de l’institution qui refusait d’en dire davantage sur les thèmes abordés.

Il a tout au plus indiqué que d’autres rencontres au “niveau technique” étaient d’ores et déjà prévues à Washington dans les semaines à venir avec des responsables de Buenos Aires.

Avant la venue de M. Lavagna, le porte-parole du FMI Thomas Dawson avait précisé que cette visite n’allait pas signifier une “reprise officielle des négociations” entre le FMI et l’Argentine alors que les relations sont gelées depuis septembre dernier.

Le Fonds avait toujours laissé entendre qu’il ne renouerait le contact avec Buenos Aires qu’après règlement du dossier houleux de la restructuration de l’énorme dette argentine, de plus de 100 milliards de dollars et impayée depuis décembre 2001.

L’acceptation de l’offre argentine par 76,7% des créanciers sur les marchés internationaux devrait permettre au pays d’effacer environ deux tiers de sa dette due à des créanciers privés. Mais le FMI souhaite qu’une solution acceptable soit trouvée pour les investisseurs qui ont refusé d’apporter leurs titres et qui détiennent encore pour 20 milliards de dollars d’obligations argentines. Mais Buenos Aires exclut tout geste en leur faveur.

Le FMI est resté très discret sur la teneur des discussions dimanche et lundi, sans même vouloir expliquer la nature exacte des nouvelles “rencontres au niveau technique” annoncées pour les prochaines semaines.

Buenos Aires dispose en principe de suffisamment de réserves pour honorer ses prochaines échéances mensuelles auprès du FMI. Mais à moyen terme, le gouvernement devra obtenir un nouveau rééchelonnement de ses paiements dus au Fonds.

L’institution avait gelé les négociations en septembre sur la révision du programme économique auquel Buenos Aires s’est engagé, en échange de l’octroi en septembre 2003 d’une ligne de crédit de 21 milliards de dollars à court terme, qui devait lui éviter d’être en défaut de paiement vis-à-vis du Fonds.

M. Lavagna a également rencontré lundi son homologue américain John Snow, premier représentant du G7, avec lequel il a pu discuter depuis l’annonce par Buenos Aires du succès de son offre de restructuration de la dette.

Mais ni l’un ni l’autre n’ont commenté leurs entretiens devant la presse.

Le passage du ministre argentin à Washington s’est terminé mardi par une rencontre avec le président de la Banque interaméricaine de développement BID, Enrique Iglesias, selon un communiqué de cette banque.

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Suez met Buenos Aires en ébullition

Tags: Mercredi 9 mars 2005

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ça chauffe entre le gouvernement argentin et le groupe français. En cause : la filiale Aguas Argentinas, qui gère l’eau de la capitale.

« Hay amores que matan » (il y a des amours qui tuent). Ce 21 janvier, au Medef, la réplique du président argentin Nestor Kirchner laisse Yves-Thibault de Silguy sans voix. L’ex-commissaire européen voulait profiter de la rencontre avec des représentants de filiales françaises en Argentine pour plaider la cause d’Aguas Argentinas, succursale de Suez qu’il préside : depuis la dévaluation du peso, début 2002, et la fin de la parité fixe avec le dollar, la compagnie des eaux et égouts de Buenos Aires – la plus grosse concession du monde gérée par un groupe privé – a vu ses tarifs gelés ; et ses recettes – libellées en pesos – divisées par trois alors qu’elle rembourse sa dette en dollars.
Une situation intenable si l’Etat ne fait pas un geste. « L’Argentine, c’est une histoire d’amour avec la France, et quand on aime, on ne compte pas », tente Silguy, avant de se faire rabrouer par le président. « J’ai rappelé la somme des travaux et des améliorations réalisés par Aguas depuis 1993 , confie-t-il plus tard. « Mon gouvernement n’a pas la même lecture de la situation que vous, lui répond Kirchner. Allez en discuter avec mes ministres. » Ambiance. La veille, recevant son homologue, Jacques Chirac avait aussi insisté sur l’importance d’un règlement rapide du contentieux. En vain.
A peine de retour au pays, Kirchner se rend à La Matanza, labyrinthe de blocs de maisons délabrées et de rues boueuses. Dans cette banlieue pauvre du sud de Buenos Aires se cristallise la rancœur dont Suez fait l’objet en Argentine. Ici, la moitié des 1,8 million d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable. Inaugurant un ouvrage d’adduction, le président harangue la foule : « Ils peuvent aller se brosser. Nous ne leur donnerons pas d’augmentation de tarifs s’ils ne font pas d’investissements. »

Enjeu politique. C’est peu dire que l’ « histoire d’amour » entre Suez et le pays a du plomb dans l’aile. Côté français, les déboires de la filiale ont poussé Gérard Mestrallet à provisionner plus de 700 millions d’euros de dettes en 2001-2002, signant la fin de l’expansionnisme dans les pays émergents et le début de la politique d’austérité du groupe. Dès lors, Aguas Argentinas a fait savoir qu’il ne pourrait plus respecter ses objectifs d’investissements. C’est le début du conflit avec le gouvernement et les usagers. « Les amendes pleuvent comme la mitraille à Verdun », raconte un cadre dirigeant. Suez a porté l’affaire devant un tribunal arbitral international et réclame 1,5 milliard de dollars de dédommagements.
Côté argentin, le gouvernement ne veut pas entendre parler de hausse des tarifs, estimant que le gel des prix des services est indispensable pour augmenter le pouvoir d’achat des plus pauvres et sortir le pays de la crise. Il en a même fait un slogan : construire un nouveau pays sans augmenter la lumière, le gaz, le téléphone et l’eau. « C’est un bras de fer très politique pour Kirchner, qui accuse son prédécesseur d’avoir bradé les services publics dans les années 1990 dans des conditions plus ou moins nettes, analyse un membre de l’ambassade de France. De plus, on entre dans une période de campagne électorale, avec des législatives en octobre et la présidentielle en 2007 pour lesquelles les votes des banlieues populaires seront décisifs. La province de Buenos Aires pèse lourd dans l’équilibre du pouvoir et dans les rapports de forces au sein du parti péroniste. »
Du coup, depuis la visite de Kirchner à Paris, les intentions de Suez comme celles du président alimentent le feuilleton de l’été : partira, partira pas ? Renationalisera, renationalisera pas ? Dans les colonnes des quotidiens nationaux, on se délecte des fuites orchestrées par le gouvernement, et chacun y va de son commentaire sur le sort d’Aguas. Par ailleurs, les coupures d’eau dans les quartiers défavorisés n’améliorent guère l’image de la société auprès des habitants, prompts à descendre dans la rue. « On aurait dû leur retirer la concession dès 2002, s’insurge Pedro Bussetti, président de l’association de consommateurs Deuco. Dès le départ, ils ont obtenu des renégociations leur permettant d’augmenter les tarifs de 88 % en moyenne entre 1994 et 2002. Ils n’ont jamais acquitté les amendes infligées par le régulateur [plus de 100 millions de pesos], alors qu’il y a encore de nombreux foyers dans les quartiers du Tigre, d’Esteban Echeverria ou de Castelar sans eau potable, avec de graves problèmes de pression. »
Pour sa défense, Aguas Argentinas avance 1,7 milliard de dollars investis en dix ans. « C’est colossal, estime Yves-Thibault de Silguy. Nous avons connecté 2 millions de personnes à l’eau et plus de 1 million à l’assainissement. A partir de 2002, l’entreprise n’a plus pu poursuivre les objectifs initiaux. Mais, malgré le non-respect par les autorités de leurs obligations contractuelles, leur refus de toute augmentation de tarif, nous avons maintenu la qualité du service, l’emploi, et poursuivi les investissements, notamment dans les quartiers les plus pauvres. »

Position de force. Pour l’heure, les négociations se poursuivent. Elles portent sur une participation de l’Etat dans Aguas Argentinas et une cogestion des investissements. « L’engagement est provisionné, Suez est en position de force. S’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, ils partiront », assure un administrateur du groupe. Reste qu’un départ porterait un coup à l’image de la compagnie, qui a déjà renoncé à de nombreux contrats à l’étranger, comme à Porto Rico, et a été mise à la porte de la Bolivie en janvier.
La France en Argentine
Troisième investisseur mondial derrière les Etats-Unis et l’Espagne
259 implantations
7,2 milliards de dollars d’investissements directs entre 1990 et 2000
Principaux investisseurs : Total (1 milliard de dollars) EDF (800 millions)
Premier employeur : Carrefour
Ils ont quitté l’Argentine après la crise de 2001 :
Crédit agricole, France Télécom, Axa, Auchan, Société
générale

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