Archive pour le 23 mars 2005

Circulez, ya rien à voir !

Mercredi 23 mars 2005

Ibarra, Maire de gôche de Buenos Aires, ne veut pas qu´on ferme le Casino. Il le fera d´ailleurs rouvrir.
Il est normal, dit-il, que le Casino de Cirsa ne paye pas d´impôts à la ville, car il est sur le fleuve, zone sur laquelle nous n´avons aucun pouvoir.
Sauf celui de le faire rouvrir, gros malin !
Vous l´aurez compris, la corruption n´a rien à voir là-dedans, c´est le sens inné de la justice qui pousse notre Maire à défendre la poule aux oeufs d´or de tous les politiciens de cette magnifique ville.
D´ailleurs, c´est Menem qui avait autorisé cela en 1993, a-t-il ajouté pour se défendre.
C´est qu´il faut les comprendre nos politiques de tous bords, on a diminué la corruption policière, le trafic de drogue se porte mal, si en plus on élimine le jeu et, pourquoi pas, la prostitution, de quoi vont-ils vivre !

En plus si vous avez lu les articles précédents, le Casino flottant, à côté des hôpitaux publics, il a quand même de la gueule.

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Un juge ferme le Casino flottant de Buenos Aires

Mercredi 23 mars 2005


Consternation à la Mairie. Comment va-t-on financer la campagne électorale !
Le juge a de bonnes raisons pour faire ce qu´il fait. Tout d´abord, constitutionnellement, les jeux dépendent de l´Etat et ne peuvent pas faire l´objet d´une concession.
Le casino appartient à une entreprise espagnole, CIRSA.
Ensuite, elle ne paye pas d´impôts. se refuse à tout contrôle, et les inspecteurs du fisc qui ont essayé, depuis des années, de monter à bord pour estimer les recettes de l´entreprise, se sont fait virer manu militari.

Les pires insultes courent ce matin sur ce pauvre juge. Il aurait des ambitions politiques, quelques dettes… hum, un juge pauvre, un peu suspect tout cela pour la gôche portenienne de monsieur Ibarra.
Voir aussi: Xavier Franco Pérez, entre la Pampa et la prison californienne

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Donald Rumsfeld en Argentine, nothing personal, just business…

Mercredi 23 mars 2005


Quelques heures Buenos Aires pour le chef du Pentagone. Les mesures de scurit, nen parlons mme pas…
Reu comme un prince par son homologue argentin.
Au programme :

  • Immunit civile et pnale pour les troupes amricaines prsentes sur le sol argentin.
  • Alors, vous les achetez mes radars.
  • Si vous tes gentils sur les deux premiers points, nous serons trs gnreux avec vos troupes en Hati.
  • Il se souvenait trs bien des paroles de Kirchner Bush, lors de sa premire visite washington:” Ne vous inquietez jamais pour ce que je dis, je suis, avant tout, un proniste.”

    a baigne… il a pu reprendre lavion, nothing personal, man, just business…

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    Visites guidées de l’ancien centre de torture de l’ESMA à Buenos Aires

    Mercredi 23 mars 2005

    EasyVoyage.com : Visites guidées de l’ancien centre de torture de l’ESMA � Buenos Aires
    la terrifiante banalité de l’Ecole de la mort

    Les Argentins vont bientôt pouvoir visiter l’un des lieux les plus tragiques de leur histoire: l’ancien centre de tortures de l’Ecole de mécanique de la Marine (ESMA). Mais les plus jeunes - ceux qui n’ont pas connu la dictature militaire (1976-1983) - auront du mal à comprendre les souffrances vécues par des milliers d’opposants dans ces lieux d’une terrifiante banalité. Plus de cachots, plus de salles de tortures, plus de “gégène”: tout a disparu. Juste quelques marques sur les murs et les sols rappellent les contours des anciennes cellules. Et ce n’est qu’avec l’aide d’un survivant que l’on remarque les brisures causées aux marches de marbre par les lourdes chaînes des prisonniers. Les pièces sont dévastées, sans meubles ni boutons de porte… Même l’ascenseur qui reliait dans le bâtiment principal les salles de torture du sous-sol aux “dortoirs” du grenier a été supprimé et la cage condamnée. “C’est comme cela que nous avons trouvé les lieux il y a un an. +Ils+ ont tout démonté”, dénonce Enrique Fukman, l’un des rares rescapés, lors de la première visite de l’ESMA organisée pour la presse étrangère. L’an dernier, lors de la commémoration du coup d’Etat du 24 mars 1976, le président Nestor Kirchner avait annoncé la création d’un Musée de la Mémoire dans ces lieux où transitèrent quelque 5.000 opposants au régime. Ils ne furent qu’environ 250 à en sortir vivants. Les autres moururent sous la torture ou furent jetés, drogués mais encore vivants, dans le Rio de la Plata depuis un avion ou un bateau. La plupart des Argentins ne connaissent de l’ESMA que ses pimpantes façades, encadrées de pelouses soignées et d’arbres centenaires. Car pendant les deux décennies suivant le retour à la démocratie, la Marine a continué de former ses officiers dans ce vaste complexe de 34 bâtiments. Après l’injonction présidentielle, les militaires ont dû abandonner sept édifices, dont le tristement célèbre mess des officiers. L’ensemble des lieux devra retourner sous juridiction civile, en deux étapes, d’ici la fin de l’année. Courant avril, les Argentins pourront visiter les premiers bâtiments abandonnés par les militaires. Il s’agira de visites guidées, surtout destinées aux scolaires. Dans un premier temps, la fréquence des visites sera réduite, peut-être trois par semaine. “Ce ne sera pas encore une ouverture au grand public”, selon Ana Barrio, un des conseillers de la municipalité pour les Droits de l’Homme. Sous le club des officiers, les visiteurs découvriront un vaste cellier. On y torturait, on y tuait, alors qu’au dessus on se détendait. Mais rien ne rappelle ces heures tragiques. Même les fenêtres ont été changées. “Tous ceux qui ont été séquestrés ici te diront que les fenêtres étaient plus petites. Cela fait partie des changements qui ont été faits pour que l’on ne reconnaisse pas les lieux”, relève M. Fukman, qui passa 15 mois à l’ESMA. “Au début, les militaires ont voulu faire croire qu’il n’y avait pas eu de disparus. Après ils ont voulu faire croire que nous mentions”, souligne ce petit homme déterminé à la barbe de prophète. Dans une soupente déserte avait été installé l’”aquarium”: une série de bureaux vitrés de part et d’autre d’un couloir. L’ancien capitaine Ricardo Cavallo, en instance de jugement en Espagne, y avait ses quartiers. “Il avait un cadre avec la maxime d’un général français d’Algérie affirmant que pour soumettre un peuple, il fallait être disposé à mettre la main dans la merde”, raconte M. Fukman. Sans ce rescapé, comment croire que ce banal grenier hébergeait plus d’une centaine de prisonniers, cagoulés et enchaînés en permanence ? D’un geste, M. Fukman montre le coin où une religieuse française passa ses dernières heures. Le débat n’est pas clos entre l’Etat fédéral, la municipalité et les associations sur l’usage à donner à ce vaste ensemble de 17 hectares. “On ne peut pas penser en termes de musée conventionnel”, souligne Mme Barrio. Reconstruire les lieux tels qu’ils étaient n’est guère envisageable. Pendant la dictature, les mêmes pièces ont pu servir à plusieurs fonctions. Et les témoignages des quelques survivants ne concordent pas toujours.

    source AFP

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