Une découverte, la Liga…

C’est un commerce qui s’est cassé la gueule, cela arrive dans tous les pays, des dettes, des problèmes, le commissaire-priseur s’en empare un jour et met en vente les locaux.
Connaissant une personne qui cherche un local à acheter dans les environs, je note donc soigneusement toutes les informations que le panneau indiquait. Surpris, quand même, que la vente qui devait se faire au mois de novembre 2004 ne semblait pas avoir eu lieu fin Mai 2005.
J’appelle pour avoir des détails, toujours occupé… et puis enfin une personne qui m’indique que ce n’était pas la méthode, qu’il y a des voies… bref, Monsieur, vous ne savez pas vous y prendre.
Bon, j’appelle derechef mon homme d’affaires préféré et je lui explique la situation.
Patrick, Patrick me dit-il, dans ce quartier tout passe par la Liga, il n’y a qu’eux qui peuvent acheter et si tu veux, je les contacte et on se met d’accord sur un prix.
Mais la vente aux enchères ?
Elle aura lieu quand ils auront trouvé un acheteur, à un bon prix, ils achèteront à un prix dérisoire et te revendront le bien.
Chaque quartier à sa Liga, elle à un nom différent selon les zones géographiques, chaque petit commerçant qui n’a pas pu faire face à ses obligations se voit ainsi affligé d’ une double peine. Perdre ce qu’il a pour payer ses dettes et continuer à en avoir, même si son patrimoine couvrait le désastre.
Qui est derrière tout cela ?
Patrick, c’est pas ton affaire, ne cherche pas à savoir, tu veux que j’appelle?
Non merci.