
Aujourd’hui c’ est comme notre 14 Juillet. Sauf qu’en Argentine il y en a deux. Aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle le jour de la Patrie.
Reprenons un peu les faits. Quelques jours avant le 25, un bateau anglais apporta un mauvaise nouvelle en Argentine.
Napoléon avait capturé le Roi d’Espagne Ferdinand VII en 1808 et différentes juntes s’étaient constituées en Espagne pour reprendre le flambeau d’ un royaume vacillant.
Bref, ce bateau anglais apportait une mauvaise nouvelle, la dernière junte espagnole, celle de Séville venait de tomber entre les mains des Français et le frère de Napoléon, Joseph, gouvernait l’Espagne.
Le peuple argentin commençait à réagir, à espérer, et se demandait si ce n’était pas le moment de faire table rase de tous ces privilèges qu’ une aristocratie locale aidée par ses défenseurs, l’armée, conservaient par devers eux.
Commencèrent donc. pendant trois ou quatre jours, des réunions, des manifestations, des assemblées, ou tout ce petit monde s’affronta.
On décida que le Vice Roi, n’ayant pas été désigné par le Roi d’ Espagne, n’ avait pas de légitimité, on désigna une Junte, comme en Espagne, pour le remplacer. Un militaire au pouvoir, tout se paye dans la vie, et des notables pour l’assister.
La première décision de cette junte fut de faire allégeance à Ferdinand VII, souhaitant de tout son coeur, qu’ il s’installe à Buenos Aires pour gérer le Royaume d’Espagne.
Drôle de jour de la Patrie…
On pourrait peut-être leur demander de travailler gratuitement et de laisser leur salaire de ce jour pour une journée de solidarité envers les plus démunis. Car ce n’est pas franchement une fête nationale et encore moins d’indépendance, pas plus que le lundi de pentecôte est une fête religieuse, mais devant les risques de voir l’égoïsme national se manifester comme dans d’autres pays, ce n’est pas une très bonne idée.